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L'archipel Contre-Attaque

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  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 13:15
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Olivier Rouquan et Jordi Gomez

 

Le CEDS , Centre D'études Diplomatiques et Stratégiques, édite chaque année une revue : Enjeux diplomatiques et stratégiques sous la direction de Pascal Chaigneau . Au milieu d'articles sur  « Les nouveaux rapports de force en Russie » par  Viatcheslav Avioutskii ou « La doctrine Obama an III » par Annick Cizel, on trouve un article à la rubrique « Les enjeux du développement » : « L'espace catalan transfrontalier : enjeu de gouvernance d'abord symbolique »  par messieurs Olivier Rouquan et Jordi Gomez . Olivier Rouquan, les lecteurs de l'archipel contre attaque, connaissent ce politologue confirmé, que l'on peut retrouver aussi sur RFI et France 24 pour de fines analyses. Jordi Gomez, c'est la valeur montante. Auteur d'un passionnant mémoire sur le théâtre de l'archipel de Perpignan qui nous donne plus d'un détail sur « l'étoile noire de la culture » locale  et d'une thèse en cours sur le transfrontalier, il connait les deux catalognes comme sa poche. Comment ces deux parisiens  en sont-ils arrivés à proposer  un papier sur ce sujet  à la revue de géopolitique ? Les deux garçons sont du coin et ont toujours de la famille ici. Et comme le disait Nicolas Lebourg à propos du front national, les Pyrénées-Orientales sont un laboratoire sociétal de par leur position géographique et leur taille.

Alors, que dit l'article à propos de notre espace transfrontalier ? Le titre nous renseigne déjà cruellement :  « enjeu de gouvernance, D'ABORD SYMBOLIQUE »

Ceci, ils l'expliquent par un développement asymétrique, le sud ayant une économie dynamique et le nord malgré les imprécations visionnaires voulant surfer sur le TGV, n'ayant toujours qu'une économie de rente comme l'a écrit Henri Solans. Par ailleurs, le flux humain des deux cotés, n'est pas dû au travail, l'économie n’étant pas assez développée au Nord pour en faire une tête de pont ; la méconnaissance de la langue catalane et des salaires peu élevés ne font franchir la frontière que pour l'alcool, le tabac et la prostitution (confère travail de Dominique Sistach). La question qu'ils posent ensuite est : l'eurodistrict catalan peut-il stimuler et accélérer cette situation dans un sens positif ? Et bien, c'est comme pour un roman policier, je ne vais tout de même pas vous donner le nom de l'assassin. A vous de lire !

 

enjeux-diplomatiques-et-strategiques-2011"L'espace catalan transfrontalier", ENJEUX DIPLOMATIQUES ET STRATEGIQUES, Paris, Economica, 2011

 

O ROUQUAN - expert, institutions & gouvernances territoriales

www.rouquansciencepo.fr

 

PUBLICATION(S) ACTUELLE(S) :

 

- MANUEL DE CULTURE TERRITORIALE, Paris, Ed. Gualino, 2011

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 14:31

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ça fait des années que j’écoute et  je collabore avec Blues de Picolat. Ils font du bon blues, en anglais et catalan (roussillonais, s’il le faut). Les textes de Carles Sarrat -ou  ceux de de son choix- ont un niveau qui tranche avec tout ce qu’on veut nous faire avaler comme de la “musique bien de chez nous”

http://www.youtube.com/watch?v=rm9jqRaDIzk&feature=player_embedded

Dans une société plus pyrénéesorientalaise que catalane,  ou la dénomination “musique catalane”  ne veut plus rien dire (oui, quand même, c’est devenu plutôt une dénomination péjorative pour les gens un tant si peu cultives) avec des textes hybrides (ni du catalan ni du français) qui gravitent autour du rugby, la cargolade, l’apéro et le Canigou …. entendre des bons textes en catalan, qui parlent de la vie quotidienne sans tomber dans la nostalgie abrutissante, ça se remarque! Textes avec lesquels l'auditeur catalanophone ne se sent pas un handicapé,  déficient linguistique, puisque les auteurs lui font crédit d’une intelligence assez développée pour comprendre des concepts qui vont au-delà de la rigolade régional et la catalanade bien grasse.

