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L'archipel Contre-Attaque

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  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 16:19

purjol.jpgPurjol.jpg

Le 19 mars ont  eu lieu dans toute la France les cérémonies du 51émes anniversaires du "Cessez-le-feu" en Algérie du 19-Mars-1962, date officielle de la Journée nationale du Souvenir et de recueillement, à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. Partout en France? Mais, un petit village gaulois et son maire "pieds noires" résiste et décide de faire "un symbole fort" en mettant  les drapeaux français en berne en signe de deuil de la nation! Qui est ce nouveau Vercingétorix? Qui est cet intrépide, qui pense à l'instar du général de Gaulle à Londres que "la France a perdu une bataille" en Algérie, mais que "elle n'a pas perdu la guerre" ? Jean-Marc Pujol est son nom link!  Il ne le fait pas parce qu'en mars 2014, il y aura une élection municipale où le premier édile de la ville souhaite qu'on lui renouvelle  son mandat. Non, il le fait pour l'honneur et face la "trahison" du gouvernement de l'époque!

 Bon assez rigolé! Devra-t-on pour contenter les derniers "pieds noirs" en vie et s'assurer leurs votes: faire la guerre à l'Algérie et reprendre ce qui fut un département français comme l'Alsace et la Lorraine? Le moment n'est-il pas venu de faire une paix définitive, en faisant départager les tords par des historiens et non pas, par un devoir de mémoire défaillant? 

Jean-Marc Pujol est-il le maire des perpignanais, tous citoyens confondus, ou le représentant de la communauté "pieds noirs" ? Cet homme toujours tourné vers le passé, est-il donc légitime pour prendre en main le futur de la ville?

Voir aussi:

Perpignan Drapeaux en berne et protestation pour les cérémonies du 19-Mars

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 14:46

 

img-16-small580 img-14-small580.jpgLes Oeuvres de Férid Muchir

Bernard Banyuls est architecte émérite, membre de l'atelier d'urbanisme de Perpignan, et sauveur du phare de Port Vendres, s'adresse au maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol et son adjoint à la culture Maurice Halimi pour que le massacre du patrimoine de l'architecte Férid Muchir s'arrête. Hier encore, on abattait un entrepot à St Assiscle dessiné par lui!

 Photo1980L'architecte Bernard Banyuls

Lettre ouverte à Monsieur le Maire de Perpignan et à Monsieur l’Adjoint à la Culture

Monsieur le Maire, Monsieur le Maire Adjoint, chargé de la Culture,

Le 10 janvier dernier, je vous avais avertis, lors de l’inauguration de l’Exposition « le Design s’expose » au Couvent des Minimes, que, sur le Boulevard Saint Assiscle, les derniers vestiges de l’architecture industrielle de Perpignan du début du XX° siècle et notamment du Quartier Saint Assiscle étaient en grand danger de disparition. Une entreprise démolissait en effet les hangars situés au fond du terrain du Dépôt des Transports Départementaux (bâtiments construits par l’architecte roussillonnais Férid MUCHIR).

 

Je vous ai signalé qu’il n’y avait aucun affichage de Permis de Démolir et vous m’avez répondu par la suite, qu’il n’y avait aucun permis de démolir ni de permis de construire sur ce terrain.

 

Or, le 14 Février, le petit pavillon d’entrée du Dépôt a été rasé sans autre forme de procès…

Aujourd’hui, la totalité des bâtiments en dur qui entouraient la cour sont détruits et il ne reste que la façade d’un immeuble sur le Boulevard et le Mur d’entrée en brique, qui lui est accolé (je vous en ai envoyé une photo en Janvier dernier).

Devant ce massacre, nous, Perpignanais, amoureux de l’architecture moderne du Perpignan des année 30, nous ne pouvons que protester et vous demandons d’intervenir rapidement car sinon, nous serions complices de cette action assimilable à un déni du passé industriel et esthétique de notre Ville.

Le Dépôt des transports Départementaux constituait dans les éléments de sa façade d’entrée et du petit pavillon triangulaire qui contrôlait les mouvements des véhicules, un ensemble typique et représentatif de l’architecture industrielle de l’entre deux guerres. Sa qualité et son caractère unique auraient pu constituer un exemple d’intégration pour de futures opérations de construction. Mais, le Propriétaire, la firme KEOLIS, filiale de Véolia, ne s’est pas embarrassée à préserver une architecture historique aussi importante que notre Castillet ou notre Loge de Mer…

 

Mais, peut être, vos Services ne vous ont-ils pas tenus au courant de ce qui se passait dans votre Ville…

 

C’est grave!

