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L'archipel Contre-Attaque

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 22:49
Visa pour l'image:De quoi le photojournalisme est-il le NON? suites.par Gérard Gourmel

À l'issue de plusieurs échanges de courriels, Jean-François Leroy m'a transmis, ce dimanche 31 août, le communiqué suivant, qui doit être mis en ligne sur le site de Visa.

« Où est Gaza ? »

L’inauguration n’avait pas encore eu lieu que beaucoup se posaient déjà la question : où est l’exposition de Visa pour l’Image consacrée à la nouvelle crise entre Israël et le Hamas ? Comment et pourquoi un festival qui couvre l’actualité de l’année écoulée peut-il exclure de son programme un chapitre aussi crucial ?
La réponse est simple : le temps. Dans un monde où les médias excellent dans l’art de l’« instantanéité », Visa pour l’image ne veut pas, et ne peut pas, suivre la cadence. Les représailles sanglantes d’Israël contre Gaza suite à l’enlèvement de 3 étudiants israéliens le 12 juin, et retrouvés mort le 30 juin, se sont intensifiées le 17 juillet par le lancement d’une offensive terrestre. Or, à cette date, le programme est bouclé depuis au moins une quinzaine de jours. Décider d’inclure une exposition de 40 tirages sur Gaza au dernier moment la mettrait forcément en marge des autres. Mais au nom de quoi ?

Les expositions de Visa pour l’Image n’ont pas vocation à informer au même titre qu’un journal télévisé, qu’une radio ou qu’un quotidien. Elles sont là pour approfondir des faits et souligner ceux qui auraient échappé à la presse généraliste.

Alors nous avons décidé d’attendre.

Mais puisque Perpignan ne se résume pas à ses expositions, les événements de Gaza seront traités : en projection, lors de la soirée du samedi 6 septembre. Il nous paraissait donc préférable de présenter les travaux de plusieurs photographes afin de rendre compte, malgré l’urgence, de la complexité de la situation.

Et l’année prochaine, lors de l’édition 2015, nous ne manquerons pas de vous présenter les meilleures productions réalisées sur le sujet.

Bon festival, »


Dont acte.

Rappelons que l'opération « Roc inébranlable / Bordure protectrice », a été lancée le 7 juillet, la phase terrestre le 18 juillet.
Au lendemain du cessez-le-feu permanent, le 28 août, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) de l'ONU publiait le bilan humain de l'opération.
2104 Palestiniens ont été tués, dont 1462 civils (parmi lesquels 495 enfants et 253 femmes), 377 non identifiés, 265 combattants. 69 Israéliens ont été tués : 65 combattants, 4 civils. Et un citoyen étranger a été tué en Israël.

Plus de 500 000 Gazaouis (28% de la population) ont été chassés de leurs demeures, situation d'une ampleur « sans précédent en 64 ans à Gaza » selon le bureau onusien.
Plus de 108 000 Gazaouis ont eu leur habitation totalement détruite ou gravement endommagée. Le bureau estime à 18 000 les habitations inhabitables ou détruites, soit 5% du parc : là encore une échelle de destruction sans précédent.
Le service de la lutte antimines de l'ONU (UNMAS), qui a lancé dès le 2 août un appel de fonds d'urgence pour Gaza d'1,5 million de dollars, estime que plus de 1800 missiles, roquettes, obus etc. israéliens tombés dans la zone de Gaza n'ont pas explosé et menacent toute vie, particulièrement parmi les « groupes à risques » incluant les personnes déplacées, les jeunes garçons, les familles vivant dans des quartiers particulièrement « impactés par le conflit », et les travailleurs humanitaires.
Un 17ème professionnel des médias a été tué à Gaza le 25 août.
Lui aussi a été placé par l'UNESCO sur sa liste des journalistes ASSASSINÉS :
L'UNESCO dénonce le meurtre du journaliste palestinien Abdullah Murtaja
29 août 2014 – La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a dénoncé vendredi le meurtre du journaliste palestinien Abdullah Murtaja, décédé le 25 août.
« Je condamne le meurtre d'Abdullah Murtaja », a déclaré Mme Bokova dans un communiqué de presse. « Les journalistes doivent être capables d'exercer leur fonction dans un environnement sûr et leur statut de civil doit être respecté à chaque instant. La société doit être maintenue informée de ce qui se déroule, et davantage lorsqu'elle évolue dans l'ombre du conflit. »
Abdullah Murtaja, qui était en mission pour la chaine satellite Aqsa, a été touché lors du pilonnage du quartier de al-Shujaiyya dans la ville de Gaza. Il figure désormais sur la liste complète des journalistes assassinés ayant fait l'objet d'une condamnation par l'UNESCO.

17 professionnels de la presse tués, non seulement à Gaza mais même en Palestine en 7 semaines. Là encore, un massacre d'une échelle sans précédent.

Voir aussi:

Visa ou l'indignation sélective (De quoi le photojournalisme est-il le NON?) par Gérard Gourmel

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/visa-ou-l-indignation-selective-de-quoi-le-photojournalisme-est-il-le-non-par-gerard-gourmel.html

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 16:27
Socialistes:Pourquoi,ils sont haïssables? par Sébastien Navarro

Paraît qu’il y a des types qu’ont pas peur des serpents. Ils s’avancent vers le reptile et tentent de choper la bête derrière la tête pour éviter qu’elle les morde. Strangulé, le serpent crache et feule, sa langue jaillit, son corps agité de spasmes enserre le bras de son tortionnaire.

Paraît qu’il y a des types qu’ont pas peur des socialistes. Ils s’avancent vers le backstabber (1) et tentent de choper le traître derrière la cravate pour éviter qu’il en appelle encore à Blanqui ou Jaurès. Strangulé, le socialo éructe de nouveaux mensonges, lâche un filet de pisse dans son caleçon Apollon 100% made in France à 120 € l’unité, avant de tâtonner sa poche à la recherche de son portefeuille Burberry en alligator brossé main (3 095 €) pour soudoyer son tortionnaire.

Je n’ai jamais tenté quoi que ce soit contre les serpents, partant du principe qu’ils ont un rôle éminent à jouer dans la chaîne alimentaire.

