Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  •  L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 16:54

6232593-9312289.jpg

Le pourquoi du comment du pas de liste du parti de gauche aux municipales de Perpignan par Axel Belliard leur ex tête de liste

Chers camarades, militants et sympathisants du Parti de Gauche, 

 

« On arrête tout », voilà comment j’ai été informé par Paris de la décision de retirer notre liste des municipales de Perpignan. Un coup de fil, lundi midi, qui succédait à un autre coup de fil, vendredi soir dernier, durant lequel il m’avait été dit tout l’inverse : « super boulot. Allez-y, foncez ! ». 

 

Le motif invoqué pour ce retrait soudain est la position qualifiée d’ambiguë de Jacqueline Amiel-Donat concernant le maire UMP Jean-Marc Pujol. Dans quelques interventions récentes, JAD a ainsi fortement critiqué le duo Cresta/Bourquin, beaucoup moins Pujol, estimant même intelligente la démarche du candidat UMP de constituer une liste d’ouverture accueillant quelques personnalités de la gauche locale, dans le but de lutter plus efficacement contre le danger FN. Je comprends que ce type de déclaration puisse interroger, cela a d’ailleurs été mon cas. Cependant, et comme il était stipulé dans le protocole que j’avais moi-même rédigé afin de déterminer les termes exacts de notre rassemblement, il n’a jamais été question d’un accord, quel qu’il soit, avec Pujol, même au cas où Aliot serait en capacité de gagner la mairie. 

 

Notre position pour le deuxième tour était donc clairement définie et écrite noir sur blanc. Nous maintenir et avoir des élus était le but premier. Au cas où le danger FN le nécessitait, nous avions décidé de nous retirer mais, en aucun cas, il n’était envisagé de passer le moindre accord ni avec la droite ni avec le PS. 

 

Que s’est-il donc passé entre vendredi soir et hier ? En fait, rien. Les déclarations de JAD étaient connues par Paris, tout comme le ralliement de son neveu, le chevènementiste Olivier Amiel, à la liste Pujol (au fait, depuis quand les opinions politiques sont-elles génétiques ?). Ce qui a changé, c’est uniquement l’interprétation des faits. Les questions que l’on doit donc se poser, c’est qui a convaincu Paris que ce qui était bon devenait subitement mauvais, et dans quel but ? 

 

La décision d’arrêter net le travail entrepris sur ces municipales intervient alors même que j’allais vous annoncer que la liste était définitivement lancée et qu’elle avait toutes les chances d’être la première liste de gauche à Perpignan. En effet, les dernières enquêtes montrent l’effondrement de la liste PS/PC dont la présence au deuxième tour est désormais incertaine. Or ces enquêtes ne prenaient pas en compte notre participation dans le cadre d’un ralliement de JAD et, par conséquent, les voix que nous aurions pris à Cresta. Il est bien évident que nous faisions peur. Ces dernières semaines, au fur et à mesure que la rumeur JAD s’amplifiait, les cadres PS et PC locaux affirmaient en coulisse qu’ils nous empêcheraient de nous présenter. Ils y sont parvenus. 

 

Outre la déception de voir s’évanouir en fumée les efforts accomplis et les réels espoirs de réussite, ce sont la colère et l’inquiétude qui m’animent aujourd’hui. Colère parce que le travail de sabotage effectué par certains, souvent dans notre propre camp, a fini par payer. Inquiétude parce que notre absence laisse le champ libre au FN. Tout le monde sait à Perpignan, y compris les dirigeants du PCF66, que la stratégie de Bourquin pour ces municipales est de laisser gagner Aliot pour, lors des élections suivantes, débarquer en sauveur… Quelle honte ! Quel mépris pour la population perpignanaise déjà lourdement frappée par le chômage, la précarité et la misère. 

 

Et le PC dans tout ça ? La semaine dernière, Nicolas Garcia a été élu vice-président de la communauté de commune Albères Côte Vermeille. Tant mieux pour lui. Je regrette toutefois amèrement que cette « victoire » ait été acquise au prix d’un nouvel accord passé avec Bourquin, puisqu’il s’agissait avant tout de valider la présidence du député PS Aylagas. 

 

Le PCF66 et sa pitoyable posture de lèche-bottes de Bourquin sera donc le seul représentant du Front de Gauche à Perpignan, compromis sur la liste Cresta qui se régale d’arborer notre logo rouge sur ses tracts, ses affiches et son blog de campagne. Quelle belle image le FdG va donner aux Perpignanais à la veille des élections européennes… 

 

Nous étions les trouble-fête de cette élection, les empêcheurs de magouiller en rond. Que les mafieux se rassurent, ils peuvent reprendre leur sale boulot, poursuivre leurs petits arrangements pour sauvegarder leurs petits intérêts. Ils nous empêchent de nous présenter mais ils ne nous feront pas taire. Durant les semaines qui viennent, je compte exprimer la voix de ceux qui se révoltent contre la situation sociale dramatique qui frappe Perpignan, contre la montée du FN que trop peu combattent, et contre les manœuvres politiciennes qui balaient toute notion d’intérêt général. Je sais que mes positions ne seront pas approuvées par tous au sein du PG66. C’est pourquoi je me mets dès aujourd’hui en congés des instances fédérales qui, dans notre département, ne jouent plus leur rôle. L’organisation doit servir la politique, pas l’inverse. 