 

Par inculture, par négligence, par manque de volonté, on laisse faire

 

Quand l’Atelier d’Urbanisme de Perpignan a inauguré l’exposition « Férid MUCHIR, Architecte » en 2007, Jean-Paul ALDUY, dans son discours, a déploré de ne pas avoir connu cet architecte qui a marqué l’architecture perpignanaise de l’époque moderne…

 

L’exemple de la Villa MIRAILLES, au nord de l’Hôpital, dont les propriétaires occupants sont menacés chaque jour d’expulsion (une villa de Férid MUCHIR, aussi…) parce qu’un conseil d’Administration a jugé bon de démolir une villa de caractère, sur unterrain dont l’Hôpital justifie difficilement sa décision, donne bien le ton à ce mépris de l’Architecture Moderne dont peut s’énorgueillir PERPIGNAN.

 

Quand l’Atelier d’Urbanisme a tiré la sonnette d’alarme sur le danger qui planait sur cet ensemble, il y a plus d’un mois, ni vous, ni Maître Halimi, n’avez réagi à notre inquiétude, en prenant la moindre mesure tendant à protéger cet ensemble.

 

Le propriétaire parisien, en l’occurrence, la Société KEOLIS, filiale de la multinationale VEOLIA, a rasé cet ensemble par pur et unique souci de rentabilité. Le futur aménageur confiera à un architecte parisien choisi au moindre prix, un projet « rentable » qui sera aussi médiocre architecturalement parlant que ce qui se fait actuellement sur Perpignan.

 

Ce qui aurait pu être un atout et un exemple d’intégration à l’architecture locale, va devenir un « parisianisme » supplémentaire, complémentaire des bâtiments dits « contemporains » que constituent la Gare TGV et le Bâtiment de l’Agglo.

 

Protéger le patrimoine architectural de la Ville consiste certes, à s’intéresser à la protection des immeubles et ensembles des siècles passés (médiévaux, XVII° au XIXème siècles), comme le fait si bien le « Secteur Sauvegardé »; encore faudrait-il ne pas sacrifier au culte du profit immédiat, du banal et du médiocre, en massacrant une architecture moderne du Vingtième siècle, splendide et encore en bon état, dont peut légitimement se glorifier Perpignan, ce que reconnaît le Ministère de la Culture.

 

Au nom des amoureux de l’architecture Moderne de Perpignan, de la famille MUCHIR, en particulier, des Associations de Quartier de Perpignan, des Architectes membres de l’Atelier, je vous demande de prendre les mesures propres à protéger la Ville d’une telle agression.

 

Monsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint à la Culture, je vous demande de bien vouloir prendre en compte cette protestation. Il ne peut être question que Perpignan subisse une telle atteinte à ses richesses architecturales patrimoniales quelles qu’elles soient.

 

Il n’est jamais trop tard pour convaincre et arrêter un massacre, il s’agit seulement d’une volonté politique pour qu’il en soit ainsi.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint à la Culture, àl’expression de mes sentiments distingués

 

Bernard BANYULS

 

Architecte Honoraire,

 

Membre de l’Atelier d’Urbanisme de Perpignan.

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 19:45

nic.jpgNicolas Caudeville avec le philosophe Michel Onfray

café-citoyen sur le thème :

citoyenneté et participation 

Jeudi 21 mars à 19h 

au Théâtre de la Complicité, 8 bis rue Saint-Mathieu, 66000 Perpignan

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Le théâtre de la complicité ouvrira régulièrement ses portes aux débats citoyens à compter du 21 mars prochain. A chaque rencontre un sujet différent sera proposé à l'assemblée et seront conviés des intervenants de tous horizons : universitaires, journalistes, écrivains, artistes, voire même "vrais gens" (c'est vous dire c'qu'on est démocrate!)… Venez prêter vos oreilles et faire entendre votre voix avant qu'elle ne se perde dans l'urne.

Pour l’inauguration du « café citoyen », quoi de mieux que d'interroger le principe de citoyenneté? 

Au même titre que beaucoup d‘autres dénominations, telle la

« démocratie » ou encore la « participation », pour beaucoup d'entres-nous la « citoyenneté » reste une notion abstraite. 

En France, comme dans tous les Etats démocratique du monde, chaque nouveau né se verra attribuer une fois ses 18 ans consommés, le qualificatif de « citoyen ». Donner la citoyenneté? Pas si sûr…

Mais au fait, c’est quoi la citoyenneté? L’étymologie du mot est construite à partir de la racine latine civis qui signifie : avoir droit de cité. Un droit la citoyenneté?

D’un point de vue juridique, la citoyenneté est la reconnaissance de ce qu'un individu appartient à une société, un Etat, et cette reconnaissance donne accès à l’ensemble des droits et devoirs politiques, dont la participation à la vie politique de la cité. 