Quel rôle joue un socialiste dans la chaîne alimentaire ? Dans les livres d’écoles, ils sont censés s’attaquer aux gros et en distribuer la couenne (faisandée) aux petits. Dans la réalité, voilà belle lurette qu’ils ont inversé la tendance. Et qu’ils ont compris que bouffer les petits nécessitaient moins d’énergie et de risques que de s’attaquer aux mastards. Lents au démarrage et mal informés, les petits, eux, croient encore aux fadaises de départ. Quand ils découvrent le pot-aux-roses, il est bien évidemment trop tard. Crac ! Miam ! Les voilà bequetés et liquidés par les sucs gastriques des socialistes.

Tandis que près des cimes républicaines, Hollande et Valls se dépoitraillent et nous offrent chacun leur nouveau tatouage, « Thatcher à jamais dans nos cœurs » (Hollande) et « I am the fuckin’ boss » (Valls), la Catalogne pleure son héro, son socialo à elle, Christian, qui gravît les marches du pouvoir jusqu’au parvis régional. Il n’y a pas à ironiser sur la mort d’un homme quel qu’il fut. Seulement rappeler qu’en cette odieuse matière que l’on nomme « politique politicienne », le défunt fut un parangon des plus aboutis. Un visionnaire même puisque bien avant cet aggiornamento du parti de la rose, où « social » rime de plus en plus avec « libéral », Bourquin « l’animal politique » fut à l’origine d’un projet iconoclaste et annonciateur de funestes présages : imposer un boulot aux RMistes en contrepartie des subsides alloués par les départements. « Nous avons le projet de mettre en activité nos RMistes. Puisque la société les aide, nous voulons qu'en retour ils lui rendent service, » avait martelé au printemps 1998 notre Tony Blair sang et or. Fier de sa trouvaille, l’homme de gauche la proposa à Martine Aubry, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité tandis que localement, il recevait un énergique soutien de ses concurrents de droite. Le consensus semblait total : au boulot, les feignasses !

19 septembre 1998. Alors qu’un tel message aurait dû provoquer moult pâmoisons et douceurs dans le cœur de ces branleurs sans boulot, on constata l’effet inverse. Nous fûmes un millier à manifester, qui de Paris, Nîmes ou d’ici, sur les quais de la Basse à Perpignan. « Non au STO ! Socialos collabos ! », hurlait-t-on tandis que la colère grimpait chez les gueux et leurs représentants associatifs. Ça chahuta quelque peu au niveau de la guérite du Conseil général, c’est que la piétaille voulait investir les bâtiments comme au bon vieux temps des insurrections populaires. Quelques autonomes balancèrent de la peinture sur les tuniques bleues tandis que ces dernières photographiaient ceux qui allaient être raflés dans la foulée.

Ce fut un beau moment de confrontation. Les masques étaient tombés et le poison des lacrymos enflammait nos gorges. Barricadés derrière leur double-vitrage, les maîtres de la ville regardaient la foule débrailler ses colères. En guise de cravate, ils affichaient des serpents morts autour du cou.

(1) Mot à mot « poignardeur dans le dos », « hypocrite "

Voir aussi:

François Hollande: on ne s'attendait pas à ce qu'il ait un si bon crochet du droit! Par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-fran-ois-hollande-on-ne-s-attendait-pas-a-ce-qu-il-ait-un-si-bon-crochet-du-droit-par-nicolas-cau-112333916.html

1983/2013: 30 déjà que les socialistes ont basculé à droite!une vidéo explicative par le mag Fakir

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-1983-2013-30-deja-que-la-gauche-a-bascule-a-droite-une-video-explicative-par-le-mag-fakir-120950646.html

François Hollande: on ne s'attendait pas à ce qu'il ait un si bon crochet du droit! Par Nicolas Caudeville

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 13:39
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Pour les Perpignanais de Saint-Jacques qui l'ignoreraient ou s'en tapent total, le festival Visa pour l'Image, en particulier sa première semaine dite « professionnelle », correspond à cette période fin août / début septembre au cours de laquelle les services de la mairie doublent ou triplent les services de nettoyage des rues afin de tenter de dissimuler aux centaines de photographes et journalistes présents l'état réel du centre historique de la ville, les favelas intra-muros, à tout le moins entre le PC de la rue Zola et le couvent des Minimes – et malheur aux égarés.
Et aussi pour les résidents de la Real et Saint-Mathieu, c'est cette même unique période de réactivité des polices Nationale ou municipale à tout problème, afin sans doute de tenter de prévenir, toujours en présence de médias du monde entier, la réitération plus que jamais prévisible des émeutes inter-communautaires de mai 2005 – mais aussi quelques joyeux faits-divers dont les lieux sont coutumiers.

L'on peut s'interroger sur l'aveuglement des photojournalistes conviés à Visa quant à la réalité perpignanaise voire roussillonnaise : les Saint-Jacques et Saint-Math déjà cités, le Haut Vernet, son cimetière et ses stèles OAS, la Cité d'urgence (depuis 1963) - et de non-droit - Bellus, j'en passe : autant de vrais sujets pour des photojournalistes dignes de ce nom.
Mais, indubitablement, Visa fut une vraie belle idée : un festival international dédié au seul photojournalisme, incarné régulièrement par de très grands professionnels – parfois de vrais artistes, très respectés et plus que respectables. Donc, une référence, côté photo de reportage. Hélas tenue pour une simple vitrine par la Ville. Le seul intérêt pour la mairie ne tient qu'au nom : « Perpignan » sur le label.
Sinon, pourquoi, depuis tant d'éditions, l'idée d'un prolongement sur l'année de Visa à Perpignan, diverses fois évoqué, n'eut réellement aucune suite ? Pourquoi n'avoir pas acheté des œuvres, d'édition en édition, constituant ainsi, au fil des ans, une collection permanente de haut niveau et unique? Pourquoi n'avoir pas institué ne fût-ce qu'une résidence ? Faire de Perpignan LA cité du photojournalisme ? Donc amenant des visiteurs bien au-delà des 15 jours de Visa ?
Pourquoi ? sinon que, pour les élus perpignanais, dans « photojournalisme », il y a avant tout voire exclusivement « journalisme ». La photographie, et en particulier de reportage, il me reste à rencontrer un élu qui s'y intéresse en tant qu'art. Par contre, des centaines de médias à Perpignan, on peut mettre un bon billet là-dessus, n'est-il pas ? Que cela n'ait en fait aucun sens, ne constitue en rien un projet, qu'importe ? Médias et journalistes et photographes présents, cela fait de la pub, point final. Mais surtout, surtout, qu'à des photojournalistes, passés petits fours et grands discours, voire la grande bouffe de clôture au couvent des Minimes, ne viennent pas la funeste idée de demeurer quelques temps de plus pour faire leur métier DANS la ville.