http://www.youtube.com/watch?v=wd9-oXJ9F2Q&feature=player_embedded

Je ne sais pas si la catalanité avance ou recule dans le nord de la Catalogne... quoi que j’ai ma petite idée. Ce que je sais c’est que  dans le domaine de la musique le catalan a reculé de façon spectaculaire. Il est loin le temps, en Catalogne Nord, où la musique et la chanson en catalan étaient différentes et créatives, avec des textes travaillés et d’une poésie certaine. Actuellement, on peut uniquement écouter -sans honte- un trop rare Pere Figueres, les Blues de Picolat et, dans un registre très différent, Albert Bueno (eh bé, oui, lui, au moins, écrit aussi de textes qui ne tombent pas dans l’allioli régional).
Les autres chanteurs et groupes “amateurs de la langue catalane" -amateurs sans jamais en prononcer un mot si ce n’est que pour “faire rire” (c’est rigolo, le patois!)-  qui font une alchimie entre rythmes faciles et paroles désolantes, réduisent le concept “musique catalane”  à une mauvaise sauce pour touristes qui enfonce, un peu plus, les autocthones -analphabètes en catalan- dans le mépris de soi et des siens.
Je suis parolier occasionnel de quelques-unes des chansons de Blues de Picolat. Certaines ont été une tentative d'utiliser le catalan roussillonais pour traiter des sujets d’où il est absent depuis que la substitution linguistique est pratiquement achevé

http://www.youtube.com/watch?v=PJmJsxUh4nc&feature=player_embedded

Je finis avec ce petit bijou. Le poème "Si la despullava" de Joan Salvat-Papasseit que Teresa Rebull avait mis en musique. Carles Sarrat a fait une adaptation, à l'occasion de l'hommage que Teresa Rebull reçut à Barcelona de la part des institutions et des artistes et chanteurs catalans. Au fait, cette grande dame de la chanson (prix Charles Cros entre autres) attend encore un hommage de la même ampleur ici à Perpignan ou à Banyuls, son village.

http://www.youtube.com/watch?v=TMvj0CMB3ms&feature=player_embedded

 

 

en catala: http://blogs.elpunt.cat/aleixrenye/2011/07/22/blues-de-picolat/

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 14:07

 

780_008_4287880_8cc54f6c29671ae8397a6d6f86be835a.jpgElisa Révilla à droite signant une convention pour le collége Comte Guiffré avec Paul Goze pour l'USAP et Père Manzanarés pour Arrels

 

C'est une figure de l'enseignement et de la culture catalane qui vient de nous quitter , trop rapidement. Fondatrice et présidente du collège Catalan Comte Guiffré, membre du conseil d'administration de l'association OMNIUM Cultural Nord (organisatrice acharnée de la nuit littéraire catalane de Sant Jordi) et de manière générale militante de la cause catalane, elle avait été de tout temps celle qui pensait que « cal fer pays » Elle nous manquera! Ceux qui voudront lui rendre un dernier hommage pourront le faire ce samedi à 13H30 au crématorium de Perpignan

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 12:11

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Vu dans la gazette des communes (link) une information qui va faire passer la ville de Perpignan et son agglomération pour la Gréce. Le PPP  partenariat publique privée, qui permettait par un jeu comptable de ne pas faire figurer les investissements du type Théâtre de l'archipel dans le solde de la dette en le glissant sous le tapis n'est plus possilble.Les discours de Jean-Marc Pujol et de Jean-Paul Alduy n'y pourront rien. Le masque tombe et la "gueule de bois"  des finances publiques locales va être sévéres."Un arrêté récent et passé quelque peu inaperçu impose aux collectivités de comptabiliser l'investissement réalisé en PPP comme un endettement.