Pour autant, sommes-nous véritablement armés pour exercer ce droit dont le principe à été instauré depuis la révolution française? En tout cas, force est de constater qu'après plus de deux siècles d‘expérience de citoyenneté, le sujet n‘est toujours pas épuisé. Que l’on s’en réjouisse ou que l‘on s‘en étonne, la citoyenneté est en effet un thème prolifique et toujours d‘actualité, sans cesse à réactualiser.

C’est dans le but de réfléchir ensemble à toute ces questions qu'ouvre le thème de la citoyenneté et de la participation qu'elle suppose, que Nicolas Caudeville, journaliste indépendant du site "L'archipel contre attaque" sera l’invité du théâtre de la complicité jeudi 21 mars à 19h. . Un acteur, des citoyens, le débat promet d’être intéressant, un rendez-vous à ne surtout pas rater!

"Il n’y a pas de gens normaux. C’est une fausse image du monde, une idée que les politiques veulent nous faire avaler. L’idée que nous ferions partie d’une masse infinie de gens ordinaires, qui n’ont ni la possibilité ni la volonté d’affirmer leur différence. Le citoyen lambda, l’homme de la rue, tout ça – c’est du flan. Ça n’existe pas. C’est juste une excuse que se donnent nos dirigeants pour nous mépriser."


Les chaussures italiennes 

 Henning Mankel

 

Voir aussi:

Europe, la dette:De l'Esclavage des Grecs par Nicolas Caudeville

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-europe-la-dette-de-l-esclavage-des-grecs-par-nicolas-caudeville-112242386.html

La dictamole : attention, ceci n'est pas une danse ! par Nicolas Caudeville

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-la-dictamole-attention-ceci-n-est-pas-une-danse-par-nicolas-caudeville-52063094.html


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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 15:14

le-bus-tram-debarque-perpignan.jpg  2 ans de retard pour le bus tram

Ou comment se la jouer "petits, grands travaux", quand on n'a pas les moyens de se payer un vrai tramway:Le bus-tram! Depuis qu'on en parle link (mis en démonstration par Jean-Paul Alduy en 2010) , promesse de mise en circulation décembre 2011, le voilà qui arrive en mars 2013 à la veille des municipales de 2014. Encore un argument de la "modernité" selon Jean-Paul Alduy. A la suite de la gare TGV et son centre commercial (la gare qui ne verra que deux arrêts de TGV jour et la ruine commerciale du "centre del mon" après le départ de nombreuses enseignes et la non arrivé d'autres annoncées), du "Théâtre de l'archipel" au coût 42 millions en location pendant 32 ans, les vélos en location BIP ( février 2008, aussi juste avant les municipales, pas un franc succès, qui a permis à Clear Channel de prendre le marché publicitaire des abris bus. Les vélos ne sont distribués que sur une quinzaine de stations installées pour la plupart dans le centre historique de Perpignan. D'où le ratage de l'opération et le manque d'usagers.  ) . Et ce qui aurait du coûter 48 millions d'euros (ce qui est énorme en soit)  et passé à 60 millions d'euros! Pourquoi doit-on payer 12 millions de plus? Pour un bus hybride gasoil ( le truc plus dangereux que l'amiante? link) et électrique, plus de passages (toute les 10 minutes, nous dit-on, au lieu de tous quarts d'heure), mais on peut faire cela avec les autres bus. Plus de passagers aussi, et des bornes automatiques pour prendre des tickets. Cerise sur le cadeau , la couleur : dorée. Comme disent les gitans de mon quartier: "soupèses, c'est de l'or!" 

Mais pourquoi, se priver à un an et deux mois des élections municipales et de l'agglo (mais vous ne voterez pas pour l'agglo, il faut être "grand électeur" et vous, vous êtes encore mineurs!)? Pour Jean-Paul Alduy, Jean-Marc Pujol et Romain Grau,un pareil plateau publicitaire intervient à point nommé! "Enfin dans la cour des grands"? Ou le miracle de la cour?

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 12:41

herve-vigier.jpgHervé Vigier du "sublime conseil" du rite français

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Jeudi 7 mars à 18 heure à la librairie Torcatis à Perpignan, le site http://www.larchipelcontreattaque.eu/ présente une conférence d'Hervé Vigier animé par le journaliste Nicolas Caudeville

L'image du monde apportée par l'Eglise s'écroule devant les découvertes scientifiques ; les Chapelles sont mises en cause pour avoir prêché la violence et semé le malheur ; le siècle des lumières génère deux courants : l'un qui se met à rêver d'une religion naturelle et primordiale qui puise dans la seule Nature le message du Créateur destiné à sa créature ; l'autre qui voit dans les premiers siècles de l'Eglise un âge d'or où Jésus, Docteur de la Loi, inspire chaque communauté dans le respect de sa culture et la restauration de l'Esprit qui libère Dieu du Temple où les religions l'ont enfermé. La Franc-Maçonnerie française du 18e siècle construit une symbolique qui se nourrit de ce double élan, et tente d'unir tous les Frères dans une démarche initiatique respectueuse de chaque sensibilité, culture et philosophie. Un message universel et toujours moderne.