Pour autant Visa est toujours là, du plomb dans l'aile, voilure réduite, dossiers de plus en plus faiblards, et de la répétition dans l'air. Est-ce la seule faute des élus de Perpignan ? Pour une grande part, indubitablement. Ils ont épuisé une occasion qui ne se représentera jamais à eux. Mais bien sûr, devant une misère indistincte du monde, ils peuvent encore se poser là comme grands humanistes.
Mais, Jean-François Leroy ? (Leroy, c'est le tôlier de Visa.)
Une grande gueule, Leroy, taclant à l'occasion « la presse de merde » quand elle préfère le show bizz au hard core du métier. Je suis d'accord avec Leroy pour sa « presse de merde », mais pas exactement pour les mêmes raisons. Pour ma part, tout simplement parce que la presse, dominante, « mainstream », n'est que la voix de son maître et ne fait même pas le B.A.BA d'un élémentaire travail de journalisme. Vérifier ses sources, les croiser, les citer, juste ce que demanderait, a priori, le client des médias, n'est-il pas ? Quand bien même les grands médias consacreraient toutes leurs unes à la misère du monde, ce serait toujours une info de merde, et donc une presse de merde. Pour Leroy, non ?

Logiquement, donc, je découvre le 21 août dans l'Indépendant une déclaration de Leroy quant à la décapitatation du freelance James Foley : « Jean-François Leroy annonce qu’un hommage sera rendu au journaliste américain décapité par un membre de l’Etat islamique. « On est au bout du bout de la barbarie, de la sauvagerie et de l’inhumanité, livrait hier le directeur du festival. Le massacre de James Foley n’est qu’une goutte de plus dans l’océan d’horreurs répandu par ces gens-là, ce sont des chiens. Ils se réclament de l’Islam mais n’ont rien compris à l’Islam ». Le festival international de photojournalisme « rendra évidemment hommage à James Foley mais ce sont toutes les actions de l’Etat islamique qui ont fait des milliers de victimes depuis deux mois que VISA va condamner, et pas seulement l’assassinat de ce journaliste ».
Même Hollande et Obama ont condamné le meurtre, et le pape y est allé d'un message à la famille très catholique. Donc contre l'exécution barbare d'un journaliste, toute l'ire de Visa se dresse, comme d'hab, à suivre.
Or, exactement dans même temps, 16 journalistes ont trouvé la mort à Gaza.
Pour quelques-uns, certes, disons au « pire » le risque du métier ? par exemple, mi-août, le journaliste italien d'AP qui, avec son traducteur, faisait un boulot sur les missiles inexplosés... et les démineurs se sont ratés.
Mais, à Gaza, la plus grande partie des journalistes ont été tués chez eux, et parfois avec toute leur famille, visés par des tirs de drones ou de F-16.
D'autres, seulement blessés, mais des parents morts.
Pendant toute l'opération « Roc inébranlable » (traduction française : « bordure protectrice » ), les agences des médias ont été, systématiquement, prises pour cible. Les voitures de presse, marquées comme tel, attaquées, les photojournalistes portant leur chasuble de presse tirés comme des lapins. Une vieille tradition, de longue date, des interventions de Tsahal, n'est-il pas ?

Ainsi, Jean-François Leroy, quelle différence faites-vous entre les exécutions de Foley (embedded dans des unités US en Irak et Afghanistan, enlevé en Libye puis en Syrie et exécuté par ceux-là même dont ils promouvaient les actions quelques mois plus tôt) et de ceux dont la liste suit, journalistes à Gaza ?
Qui, je vous cite, seraient donc quant à Gaza « les chiens » ?
Les planificateurs de frappes ? La chaîne de décision de Tsahal ? L'État-Major ? La triste bande à Bibi ?
Une évidence, non ?
Mais le courage de le dire, est-ce trop vous demander ?


J'oubliais, les « chiens », comme vous dites, décapitent en direct un « journaliste ». Ce sera donc la métaphore de l'atteinte à la « liberté de la presse » de Visa 2014 ?
Pour moi, Leroy, vous savez, une vie est une vie. Et je ne suis pas sûr que le petit assassin uniformisé de Tsahal, avec son joystick pilotant un drone qui exécute un journaliste à Gaza, soit moins condamnable que le boucher tranchant une tête. Vous pensez manifestement que le boucher est d'un autre monde ? Moi je pense que le petit assassin au joystick est un lâche, non seulement un assassin. Mais il n'est aussi qu'un exécuteur - juste en réalité le boucher, masqué, de l'opération.

Et les planificateurs et la chaîne de commandement israélienne, quoi d'autres que de très basiques terroristes ? De très habituels criminels contre l'Humanité ?

Et si, Leroy, à votre hommage post-papal (aussi mainstream, donc en fait « de merde » soit-il) au journaliste Foley et à la dénonciation tellement convenue des exactions de l'État Islamique, vous associez la logique de tir au lapin des journalistes à Gaza ?


Une sélection d'évènements, sur un mois d'intervention de Tsahal à Gaza, concernant des professionnels des médias présents.

7 juillet, Gaza. La maison du cameraman de Palestine TV Mahmoud Al-Athamne est détruite par une frappe aérienne, son épouse et sa fille blessées.

Dans la nuit du 7 au 8, le gouvernement israélien déclenche l'opération Mivtza' Tzuk Eitan (Roc inébranlable - officiellement traduit Bordure protectrice / protective Edge ) sur Gaza.

8 juillet. Des chars de tsahal détruisent les maisons de la présentatrice de la radio Al-Rai’, Fatima Al-Qadi, et du photojournalise Rawan Tahrawi. La grand-mère de Rawan est blessée, de même que le photojournaliste d'AP Yaqoub Sami Abu Ghalwe venu couvrir l'événement.

9 juillet. Le correspondant de l'agence Nida’ Al-Wattan, Ziad Isma’el Awad, et son fils sont blessés dans leur domicile, voisin d'une maison détruite par Tsahal (4 morts dont deux enfants).

10 juillet. La médiactiviste et journaliste en ligne Najla’ Mahmoud Al-Hajj est tuée par une double frappe aérienne de Tsahal contre son domicile. Ses parents, trois sœurs, trois frères, également tués, la maison détruite.