C’est une disposition passée quelque peu inaperçue mais qui pourrait avoir des conséquences sur l’intérêt des élus locaux pour les Contrats de partenariat public-privé (PPP) : un arrêté du 16 décembre 2010 relatif à l’instruction budgétaire et comptable M 14 applicable aux communes et aux EPCI prévoit dans son 1er article qu’« à partir de la mise en service du bien objet du CPPP, le bien est intégré au compte 21 [immobilisations corporelles] approprié pour sa valeur totale correspondant au coût d’entrée chez le partenaire privé. »

PPP = dette depuis le 1er janvier – Et le texte de préciser que pour « la part investissement restant à payer », « la contrepartie est enregistrée par opérations d’ordre non budgétaire au compte 1675 », sous-partie du compte 16 « Emprunts et dettes ». En clair : le PPP est désormais bien assimilé à un endettement et ce depuis le 1er janvier 2011, date d’application du décret.

Pour Gaëtan Huet, directeur associé de Partenaires finances locales, cette modification du cadre comptable des collectivités a le mérite de la transparence : « Désormais, les collectivités ont l’obligation de constater dans leur endettement les PPP. Cela traduit la réalité économique et comptable du PPP qui a des avantages, mais qui crée aussi de l’endettement ».

En bref, ça sent la hausse massive d'impot pour l'année prochaine voir la mise en tutelle

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 16:07

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Le champion olympique de saut d’obstacles, à Helsinki en 1952 puis à Tokyo en 1964, est décédé hier à l’âge de 91 ans."

"Pratiquement jusqu’au bout de sa vie, Pierre Jonquères d’Oriola aura épaté son entourage par sa forme physique et son énergie. « Je pourrais encore monter à cheval. Mais je me contente de faire quelques petites sorties en VTT sur les chemins de terre », avait-il encore expliqué il y a trois ans."Il sera enterré demain à 


Wikipédia :Pierre Jonquères d'Oriola, né le  février 1920 à Corneilla-del-Vercol(département des Pyrénées-OrientalesFrance) et mort le 19 juillet 2011 à l'âge de 91 ans dans sa propriété de Corneilla-del-Vercol1, était le cavalier français le plus titré aux Jeux olympiques, en saut d'obstacles.

Sa médaille d'or aux Jeux olympiques de 1964 fut même qualifiée de Bijou de famille avec monture par Antoine Blondin. Ses premières compétitions équestres remontent à l'âge de 12 ans, soit dès 1932. Il est élève au collège de Sorèze de 1935 à 19382.

Homme de terroir au franc-parler, ses démêlés avec la Fédération française d'équitation furent particulièrement fréquents[réf. nécessaire].

Il jouait également au rugby, au poste de trois-quarts aile.

Après son parcours sportif, il resta viticulteur dans son village natal deCatalogne, en tant que descendant de propriétaires terriens originaires de cette région.

Il a été candidat aux élections européennes de 1979 sur la liste "Eurodroite" du PNF (Parti des forces nouvelles), menée par Jean-Louis Tixier-Vignancour.

Il était le cousin par alliance de l'escrimeur Christian d'Oriola.

Distinctions

Palmarès

  • Champion olympique de saut d'obstacles individuel : 1952 (avec Ali Baba) et 1964 (avec Lutteur B) ; 1964 : médaille d'or acquise lors de la dernière journée des JO - la seule de la délégation française)

  • Champion du monde de saut d'obstacles individuel : 1966 (avec Pomone B) ( français à remporter ce titre - Buenos Aires)

  • Vainqueur du championnat d'Amérique du Sud de saut d'obstacles : 1959

  • Vainqueur du championnat d'Allemagne de saut d'obstacles : 1967

  • Champion de France de saut d'obstacles individuel : 195419561958 et 1959

  • Recordman de France de saut en hauteur à cheval en 1936, à peine âgé de 16 ans

  • Coupe du Roi, à Londres

  • Grand Prix de Rome : à deux reprises

  • Grand Prix de Paris

  • Grand Prix de Genève

  • Grand Prix de Nice

  • Grand Prix de Bruxelles

  • Plus de 500 victoires en 25 années de compétitions internationales, dont 5 olympiades couvertes