écouter la conférence ici

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-conference-franc-ma-onnerie-et-religion-par-herve-vigier-a-la-librairie-torcatis-une-reussite-116079097.html

Franc-Maçonnerie: le frère Hervé Vigier commente le changement de grand maître de la GLNF et l'actualité des loges de rite français! 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-franc-ma-onnerie-le-frere-herve-vigier-commente-le-changement-de-grand-maitre-de-la-glnf-et-l-actua-113450038.html

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:32

Photo1936.jpgJordi Vidal le directeur de la culture, Andréïna Mastio la commissaire d'expo et Michelle Pernelle la directrice des archives de Perpignan

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Dimanche 3 mars à 11 heure inauguration (avec bruch: bouffe gratos) de l'exposition sur les 200 ans du théâtre de Perpignan

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A première vue, quoi de plus paisible et consensuel qu’une exposition d’archives sur les 200 ans dethéâtre à Perpignan ? Tout le monde s’y retrouve, et le Perpignanais, féru de culture, d’histoire et de théâtre est déjà convaincu d’en connaître les grandes lignes, d’en avoir une représentation assez nette. Le travail de l’archive (vous savez ces expositions que l’on traverse à grandes enjambées sans jamais interroger le détail ni le général) apparaît alors comme l’alibi à une certaine fausse (bonne) conscience.

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La place de la République dans les années 1950 avec à droite le théâtre recouvert d’affiches publicitaires et à gauche l’ancienne halle du marché détruite en 74. PHOTO/ Photos Archives de la ville de Perpignan

Ce que l’époque contemporaine demande le plus souvent à l’archive s’apparente à une forme ultra spectaculaire de storytelling : les documents rassemblés ne sont là que pour valider un point de vue prédéterminé. On ne nous demande pas vraiment de partager une même vision, mais une même fiction.

Lors de la préparation de l’exposition « Le théâtre : toute une histoire ! » nous n’avons pas souhaité raconter une nouvelle histoire en prenant pour prétexte l’histoire. A l’inverse, nous avons voulu témoigner pour l’histoire et au nom de l’histoire, à partir de la masse des documents rassemblés et,pour certains, retrouvés. Quoi de plus instable que le témoignage humain, quoi de plus vulnérable qu’une trace archivée,quoi de plus fragile que l’histoire elle-même. Il est des histoires dont on nous dit qu’elles n’existent pas, qu’elles n’existent plus, qu’elles n’ont jamais existé ; d’autres qu’elles sont inventées, d’autresenfin qui subissent les cours d’une forme particulière de spéculation, à la hausse ou à la baisse.

Le théâtre de Perpignan n’échappe pas à ces étranges mouvements de flux et de reflux, à l’alternance de périodes éclairées et d’autres plus sombres d’où aucune lueur ne provient. La recherche prend alors, confrontée aux anomalies historiques et aux incertitudes contemporaines, un caractère obsessionnel. Les vides, les blancs, les zones d’ombre, les absences font de l’histoire du théâtre de Perpignan une histoire lacunaire qui nous parle, sur un mode délicat et poétique de la fragilité des traces de notre passage dans le cours du temps historique.

 

Pour compléter le fond existant aux archives nous sommes partis à la recherche de documents complémentaires ; nous sommes partis à la recherche d’affiches, de gravures, de photographies.Au cours de cette recherche, qui a pris la forme d’une quête, nous avons suivi des pistes incertaines, jusqu’à retrouver le petit-fils de l’ancienne habilleuse du théâtre qui a conservé pieusement les précieuses photographies de l’époque dans des boîtes en carton.

C’est à Madame Marguerite Sarris que nous devons les témoignages des années 1930 : elle fut, dès 1927, habilleuse au théâtre. Comme quoi, cette histoire de théâtre à Perpignan respecte jusqu’au bout le cadre d’une bonne dramaturgie.

André Breton écrivait déjà, à la même époque, combien il est difficile de partir à la recherche de l’or du temps. Pour cet or du temps retrouvé, cette exposition est dédiée à Madame Sarris.

Après l’aventure des photographies, il y a eu celle des costumes, avec une conséquencei mmédiatement positive : cette exposition va permettre de les préserver pour l’avenir. C’est en ce sens qu’on peut parler aujourd’hui d’archives dynamiques. Il est sain pour la démocratie que le passé vienne interroger le présent, et parfois même le mette en doute. Les archives dynamiques ont le privilège de ne jamais abandonner la proie pour l’ombre. Ainsi une exposition sur le théâtre pose la question artistique du théâtre, la question culturelle du théâtre, la question politique du théâtre.