11 juillet. La maison du correspondant d' Al-Mayadeen TV, Ahmad Shaldan, est détruite par des missiles 10 minutes après l'avertissement d'une attaque par Tsahal. Des voisins blessés.
Le signal de la radio Sawt Al-Sha’b est piraté.
La maison du directeur de Sawt Al-Quds, Wa’el Fannoune, et celle de ses parents sont frappées par trois missiles.

14 juillet. Début du brouillage de la bande d'émission de Filistin Al-Yom TV.

15 juillet. La maison du cameraman Ibrahim Abu Sharia (de la télévision publique palestinienne) et de trois autres familles est détruite 10 minutes après l'avetissement d'une attaque par Tsahal.

16 juillet. Une attaque aérienne cible le 14ème étage du Daoud building qui héberge la radio Sawt al-Watan. Deux blessés : Ahmad al-Ajala et Tariq Hamdieh. Le matériel de radiodiffusion détruit, la station est contrainte de cesser d'émettre.
L'écrivain et journaliste Asma’ Al-Ghoul blessée dans une frappe. 9 membres de sa famille sont annoncés tués.

17 juillet. Tsahal donne une demi-heure aux journalistes étrangers pour évacuer l'hôtel al-Deira. La veille, quatre enfants d'une même fratrie avaient été tués et deux autres blessés par des tirs d'artillerie alors qu'ils jouaient sur une plage jouxtant cet hôtel, sous les yeux de nombreux journalistes qui avaient diffusé l'information et les images.

18 juillet, début de l'opération terrestre sur Gaza. Un hélicoptère cible le 8ème étage de la tour Jawhara, frappant les bureaux de Watania Media Agency. 35 journalistes, cameramen, techniciens et salariés sont présents. Le cameraman Muhammad Shabat blessé. D'autres locaux de médias sont endommagés dans la même tour.
Des journalistes étrangers arrivant à Gaza doivent signer une décharge (illégale) de toute responsabilité de Tsahal en cas de blessure ou de décès.

19 juillet. La maison du journaliste de l'agence Al-Ra'i Tawfiq Hamid ciblée. Lui et plusieurs membres de sa famille blessés.

20 juillet. Le cameraman de Continue for TV production Khalid Riyad Hamad, portant une chasuble de presse et suivant une ambulance, mortellement blessé par une frappe.

21 juillet. Missiles contre la maison du correspondant de Al-Ra'i Network, Suhair Al-Kharraz.
Missiles contre la maison du journaliste Ala Rezeq Shamali de Filistin Al-Yom ; 50 personnes y vivaient. Maison détruite. 6 morts : son oncle, l'épouse de celui-ci et deux de leurs fils, deux cousins.

22 juillet. La maison du journaliste d'Al-A'hed TV, Muhammed Nassir Khamis Dahlan, détruite par une double attaque aérienne.
La maison du journaliste indépendant Rima Mahmoud Abu Sabha détruite par des missiles, son père tué, 8 voisins blessés.
Sakher Abu Aoun, correspondant de l'AFP, blessé par l'explosion d'un immeuble voisin.
Al-Jazeera TV à Gaza est ciblée par deux tirs de semonce. La veille, le ministre israélien des affaires étrangère Avigdor Lieberman avait menacé de fermer tous les bureaux d'Al-Jazeera.

23 juillet. Abed Rahman Ziad Abu Hayyin, d' Al-Kitab TV, tué dans sa maison frappée par deux missiles. Son grand oncle et un neveu tués. 15 blessés.

25 juillet. Shadi Hatem de Raya network blessé à la jambe.
Muath Mashal (Anadolu ) shooté délibérément par un tir.
Thaer Abu Baker de Wafa Agency shooté à la jambe alors qu'il venait photographier un blessé dans une ambulance.

29 juillet. Ezat Salameh Abu Duhair, 23 ans, correspondant de Al-Hurria Media Network, tué dans sa maison par une frappe de drone, avec 4 membres de sa famille.
Baha Kamel Gareib (télévision publique palestinienne) tué avec sa fille par une frappe près de l'hôpital où ils se rendaient.
L'immeuble du siège d'Al-Aqsa Chanel près de l'université Al-Quds détruit par des frappes de drone et de F-16., l'immeuble de la même chaîne près du cimetière Al-Sheikh Radawn détruit par deux vagues d'attaques de drone et F-16.

30 juillet. Pendant une trêve de 4 heures, une série de tirs de missiles vise le marché Shojae'ya où interviennent des ambulanciers. 18 civils tués, dont des personnels médicaux et Sameh Al-Aryan, d'Al-Aqsa TV et le cameraman de Palestinian Network for Press and Media Rami Rayan. L'éditeur Mahmoud Alqasas et le photojournaliste Hamed Shobaky parmi les 200 blessés.
Le présentateur sportif de la télévision publique palestinienne Kamel Hamed tué à son domicile par la frappe d'un F-16.

31 juillet. Les locaux de l'agence Sou’d for Media and Press, au 8ème étage de la tour Basha, détruits par des tirs de chars.

1er août. Le photojournaliste Abdallah Nasir Fahjan tué par une frappe de drone alors qu'il couvre la fuite des habitants de Al-Falouje – sommés par Tsahal d'abandonner leurs maisons.

2 août. Le caméraman de Palestinian Network for Press and Media Mahmoud Nour Dein Al-Deri décède des blessures reçues le 30 juillet sur le marché Shojae'ya.
Le journaliste indépendant Shadi Hamdi Ayyad et son père tués à leur domicile par des frappes aériennes.

4 août. Hamada Khaled Makat, directeur du site d’information Saja News Agency, tué par une frappe devant sa maison alors qu'il partait couvrir les effets des bombardements de la nuit.


Nota. Je me suis permis d'emprunter « tir aux lapins » au grand reporter Jacques-Marie Bourget. Il en parle en connaissance de cause puisque lui-même frappé par une balle de M-16 dans le poumon. Son fixeur Abdel Khorty ne fut pas, lui, décapité en live vidéo et n'eut donc pas les honneurs de Visa. Un commando de Tsahal se contenta de lui couper les doigts avant de lui tirer une balle dans la tête.