 

Depuis juin dernier, lors de nombreuses AG, une écrasante majorité de militants s’est prononcée successivement pour la constitution d’une liste municipale à Perpignan, pour la validation de mon travail en tant que tête de liste et pour un rassemblement sur nos bases avec, dernièrement, Jacqueline Amiel-Donat. Ces choix politiques ont été bafoués, réduits à néant lors de conciliabules menés par quelques sinistres personnages. Non, s’agenouiller devant les dirigeants PC locaux n’est pas un préalable à la préservation du Front de Gauche. Non, les militants PG ne sont pas des pantins que l’on désarticule à l’envi. Non, personne ne peut laisser croire que le Front de Gauche sortira indemne du tsunami des municipales. 

 

Partout en France, il va falloir reconstruire sur les ruines d’un front de Gauche que certains dirigeants PC ont délibérément détruit, sous l’œil réjoui du PS et au risque de servir le FN. Ce sera aussi le cas à Perpignan. Notre projet de liste était en ce sens une occasion unique de rebâtir la gauche, de porter haut les couleurs du PG et de gagner notre autonomie sans aucune compromission. L’occasion est perdue et on nous dira encore qu’il faut baiser les pieds de Nicolas Garcia sous prétexte d’actions FdG qui n’ont pas d’autre but que de sauver les apparences. Ce sera sans moi. 

 

Depuis de longs mois, j’ai travaillé, avec l’aide de fidèles camarades, au développement de notre mouvement. Les progrès ont été spectaculaires. Notre implication militante est désormais reconnue dans les milieux syndicaux et associatifs perpignanais. Nous disposons d’un local qui participe à notre légitimité. Nous étions en capacité de monter une liste avec tête de liste PG et forte probabilité d’avoir un ou deux élus PG sur une ville de 120.000 habitants. Plus personne ne nous voyait comme le « toutou » du PCF66. Dans le même temps, certains ont remué ciel et terre pour que tous ces efforts soient vains. Le local est menacé, la liste est assassinée, nous allons pouvoir rentrer à la niche… C’est en tout cas le souhait de ces sinistres personnages, si prompts à sortir la muselière dès lors que leur petit confort (ou celui de leurs amis) est menacé. 

 

On ne me muselle pas. Et j’ose croire qu’aucun de ceux qui croient réellement dans « L’Humain d’abord » ne puisse être muselé. Nous ne sommes ni des caniches, ni des pitbulls. Nous sommes des citoyens engagés, des femmes et des hommes dont l’espoir est le moteur, et auxquels on ne dit pas « au pied » ou « couché ». Contrairement à d’autres, on ne nous achète pas avec un nonosse. 

 

Bien que signifiant mon congés du PG66, je reste un militant PG amoureux des valeurs que nous avons portées jusqu'ici. Conformément à ce qui a toujours motivé notre engagement: je ne lâche rien. Et je garde un mince espoir de convaincre Paris de revenir sur sa décision.

 

Fraternellement

Voir aussi:

Perpignol 2014: Pas de liste parti de gauche,ni de boogi woogi! 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-perpignol-2014-pas-de-liste-parti-de-gauche-ni-de-boogi-woogi-par-nicolas-caudeville-122043980.html

Partager cet article

Repost 0
Published by L'archipel contre-attaque ! - dans ARTICLES
commenter cet article

commentaires

SIEBERT 15/01/2014 21:39


Merci pour cet article.
Honte aux traites !
Le FN va gagner du terrain ici et ailleurs.
L'Histoire se répète, comme toujours.  Mais un jour, J.L. Mélenchon reviendra et certains viendront lui lécher les bottes.

cyprien-bazooka 15/01/2014 21:33


eh bien vous n'avez qu'à creer une liste independante de tout label ! : Si vous êtes si surs de vous et de vos convictions, et si nombreux, ce ne sont pas des ordres venus de Paris ou d'Uranus
qui doivent vous arrêter.


Le fric pour financer la campagne ? : mais comment elle fait Ripouill, elle y arrive bien, elle . En plus avec Amiel Donat vous pouvez réunir des financements sans doute.


Bref ne vous laissez pas faire si vous êtes indignés, mobilisez les réseaux sociaux, le crowdsourcing (appel au dons par Internet) s'il le faut.


ACTION ! ACTION !