  • Vice-champion olympique de jumping par équipes : 1964 et 1968 (avec Janou Lefevre (64 - 68) et Marcel Rozier (68))

Bibliographie

  • Fernand Albaret, Les d'Oriola et les Vendanges olympiques, éd. La Table ronde, Paris, 1965 ;

  • Fernand Albaret, Pierre Jonquères d'Oriola. D'or et de pourpre, éd. Librairie des Champs-Elysées, Paris, 1965 ;

  • Pierre Jonquères d'Oriola, A cheval sur cinq olympiades, éd. Solar, Paris, 1968;

  • Pierre Jonquères d'Oriola (propos recueillis par Elsa Romero), Equitation naturelle, éd. Trabucaïre, Canet, 2008.

    Pierre-Jonqueres-d-Oriola-s-en-est-alle_large.jpg

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 12:12

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vu dans actualité des luttes infos http://actualutte.info/

"C’est un décret gouvernemental passé presque inaperçu : daté du 30 juin, il liste « les armes à feu susceptibles d’être utilisées pour le maintien de l’ordre public ». On y retrouve différents types de grenades lacrymogènes, les flashball (« Lanceurs de balles de défense de 44 mm et leurs munitions » en langage officiel), les « grenades de désencerclement », ou grenades flashbang destinées à étourdir les manifestants par leur explosion à 165 décibels (davantage qu’un supersonique au décollage). À la fin de la liste, surprenante découverte… Une nouvelle arme a été ajoutée, et pas un vulgaire lanceur de grenades lacrymo : le « fusil à répétition de précision de calibre 7,62 × 51 mm et ses munitions ». Une arme de guerre utilisée par les forces de l’OTAN… « Destinée aux tireurs d’élite, cette arme est conçue pour traiter des objectifs jusqu’à 800 m suivant la configuration et le calibre », décrit PGM précision, une PME qui fabrique ce type de fusil haute précision. Le décret précise qu’il pourra être utilisé par les gendarmes ou les policiers dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre « à titre de riposte en cas d’ouverture du feu sur les représentants de la force publique"

voir le décret link


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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 10:13

Le Festival d’avignon trahit son idéal populaire – Olivier Amiel (Le Figaro du lundi 18 juillet page 19)

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L’enseignant spécialisé en droit de la culture* regrette que cette manifestation théâtrale s’obstine à faire «une programmation monolithique».

En affirmant dans Le Figaro qu’il a le sentiment que le Festival d’avignon serait devenu : « Le lieu d’une secte qui rejette les grands textes » , Fabrice Luchini relance un débat nécessaire sur le in de la plus importante manifestation théâtrale au monde. En effet, la programmation « hermétique », « élitiste » voire « trop exclusivement avant-gardiste » des dernières années peut sembler trahir l’idéal originel du festival.

À partir de 1947 dans la Cité des papes, puis au Théâtre national populaire (TNP), en 1951, Jean Vilar a permis ce que Chantal Meyer-Plantureux, professeur en arts du spectacle, considère comme un « aboutissement » (1) du combat mené par de nombreuses personnalités pour le théâtre populaire.

L’idée est ancienne avec ce que Jules Michelet nomme la « théâtrocratie » du temps de la Grèce antique, et que les révolutionnaires français ont désiré remettre au goût du jour. Ce concept de théâtre « par et pour » le peuple va s’affiner et s’organiser, du théâtre de Bussang de Maurice Pottecher en 1895 jusqu’au projet d’Eugène Morel en 1900, en passant par le « comité pour la création du théâtre populaire », composé notamment d’Anatole France, d’Émile Zola ou de Romain Rolland.