Voir aussi:

Pendant Visa pour l'image à tester à coté du couvent des minimes, le restaurant le Sud! interview Joachim Tesson par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-pendant-visa-pour-l-image-a-tester-a-cote-du-couvent-des-minimes-le-restaurant-le-sud-interview-jo-109692382.html

Visa pour l'image: Angélos Tzortzinis un photojournaliste grec chez les turcs! interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-visa-pour-l-image-angelos-tzortzinis-un-photojournaliste-grec-chez-les-turcs-interview-par-nicolas-119955163.html

Visa pour l'image: derrière l'image les mots. Interview Martial Hobeniche et Pascale Sutherland

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-visa-pour-l-image-derriere-l-image-les-mots-interview-martial-hobeniche-et-pascale-sutherland-par-110082723.html

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 14:56
Perpignan: Fermeture de l'école beaux arts,rumeur, le ministère de la culture ne serait pas d'accord pour la fin de la première année!

Malgré le remaniement qui a vu le ministère de la culture passer d'Aurélie Philippetti à Fleur Pélerin, l'information de la probable fermeture de l'école serait remontée au ministère, qui aurait laissé fuiter qu'il était contre la fermeture de la première année de cycle en l'état des informations.

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 13:47
Henri Lhéritier: rebelle, rebelle!
Henri Lhéritier: rebelle, rebelle!


Ce qui est arrivé à Diderot à Paris, aurait pu m’arriver à Perpignan.
Oui, je sais, cela n’a rien à voir avec mon entrevue dans le bureau du Bazooka de Corrèze. Un peu de suffisance à Perpignan : j’étais un futur créancier, beaucoup de désinvolture et de mépris à Paris : on était débiteur.
Si je n’étais pas si scrupuleux de la réalité et si rigoureux dans sa relation, j’aurais pu narrer cette scène du boulevard Jean Bourrat d’une autre façon, comme ceci par exemple, je ne suis pas venu seul, une amie, charmante, m’accompagne, nous sommes assis devant le Bazooka, qui plastronne, havanise, nous traite en manants, son œil lubrique se rince sur les jambes croisées qui lui font face, espoir toujours déçu, toujours, elles ne se décroisent jamais au moment où il faut, ou alors elles le font par exemple lorsqu’une mouche vous fait lever l’œil, ou qu’un de vos lacets se défait, bref jamais ! Il prend des poses de séducteur, roule les yeux, bombe le torse, rentre le ventre, il arpente le bureau à pas chassés, il fait miroiter ses pompes, s’étend en confidences diverses sur ses talents. Ma compagne et moi, estomaqués, nous nous jetons un coup d’œil. Excédés par l’outrance du bonhomme, nous décidons d’intervenir, enfin elle surtout, les femmes dans ces circonstances ont plus de détermination ou moins de patience, elle fait un petit hochement de la tête dans ma direction, comme si elle me demandait une autorisation, elle se lève, avance vers le bureau du Bazooka en se déhanchant, elle calque sa démarche sur la 4ème suite pour violoncelle de Bach, ce n’est pas facile, elle y réussit, elle fixe l’avocat qui se tasse dans son fauteuil et se met à ressembler à un Rostropovitch enrhumé, elle exhibe un petit sourire narquois, lui est passé à celui d’un orang-outan gêné, elle conserve cette distance élégante que les stars d’Hollywood jouent si bien sur les escaliers de Cannes, elle prend entre ses doigts le Montblanc, le manie avec volupté, sourit encore, le repose, l’avocat simiesque fait maintenant des yeux effarés, ronds mais mous, déliquescents quoi, elle pivote un peu, elle est de dos, pose une fesse, la gauche, sur le bureau du Bazooka, d’un mouvement de la tête balance ses cheveux en arrière, en se cambrant, elle passe ses mains derrière sa nuque, sa poitrine, qu’il voit de profil, explose pafff ! au visage du Bazooka qui vire au rouge, au vert, le type mâchonne son Punch-punch comme une réglisse de buraliste, il essaie de parler, sa voix se malrauïse, sa bouche se tord, ses yeux clignotent, il ne sait plus où il est, à cause de cette fesse, affaissée pour ainsi dire, sur son coin de bureau, il a perdu tout ses repères. Rien n’est plus érotique qu’une demie fesse posée sur un bureau, et rien ne vous fait plus perdre les moyens, c’est une arme imparable, combien de guerres se sont perdues à cause de demies fesses. Hagard, l’œil fixé sur la moelleuse assise qui fait s’étaler la fesse, la répand et semble l’offrir tout en la défendant, le Bazooka cessera désormais de cabotiner et nous respectera. Nous avons le pied dessus. Si on peut dire.
Eh, bien, non, cette scène je ne l’ai pas vécue, celle de la demie fesse, je veux dire, des moitiés de fesses sur un coin de bureau, j’en ai vues, elles ne sortent plus de ma mémoire, mais pas ce jour-là, boulevard Bourrat. Diderot ne l’a pas vécue non plus, mais lui aussi aurait pu, lui qui dût s’abaisser devant le financier Collin de Saint Marc, lorsqu’il alla réclamer chez lui l’argent de Catherine de Russie et que celui-ci l’avait traité avec désinvolture : quel argent, quel argent ! avait-il fait. Mme Legendre le lui fait regretter. Vous riez de cela, dit-il à Sophie, et j’en ris aussi à présent. Mme Legendre dit qu’elle se serait assise sur la table de M.Collin de Saint Marc. La fesse posée est un lien entre nous. Je n’irai pas plus loin dans la concordance des temps. Ce n’est pas ce qui nous réunit. Nous nous rejoignons, pas dans ce que nous vivons mais dans ce que nous imaginons. Plus qu’une relation dans le temps, nous avons lui et moi, à travers les époques, une relation postérieure. Voilà c’est dit !