 

A observer la situation du théâtre de l’Archipel et du théâtre municipal, est-il possible d’imaginer une action qui innove sans pour autant détruire ? Est-il possible de concilier la préservation avec la modernité ? Ce qu’il y avait d’ancien et d’obsolète dans le théâtre municipal a conduit le politique à penser le projet du théâtre de l’Archipel sans intégrer le théâtre municipal dans son dispositif.

Quel avenir pour l’ensemble des structures du spectacle vivant à Perpignan ? C’est une question que pose, de manière encore indirecte, cette première exposition sur les 200 ans du théâtre à Perpignan.L’archive n’existe donc pas pour justifier une lecture contemporaine du passé, mais bien pour questionner le présent au nom de l’histoire. Ce fut le souhait de Walter Benjamin, celui d’Abby Warburg, c’est toujours le nôtre. Nous n’en sommes qu’au premier acte.Voici un autre texte (éléments historiques), pour ton information dont tu peux utiliser des fragments si nécessaire. Il a été rédigé par Michelle Pernelle des Archives

 

La tradition théâtrale à Perpignan est très ancienne puisqu’elle remonte au XVe siècle. On représentait alors les mystères (longs drames religieux) sur la place de la Loge. Plus tard, une salle de spectacle dite « casa de las comedias », où l’on donnait aussi des représentations dramatiques, s’implanta dans le quartier Saint-Jean, quelque part dans l’artère qui relie la rue de la main de fer à la rue Foy, connue au milieu du XIXe siècle sous le nom de « carrer de la comedia », puis « rue de l’ancienne comédie » à partir de 1870.

 

Vers le milieu du XVIIIe siècle, dans cette ville en pleine francisation où l’empreinte des Lumières

commençait à poindre, le comte de Mailly, gouverneur de la province, pour distraire et égayer son

entourage, fit édifier une magnifique salle de spectacle dans la belle et vaste salle du consulat de

mer. Pour ce faire, en 1752, la façade et l’intérieur de la Loge de mer furent totalement bouleversés.

Ensuite, pendant soixante-trois ans, ce théâtre connut une existence chaotique, avec pas mal de

relâches et même sans représentation pendant une campagne entière. La salle fut alors louée

pour des bals, à des troupes de passage ou à des comédiens ambulants. En 1813 les trois dernières

représentations y furent données : « La Flûte enchantée » de Mozart, « La Vestale » de Spontini

et « Le siège de Corinthe » de Méhul.

 

Pour des questions de sécurité et d’accueil, ce lieu posait des problèmes. Ainsi, le 22 avril 1810, 57

bourgeois perpignanais, amateurs de spectacles, formèrent une société d’actionnaires et ouvrirent

une souscription pour financer la construction d’un nouveau théâtre dans les locaux du collège des

Jésuites, place Napoléon (actuelle place de la République).

Le conseil municipal de Perpignan vota ce projet le 5 mai 1811, avec plans et devis, et la construction

démarra fin 1812. Ce nouveau théâtre entra en fonction en novembre 1813, un an avant

l’achèvement des travaux. Le public perpignanais ne fut donc pas un seul instant privé de spectacles.

 

Pendant une dizaine d’années, le théâtre fut géré par cette société, de plus en plus fortement

financée par la ville de Perpignan, jusqu’à ce qu’en 1820 cette dernière achève le rachat de la totalité

des actions émises, commencé cinq ans auparavant, et le théâtre devint ainsi municipal.

 

L’activité du théâtre municipal, toujours très intimement liée au conservatoire de musique (les

professeurs du conservatoire formaient l’orchestre du théâtre), fut plutôt florissante malgré la

création de deux nouveaux théâtres, d’un style différent, plus « coquins », implantés dans le

faubourg : celui des Variétés en 1877, et celui de l’Alcazar, en 1900. Cependant, au début du XXe

siècle, l’apparition du cinéma captiva rapidement une grande partie du public, et il fallut attendre les

années 1950-1960 pour que le théâtre retrouve une place de choix dans la cité.

 

1813-2013 : 200 ans de vie théâtrale dans la ville, animés par de nombreux artistes, comédiens et

musiciens, d’ici et d’ailleurs. Et le spectacle continue !


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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 13:21

5036565.jpgGrève des taxis: le gouvernement annonce deux réunions fin janvierlink

Le gouvernement a annoncé jeudi 28 février le gel de son projet de changer la loi sur le transport des malades et une modification du régime des voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC), tous deux accusés par les taxis de menacer leur profession.La loi de financement de la sécurité sociale 2013 avait introduit des procédures d'appels d'offres pour les transports de malades jusqu'à présent réalisés par des ambulances (37 % des transports pris en charge par l'assurance-maladie), des taxis conventionnés par l'assurance-maladie (31 %) ou encore des véhicules sanitaires (23 %).