Les épisodes précédents:

CONFRONTATION AVEC LE DROIT (Une visite d'huissier) par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/confrontation-avec-le-droit-une-visite-d-huissier-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

CONFRONTATION AVEC LE DROIT (2ème épisode) par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/confrontation-avec-le-droit-2eme-episode-pat-l-ecrivain-henri-lheritier.html

CONFRONTATION AVEC LE DROIT 3ème épisode. MAÎTRE PUNCH par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/confrontation-avec-le-droit-3eme-episode-maitre-punch-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

CONFRONTATION AVEC LE DROIT 4ème épisode LE BAZOOKA DE CORRÈZE par l'écrivain Henri Lhéritier

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/confrontation-avec-le-droit-4eme-episode-le-bazooka-de-correze-par-l-ecrivain-henri-lheritier.html

CONFRONTATION AVEC LE DROIT 3ème épisode. MAÎTRE PUNCH par l'écrivain Henri Lhéritier

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 12:20
photo Jean-Pierre Bonnel) C. Bourquin à la rétrospective Jean Capdeville au musée d'art moderne de Céret. Autour de lui, de gauche à droire : Michel Moly, Joséphine Matamorros, Robert Garrabé.
photo Jean-Pierre Bonnel) C. Bourquin à la rétrospective Jean Capdeville au musée d'art moderne de Céret. Autour de lui, de gauche à droire : Michel Moly, Joséphine Matamorros, Robert Garrabé.

A l'heure de la mort, il est de tradition et de bon ton de célébrer son adversaire politique... A quoi bon ? Pourquoi cette hypocrisie ? La société du spectacle se poursuit dans l'au-delà...

On peut reconnaître au président de la Région Roussillon-Languedoc le courage face à la souffrance et à la maladie. N'y a-t-il pas dans cette attitude la folie du politique qui aime le pouvoir et cherche un anti-destin, plus éternel que la célébrité dans la vie...

Comme son mentor de Montpellier, C. Bourquin ne vivait que pour le pouvoir, sa conquête incessante, accumulant les titres, les victoires aux élections.

Il vivait aussi, peut-être, un peu pour son territoire : Millas, puis le département, enfin la région. Défenseur du pays catalan, il a cependant accepté la Septimanie de G. Frêche et le discours de ce mégalo sur la "connerie" des Catalans.... Président de la Région, il n'a pas priviliégié les Pyrénées-orientales, au contraire...

Et la langue catalane n'était que "l'accent de la République française" !

Bien sûr il a donné son essor au musée d'art moderne de Céret, et il faut le remercier pour cela. Il avait pris à coeur la culture et avait décidé la création ou le développement de plusieurs musées, à Narbonne, à Sérignan... Et là, c'est bien, on n'oubliera pas cet aspect positif de l'homme politique...

Mais cet homme, qui pouvait être si chaleureux avec ses amis, ses camarades, avec les militants, se montra tel un loup face à ses adversaires (socialistes, avant tout) et à tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre, jeunes ambitieux bourrés d'idées (Delmas, Bigorre, Codognès…) ou plus anciens (Cansouline, Sicre…).

Il tenait d'une poigne de fonte le PS local, le conseil général, puis le conseil régional. Il avait montré son intelligence dans l'instauration d'un système perdurant grâce au clientélisme, à l'autoritarisme, aux magouilles (nombreuses affaires avec la justice (son chauffeur, l'aménagement de son appartement au CG66, les faux appels d'offres…).

Surtout (mais c'est la politique -peu morale- de nombreux responsables, en France), il amadouait des maires tièdes et des conseillers municipaux "sans étiquette", grâce au chantage aux subventions… Il savait aussi s'attirer le soutien d'élus communistes ou Front de gauche en les aidant dans les projets qui valorisaient leurs villes (on saluera surtout la réalisation heureuse de la Maternité d'Elne).

Quant aux élections à Perpignan, l'attitude de C. Bourquin fut toujours ambigüe, donnant l'impression qu'il ne faisait pas tout (c'est un euphémisme) pour prendre cette ville, et qu'il avait conclu un pacte de non-agression avec J.Paul Alduy, l'ancien maire…

Plus grave fut son comportement avec les médias : n'acceptant pas la critique, il pouvait maudire un journaliste et priver, pendant des mois, un organe de presse (comme L'Indépendant) d'encarts publicitaires…

C. Bourquin ne s'embarrassait pas du fardeau de l'éthique ! Moins grande gueule que Frêche et jouissant d'une aura moins éclatante que l'ancien maire de Montpellier, il laisse le souvenir d'un travailleur, d'un politique attentif à la communication, d'un homme mourant de sa quête folle d'un pouvoir éphémère, dérisoire…

A l'heure de la mort, il est de tradition et de bon ton de célébrer son adversaire politique... A quoi bon ? Pourquoi cette hypocrisie ? La société du spectacle se poursuit dans l'au-delà...

On peut reconnaître au président de la Région Roussillon-Languedoc le courage face à la souffrance et à la maladie. N'y a-t-il pas dans cette attitude la folie du politique qui aime le pouvoir et cherche un anti-destin, plus éternel que la célébrité dans la vie...

Comme son mentor de Montpellier, C. Bourquin ne vivait que pour le pouvoir, sa conquête incessante, accumulant les titres, les victoires aux élections.

Il vivait aussi, peut-être, un peu pour son territoire : Millas, puis le département, enfin la région. Défenseur du pays catalan, il a cependant accepté la Septimanie de G. Frêche et le discours de ce mégalo sur la "connerie" des Catalans.... Président de la Région, il n'a pas priviliégié les Pyrénées-orientales, au contraire...

Et la langue catalane n'était que "l'accent de la République française" !

Bien sûr il a donné son essor au musée d'art moderne de Céret, et il faut le remercier pour cela. Il avait pris à coeur la culture et avait décidé la création ou le développement de plusieurs musées, à Narbonne, à Sérignan... Et là, c'est bien, on n'oubliera pas cet aspect positif de l'homme politique...

Mais cet homme, qui pouvait être si chaleureux avec ses amis, ses camarades, avec les militants, se montra tel un loup face à ses adversaires (socialistes, avant tout) et à tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre, jeunes ambitieux bourrés d'idées (Delmas, Bigorre, Codognès…) ou plus anciens (Cansouline, Sicre…).

Il tenait d'une poigne de fonte le PS local, le conseil général, puis le conseil régional. Il avait montré son intelligence dans l'instauration d'un système perdurant grâce au clientélisme, à l'autoritarisme, aux magouilles (nombreuses affaires avec la justice (son chauffeur, l'aménagement de son appartement au CG66, les faux appels d'offres…).

Surtout (mais c'est la politique -peu morale- de nombreux responsables, en France), il amadouait des maires tièdes et des conseillers municipaux "sans étiquette", grâce au chantage aux subventions… Il savait aussi s'attirer le soutien d'élus communistes ou Front de gauche en les aidant dans les projets qui valorisaient leurs villes (on saluera surtout la réalisation heureuse de la Maternité d'Elne).

Quant aux élections à Perpignan, l'attitude de C. Bourquin fut toujours ambigüe, donnant l'impression qu'il ne faisait pas tout (c'est un euphémisme) pour prendre cette ville, et qu'il avait conclu un pacte de non-agression avec J.Paul Alduy, l'ancien maire…

Plus grave fut son comportement avec les médias : n'acceptant pas la critique, il pouvait maudire un journaliste et priver, pendant des mois, un organe de presse (comme L'Indépendant) d'encarts publicitaires…

C. Bourquin ne s'embarrassait pas du fardeau de l'éthique ! Moins grande gueule que Frêche et jouissant d'une aura moins éclatante que l'ancien maire de Montpellier, il laisse le souvenir d'un travailleur, d'un politique attentif à la communication, d'un homme mourant de sa quête folle d'un pouvoir éphémère, dérisoire…

http://leblogabonnel.over-blog.com/

Voir aussi:

RIP Christian Bourquin et retrouves George Frèche ton mentor!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/rip-christian-bourquin-et-retrouves-george-freche-ton-mentor.html

"Les morts sont tous des braves types, une fois qu'on a cassé sa pipe!"

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 18:41
page présentation du groupe
page présentation du groupe

Suite à l'annonce de la fermeture de l'école des beaux arts (Perpignan: Si le FN voulait fermer l'école des beaux arts, vous auriez hurlé! par Nicolas Caudeville)hier c'est ouvert sur le média de partage social Facebook un groupe "Contre la fermeture de l'école des beaux arts par la mairie de Perpignan" qui en moins d'une journée a fait 2058 membres!

A ce rythme là ils seront nombreux ceux qui, ne sont pas d'accord, avec la fermeture d'une école qui pourrait faire 200 ans sans la légèreté du maire Jean-Marc Pujol et son directeur de cabinet Michel Sitja!

Voir aussi:

le groupe sur facebook

https://www.facebook.com/groups/331590470348450/

Perpignan: Si le FN voulait fermer l'école des beaux arts, vous auriez hurlé! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/perpignan-si-le-fn-voulait-fermer-l-ecole-des-beaux-arts-vous-auriez-hurle-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan/fermeture des beaux arts: plus de 2050 membres pour le groupe Facebook en moins d'une journée!
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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 16:54
социалистического рая:Il a rejoint les grands de la gauche, ainsi son mentor George Fréche
социалистического рая:Il a rejoint les grands de la gauche, ainsi son mentor George Fréche

Entres ici Christian Bourquin avec ton cortège! L'homme fort du PS est décédé ce mardi matin à Montpellier, des suites d’un cancer du rein contre lequel il se battait depuis février 2011, Christian Bourquin, président PS de la région Languedoc-Roussillon et sénateur des Pyrénées-Orientales restera comme l’un des plus ardents opposants à la nouvelle carte des régions

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 10:17
La tempérance
La tempérance

Deuxième épisode du tarot de Marseille revisité par l'artiste Ben Gross

La Tempérance est un arbre qui a pour racine le contentement de peu et pour fruits, le calme et la paix”. Ferdinand Denis

Pas sûr que mes mots au sujet de la Tempérance seront aussi tempérés. Pourtant, dans toute sobriété, je viens d'achever à ce jour la Maison Dieu qui évoque (malheureusement) Babel, haut lieu de l'intempérance. Toute décadence implique l'intempérance, dénomination qui propose l'ensemble des péchés mortels. Et comme antidote ? La Tempérance, mais en modération! Voici le début de la problématique, qui se trouve aussi au coeur de toute démarche avec le Tarot, qu'elle soit divinatoire, artistique, poétique, narrative ...

C'est la deuxième carte tirée de mon jeu de référence, le 10 juillet, afin de la reproduire, seize fois agrandie, en encre de chine et gouache. Elle porte le chiffre 14. Elle suit ma première, Le Chariot (7), où se trouve le Prince-Conducteur de notre chemin. Mais ce prince est littéralement coupé en deux, même ses chevaux conjoints tirent dans deux sens, et ses roues font frein. Ce prince sait conduire, mais a négligé son code de la route. "Malheur à qui a les yeux fixés sur deux chemins" dit le proverbe - alerte Intempéries pour l'Intempéré ! De plus, son intempérance n'est pas celle de l'indécision, mais celle de vouloir entreprendre tous les chemins à la fois.

Avec ce projet, je travaille dans un souci de contrainte créative, recopiant le Tarot de Marseille trait par trait. L'écrivain Italo Calvino, dans l'introduction de son récit tarotique "Le Château des Destins Croisés”, décrit sa méthode : "l'importance des contraintes dans l'oeuvre littéraire, l'application méticuleuse des règles du jeu très strictes, le recours aux procédés combinatoires, la création d'oeuvres nouvelles en utilisant des matériaux préexistants". Ce qui me fait penser au conseil du maitre-cartier contemporain Jean-Claude Flornoy : " Le maître est celui qui mélange son eau à l'eau collective sans la perturber. C'est lui qui dit l'hier des tarots avec les images de son aujourd'hui."

Comment rendre contemporain un Tarot ancien sans tomber dans l'occultisme à la mode ? Comment prendre le chemin authentique parmi tous ces chemins dénaturés par les égos de leurs auteurs (je pense à Crowley, Rider-Waite et tout ceux qui s'ensuivent). Je me rends compte que je cherche à réconcilier autre chose - les Tarot Visconti peints à la main pour les ducs de Milan au cours du 15e siècle, oeuvres fines et uniques, avec le Tarot de Marseille, oeuvres imprimées en masse dès le 18e siècle, marquant le début de sa consommation populaire.

Et si je refaisais celui dit "de Marseille", avec ses traits de gravure grossiers, à la façon des lames précieuses des enluminures de Milan ? Réconcilier le sujet avec la méthode. Ce sont les deux pôles de ce projet, les deux bocaux qui s'échangent de fluide, essence même de la Tempérance.

Je vous rappelle que Le Chariot (7), en tant que première lame, s'associe dans ce projet avec Le Mat (0 ou 22), un vagabond qui débute son pèlerinage. Mais avec la Tempérance, fini le temps d'errance - le Prince-Conducteur du Chariot démarre son véhicule et ne peut avancer qu'après mise en application de ce code de conduite. C'est un jeune conducteur, son assurance va lui coûter chère. Il faudra s'assurer contre les excès alimentaires et sexuels, l'intoxication de toute sorte, l'extrémisme de la pensée. Tempérance étant ma deuxième lame, elle s'associe avec Le Bateleur qui devient (pour moi) artisan-mécano, assureur, école de conduite, GPS, code de la route.