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Ceci est une bonne chose, les médias nous présente l'affaire comme le triomphe du lobby des taxis et ambulanciers, mais ceux qu'on oublie dans cette histoire, ce sont les malades,comme les cancéreux en chimiothérapie ou les dialysés qui auraient eu à pâtir en plus de la souffrance due à leurs pathologie de la fatigue suplémentaire conjoint au transport collectif. Le département des Pyrénées-Orientales était un département pilote.

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Ainsi, dans les salles d'attente d'hémodialyse, était-il proposé ceci par l'agence régionale de la santé :" Il vous est proposé de participer à une expérimentatation en transport partagé au centre d'hémodialyse St Roch à Cabestany" Biensurs on nous met en valeur, le fait de faire des économie pour la sécurité sociale, mais aussi ,la baisse bilan carbonne et l'entrainement que cela induit sur l'environnement . L'expérience aurait durée 6 mois et aurait pu être intérompu à tout moment , précisant au passage "l'expérimentation ne modifiera pas les jours de priseen charge" . Le courrier se terminait par une pseudo écriture "je l'ai écrit avec ma propre mimine, pour tout dire c'est quasi un courrier perso, et c'est à toi directement que je m'adresse le malade!": "Je vous remercie vivement pour votre participation à cette expérimentation qui nous permettra de poursuivre l'amélioration de la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique" Ils voulait diminuer le confort du malade en argant une amélioration...C'est la "Novlangue" et autres "glissements sémantiques", comme passer du terme de "licenciements massifs" à "plan social pour l'entreprise"! Alerté par des ambulanciers qui avaient participé a une réunion sur ce sujet à Médipole, j'avais appelé le représentant syndical régional de la FNAIR (soit-disant syndicat des dialysés) qui m'avait répondu qu'il n'était pas au courant et qu'il fallait attendre la fin l'expérimentation pour voir!Mais que cela, ne devait pas être bien méchant.

Tous les dialysés quant à eux qui apprenaient la nouvelle, étaient révoltés qu'on veuille faire sur "leur dos, des économies de bouts chandelles". "Et puis après, cela ira où?, dialyses trop chéres, on nous laissera mourir?, qu'ils s'attaquent plutôt aux lobbys des laboratoires pharmaceutiques. Mais c'est toujours plus facile de rattraper quelqu'un qui ne court pas! "

Pour en savoir plus j'avais interpellé par courriers interposés, la députée socialiste (et médecin) de la 3ième circonscription des PO, Ségoléne Neuville. Ainsi que le docteur Martine Aoustin directrice général de l'agence régionale de santé du Languedoc-Roussillon.

 

"Perpignan le 22 février 2013.


Madame la Directrice générale,


Suite à votre courier ci-joint je me permets de m’adresser à vous afin d’attirer votre attention sur les méfaits de la réforme du transport médical.


Cette réforme, initialement préparée par le gouvernement antérieur, vient d’être adoptée, le Code de la sécurité sociale disposant désormais : « de nouveaux modes d’organisation et de financement des transports de patients peuvent être expérimentés dans un ou plusieurs territoires à compter du 1er janvier 2013 (…). Ces expérimentations sont menées par les Agences régionales de santé et donnent lieu à une procédure d’appel d’offres dans le respect des dispositions applicables aux marchés publics. »


Cette réforme qui vise à réaliser des économies sur le transport médical, va incontestablement créer de nouvelles inégalités dans l’accès aux soins pour les malades, notamment en ALD, qui ne résident pas « au pied » de l’hôpital ou de l’établissement dispensateur de soins.


Pour ma part, je dois faire l’objet d’une dialyse trois fois par semaine et pour qui sait en quoi consiste cette intervention, les contraintes nouvellement imposées d’un co-voiturage ou des transports publics ne sont que source de souffrances supplémentaires et profondément injustes.


Je n’insisterai pas sur les conséquences économiques par ailleurs de cette réforme : le transport médical représente plus de 80% du chiffre d’affaires des artisans (taxis ou vsl) qui ont investi dans ce secteur…


Je n’insisterai pas davantage sur le fait que sous couvert d’appel d’offres, cette réforme favorise les grands groupes (du type Véolia notamment) organisés ou pouvant s’organiser sur ce secteur et ce, au détriment du travail de proximité et de la qualité humaine des artisans locaux.


Je sollicite donc un entretien afin de vous fournir le témoignage direct des malades sur cette expérimentation inique.