Les grecs antiques, conscients de leur propre décadence, avaient leur mot sophrosyne - maitrise de soi, qui faisait déjà la fondation des quatre vertus cardinales (avec Sagesse, Justice et Force). Un discours socratique emploie ce sophrosyne mise en pratique, commençant par l'humilité d'admettre sa propre ignorance. Le sophronpréserve son intégrité par le raisonnement, le doute, la modération dans l'interrogation. Il verse des questions dans des réponses et vice-versa - les récipients de la Tempérance se réciproquent.

Buddha préconise "le chemin du milieu" pour atteindre la vérité. Regardons bien la carte - il n'y a qu'un seul flux ininterrompu qui relie les deux vases. La Tempérance dégage tout extrémisme ; l'ascète, le fanatique religieux et le partisan dévoué de "new-age" se sont trompés en voulant pousser cette vertu à son apothéose, car l'excès de tempérance devient intempérant. Trop de sang de Christ peut souler, trop de soupe de lentilles peut constiper. Dans "Crépuscule des Idoles", Nietzsche considère ce phénomène comme "erreur de la confusion du cause et effet", critiquant "Discoursi della Vita Sobria" de Luigi Cornaro dont il estime avoir fait presque autant de dégâts spirituels que le Bible. La Tempérance n'est pas l'auto-privation ; trop d’austérité finira par tuer, trop de sobriété finira par souler l'esprit.

Alors, des instructions pour prendre le chemin du juste milieu et d'y rester ? Je laisse la dernière parole sur la Tempérance à William Shakespeare. Hamlet (dans acte 3, scène 2) convoque une troupe de comédiens pour la splendide mise-en-abîme qui est centrale à cette tragédie, où il tente d'exposer les évènements macabres qui ont précédé. Il leur donne les consignes :

... Ne sciez pas trop l'air ainsi, avec votre bras ; usez de tout sobrement ; car, au milieu même du torrent, de la tempête, et, je pourrais dire, du tourbillon de la passion, vous devez avoir et conserver assez de modération pour pouvoir la calmer .... Ne soyez pas non plus trop apprivoisé ; mais que votre propre discernement soit votre guide ! Mettez l'action d'accord avec la parole, la parole d'accord avec l'action, en vous appliquant spécialement à ne jamais violer la nature ; car toute exagération s'écarte du but du théâtre (je rajoute : comme le tarot) qui, dès l'origine comme aujourd'hui, a eu et a encore pour objet d'être le miroir de la nature, de montrer à la vertu ses propres traits, à l'infamie sa propre image, et au temps même sa forme et ses traits dans la personnification du passé.

Bonne route, jeune Prince, soyez prudent, mais amusez-vous bien; que la Tempérance soit avec et en vous !

http://benjosephgross.net

Voir aussi:

Plus beau le tarot de Marseille! interview de Ben gross par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/plus-beau-le-tarot-de-marseille-interview-de-ban-gross-par-nicolas-caudeville.html

Les 22 arcanes majeurs du tarot en tableau! interview du peintre Ben J Gross, son mécène Estéve Valenti par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/05/les-22-arcanes-majeurs-du-tarot-en-tableau-interview-du-peintre-ben-j-gross-son-mecene-esteve-valenti-par-nicolas-caudeville.html

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 15:46
Perpignan: Si le FN voulait fermer l'école des beaux arts, vous auriez hurlé! par Nicolas Caudeville

Les rumeurs se précisent quant à la volonté de Jean-Marc Pujol de fermer l'école des beaux arts de Perpignan, après quasiment 200 ans d'existence. C'est le problème des comptables, ils ne perçoivent le monde qu'à travers la grille d'analyse des colonnes chiffrées . Les bilans comptables ne saignent pas, c'est cela qui comptent. C'était la raison du départ du directeur de la culture Jordi Vidal.
Lorsqu'on demande aux élus, ils vous répondent que ce n'est pas à l'ordre du jour. Mais un indice ne ment pas: on a rappelé les étudiants qui s'étaient inscrit en première année pour leur dire qu'il n'y en aurait pas!

A partir de là, tout est dit l'école n'a plus que deux ans à vivre: le temps pour les étudiants déjà inscrit puissent terminer leur cursus.

On vous dira que c'est pour faire une économie de 880 000 euros, puis j'imagine une belle opération immobilière en revendant le bâtiment pour en faire des logement en plein cœur de ville (les commerces seraient une mauvaise idée)

Mais c'est en général le mauvais maçon qui accuse ses outils. Ce n'est pas parce l'équipe municipale manque d'imagination pour optimiser l'école et en faire un instrument de rayonnement de la ville, que l'outil en lui-même soit émoussé. Ce n'est pas parce que la DRAC (direction régionale de l'action culturelle) veut faire des économies au profit des autres école d'art de la région (Montpellier et Nîmes) qu'il faut leur rendre le choix facile.

Il faut être cohérent avec soit-même, et ne pas avoir réinvesti en amont des sommes conséquente 5 ans de suite, après avoir tenté de la fermer une fois de plus.

C'est le problème de la politique au détail, pas vision d'ensemble qui permet son articulation globale qui permet les déperditions inutiles .

Et puis c'est encore un coup de poignard à un centre ville moribond...

Ha les mauvais compagnons que voilà, qui veulent les secrets du maître, sans y mettre l'humilité, le travail et la patience, qui ont fait que le maître est devenu le maître!

La culture d'une ville est une chose trop sérieuse pour la confier aux élus et aux vagues représentants de celle-ci!

Qu'aurait-on dit, si le Front-National prenant la ville aux dernière élections, avait décidé de fermer l'école des beaux arts?!

Voir aussi:

Perpignan: Jordi Vidal le directeur de la culture démissionne interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/perpignan-jordi-vidal-le-directeur-de-la-culture-demissionne-interview-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan:Michel Pinell, adjoint à la culture répond à l'archipel contre attaque! interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/perpignan-michel-pinell-adjoint-a-la-culture-repond-a-l-archipel-contre-attaque-interview-par-nicolas-caudeville.html

Jean-Paul Alduy en son temps voulait aussi fermer les beaux arts!

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