Avec mes salutations républicaines, Nicolas Caudeville"

 


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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 09:49

silverspoonstrain.jpg"Ricky ou la belle vie"

A la sortie de l'ouvrage "Le Train Jaune, une ligne de vie" Christian Bourquin confirmait son engagement en faveur d'un symbole identitaire fort pour les habitants du département. Il écrivait même sur son blog le 20 janvier 2010 : "Son histoire s'écrit encore au présent. Afin de redonner au Train Jaune la place qu'il mérite, la Région, la SNCF, RFF et le PNR que je préside se sont engagés dans la définition d'un schéma directeur pour les années à venir. Que ses fervents défenseurs se rassurent, nous respecterons ce qui fait la force du Train Jaune ! Pas question de toucher à la carrosserie ou au modèle d'alimentation hydroélectrique ! Il s'agit juste de voir comment perfectionner notre petit train pour qu'il sillonne encore longtemps notre territoire...". Christian Bourquin y allait même de son anecdote personnelle et affective : "Enfant, je répondais que je voulais conduire le Train Jaune quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard...".

Malheureusement, ça... c'était avant... Interrogé par L'Indépendant ce jeudi 21 février sur l'avenir du Train Jaune pour lequel la CGT craint une privatisation, le désormais Président de la Région répond : "Aujourd'hui, le Train jaune est surtout menacé de disparition. Il est totalement obsolète, qu'il s'agisse de la voie ou du matériel roulant. Il faudrait investir en tout 200 Millions d'euros pour le remettre aux normes et, encore, il n'est pas garanti que ce soit techniquement possible. Nous mettons des rustines partout en permanence mais cette situation ne peut pas durer".

Pire, à la question de la journaliste : "Mais si la SNCF décidait de lâcher le Train jaune ?", Christion Bourquin répond sans ambages : "J'en serais désolé mais la Région ne peut malheureusement pas être partout. 200 millions d'euros c'est disproportionné et la réalité parle"...

http://www.olivier-amiel.fr/

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 14:51

 

Harlem-Desir.jpg

Perpignan, le 21 février 2013

 

Cher Premier Secrétaire, Cher Camarade,

 

Si le non-cumul des mandats semble acquis, sa date d'application agite beaucoup de monde. Et les tergiversations envoient un message d'hésitation alors même que ce devait être le début d’un mouvement vers un vrai renouveau démocratique que le PS porte et doit concrétiser.

 

Car au-delà du non-cumul, il y a un état d'esprit sur le rapport au pouvoir, sur l'engagement politique, sur l’éthique politique... C'est cet état d'esprit que les militants ont voulu signifier et imposer en votant très majoritairement pour le non-cumul lors du référendum interne. C’est cet état d’esprit qui est, gravement, mis en cause.

 

Les atermoiements d'aujourd'hui ne montrent qu'une chose aux citoyens : que les élus PS pensent d'abord à eux-mêmes en essayant de reculer au maximum l'application du non-cumul et gagner encore 5 ans de cumul…pour eux-mêmes. Message simplificateur ? Certainement…du moins dans sa généralisation ! Mais qui peut nier qu'il en soit ainsi en matière de communication ?

 

Le soir des élections législatives déjà, certains tentaient des reculades sur le sujet. Et après les arguments « d'attaches locales indispensables », les trouvailles avancées aujourd'hui pour reculer la date d'application du non-cumul ne sont pas davantage valables. Car si les Sénateurs et Députés PS, aujourd'hui élus, avaient respecté leurs engagements de renoncer à tout exécutif local avant septembre 2012, il n'y aurait pas le risque de démissions nombreuses au Parlement. Il suffirait, en outre, d'inclure dans la loi l'éventuel remplacement par le/la suppléant(e), pour que ce problème n'en soit plus un.

 

Nous sommes en train de perdre ce volontarisme éthique que nous clamions et réclamions quand nous étions dans l'opposition et que nous avons commencé à initier depuis mai 2012.

 

Par conséquent, je tenais, cher camarade, à t'informer :

 

* de mon soutien le plus total dans ta position pour une application du non-cumul des mandats dès 2014 ;

 

* de ma volonté, si d'aventure le non-cumul était repoussé à une date ultérieure, de démissionner définitivement du Parti Socialiste dès l'annonce officielle d'une telle position gouvernementale.

 

Conscient de mon poids tout relatif de "simple" conseiller municipal d'opposition à Perpignan, mais attaché aux principes qui m'ont fait prendre la carte du Parti Socialiste et aucune autre, je t'adresse mes sincères et amicales salutations socialistes.

 

Frédéric GONANO

 

Conseiller Municipal de Perpignan

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 22:20

nono.jpghttp://blogs.mediapart.fr/blog/martyrobertneuffr

Les critiques pleuvent sur François Hollande et son gouvernement. Ils ne feraient pas la politique de gauche annoncée, ils auraient menti sciemment sur la réalité de la situation économique de la France et sur les perspectives qu'elle offrait, ils seraient des amateurs incapables d'y porter remède. Rien n'est plus naïf et en même temps archaïque que de porter ce genre de critiques. L'élection présidentielle n'est pas la ratification d'un programme politique mais un concours de récits calibrés par des spécialistes du storytelling*. Le récit gagnant c'est celui qu'une majorité "émotionnelle" aime entendre. Ensuite les difficultés commencent …

Le récit sarkozyste : de Villepinte au Trocadero

Le récit de Sarkozy a vraiment été produit comme tel à partir de 2007 dans son discours de Villepinte du 14 janvier. Emportée par un flot hétéroclite de mythes et de personnages historiques de droite et de gauche (de De Gaulle à Blum en passant par Jean Moulin et Camus) son histoire personnelle (j'ai changé) faisait de lui un héritier "naturel" chargé de réaliser les promesses des uns comme des autres. Un vrai récit parfaitement "triangulé"** qu'il prétendait réaliser sur un fond de "valeur-travail" réinterprétée dans le credo néolibéral le tout noyé dans de l'individualisme "démocratique" et chanté sur l'air de la méritocratie. Soumis à l'épreuve des faits, à la crise du capitalisme financier, requalifié en rodomontades et fanfaronnades dans la durée et décrédibilisé à jamais par les outrances du bling-bling quand ce n'était pas par le roman de gare familial, le récit s'est essoufflé. Il a fini dans un dernier come back désespéré sous la houlette d'un gourou de mélodrame dont les fantasmes se sont figés dans l'inquiétante scénographie du 1er mai au Trocadéro. Fuite en avant ou provocation, la fin de l'Histoire républicaine était proche … Le peuple, perspicace, a su écarter le danger … Grâces lui soient rendues !

 

Le récit hollandien : de Tulle à l'Elysée …

Le récit de Hollande débute par une petite performance très provinciale dans sa bonne ville de Tulle. Sa nouvelle silhouette d'énarque urbain, en rupture avec les standards locaux, préfigure ses combats à venir … Dans cette conquête réussite de l'image de soi il y a le germe de la conquête de l'Elysée … Le succès aux primaires ouvertes amorce et confirme la trajectoire. Puis vient le moment fondateur : le discours du Bourget émaillé de serments inscrivant le personnage dans l'histoire de la gauche, mais pas trop … Maître mots : le redressement dans la justice, la finance comme adversaire, la croissance comme talisman : vaste et vague programme mais suffisant pour capter les rêves enfouis des grands soirs du peuple de gauche, sans trop effrayer les autres… A partir de là le récit se fait au jour le jour : la construction narrative s'adapte continûment aux circonstances et aux sondages journaliers. Taxe à 75% au détour d'une émission de tv, anaphore du "moi président" dans le combat final : des banderilles plantées au bon moment … Hollande produit son récit dans le moment où il l'énonce … Aujourd'hui c'est dans l'adversité et l'impopularité, sous la pression des fantasmes résilients. Il y a des éléments pour dénoncer une politique du chien crevé au fil de l'eau aussi bien que pour le créditer d'une habileté suprême, surtout après que le Mali a révélé un autre personnage …  Il en résulte que tout jugement objectif péremptoire risque de se voir démenti à brève échéance … Les chiens aboient, le récit passe …

 

Dans le champ clos  des émotions

Quoi qu'il en soit la bataille politique ne sortira pas du champ des émotions cultivées jusqu'à saturation par les chaines et radios d'information continue et malaxées à la lumière des idées reçues dans d'innombrables talk-shows. A cet égard la performance de Mme Taubira sur le mariage pour tous est significative : en inscrivant sa légende personnelle dans le récit du pouvoir elle a élargi le champ à des émotions de qualité supérieure. Le champ des émotions n'étant pas régi par le principe de contradiction l'issue des luttes politiques est très incertaine et l'avantage est donné plutôt à la qualité qu'à la quantité au moment des bilans. La pensée rationnelle, argumentée et sûre d'elle-même n'intervient qu'à la hauteur des sentiments qu'elle inspire et ils sont rarement appréhendés et rarement positifs quand ils le  sont. C'est donc à la capacité d'un récit à produire de bonnes émotions de masse que l'on devra l'échec ou le succés d'une politique. Ainsi va la démocratie aujourd'hui …

 

Le pouvoir est au bout du récit … La prochaine fois, vous en laisserez vous conter ?

voir aussi:

François Hollande: on ne s'attendait pas à ce qu'il ait un si bon crochet du droit! Par Nicolas Caudeville

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-fran-ois-hollande-on-ne-s-attendait-pas-a-ce-qu-il-ait-un-si-bon-crochet-du-droit-par-nicolas-cau-112333916.html

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