L’institutionnalisation d’un théâtre de qualité pour le plus grand nombre aboutit en 1920, grâce à Pierre Rameil, député des PyrénéesOrientales et auteur d’un rapport au nom de la commission des finances créant le TNP. L’homme politique catalan a alors ces mots d’une grande acuité et modernité : « L’art sous toutes ses formes, luxe de quelques-uns, cela choque péniblement notre sentiment démocratique ; mais quand il s’agit de théâtre né de la foule et fait pour la foule, l’illogisme apparaît plus flagrant. Le spectacle pour une élite restreinte est déjà un non-sens ; mais si c’est la fortune qui détermine arbitrairement cette sélection, le non-sens devient parfaitement odieux. »

Cette brèche qu’a ouverte le théâtre populaire est à l’origine de toute la politique républicaine de démocratisation culturelle française, d’André Malraux à Jack Lang jusqu’aux combats juridiques et diplomatiques de la diversité culturelle au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Cependant, la question posée par Fabrice Luchini nous interpelle, car les « pères » du théâtre populaire défendaient l’idée d’une promotion de la création dramatique, mais surtout d’une offre variée pour le plus grand nombre, ce qui comprend les chefs-d’oeuvre du passé.

Or, si le Festival d’Avignon a fait d’importants efforts pour retrouver son âme par une politique tarifaire plus décente en direction notamment des jeunes, et par une délocalisation (lycées, quartiers, centre pénitentiaire…), il faut malheureusement regretter une programmation monolithique qui oublie bien souvent de satisfaire les trois conditions que doit réunir le théâtre populaire d’après Roland Barthes : « Un public de masse, un répertoire de haute culture, une dramaturgie d’avant-garde. »

 

*Délégué national du Mouvement républicain et citoyen (MRC) à la culture. (1) « Théâtre populaire, enjeux politiques », Éditions Complexe, 2006.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:57

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Une promenade rue Racine ,un passage devant la maison des fréres Bausil et devant l'évêché et un retour au centre ville pour une visite au Musée Rigaud où l'on honore la famille Bardou-Job(Un des témoins du dynamisme catalan du début du 20 ième siècle).Une promenade diurne qui a provoqué,chez moi des réflexions nocturnes...Signalons au passage que Françoise Chalade, infirmière de profession; habituée a restaurer des corps et a panser des plaies, s'attaque maintenant à la réhabilitation de la magnifique tour qui jouxte le monumental escalier de la place Molière. Cette nouvelle réalisation fait suite à la remise en état de son hôtel particulier qui fait face à la Mairie de Perpignan.Cet immeuble avait été détruit à la suite d'un incendie criminel; dans lequel notre courageuse infirmière avait failli perdre la vie, et dans lequel de nombreux souvenirs s'étaient envolés en fumée.Heureusement la facade a pu être intégralement conservée après un très bon travail de l'entreprise Fondeville .
Tout ça pour faire comprendre aux perpignanais et aux roussillonnais que c'est le centre Ville qu'on assassine, pour sauver un centre du Monde véritable tonneau des Danaïdes, qui pourrait engloutir toutes les richesses de notre admirable département.Après la ghettoïsation de Saint Jacques et Saint Matthieu,Saint Assiscle restera toujours Saint Assiscle et ne deviendra jamais le Centre du Monde cher à Salvador DALI!.. On aura construit un Très Grand Hôtel de l'Agglo pour loger le Président et ses 42 Vices-présidents.On essayera de déplacer les employés de la Préfecture, en faisant acheter les bâtiments occupés au centre historique par la Mairie de Perpignan, déjà hyper-endettée.On va déménager les locaux de l'équipement et les racheter pour remplir des bureaux vides qui appartiennent à une Société privée et cela avec l'argent du con...tribuable.On va construire un nouveau Palais de Justice.On va édifier de nouveaux locaux pour la Médecine du Travail.....Demain les bâtiments de l'Armée quitteront la rue Rabelais et seront à vendre.Après-demain c'est l'évêché et l'évêque qui iront au Parc Ducup et nous verserons aussi une petite larme sur l'école Maintenon édifiée sur un terrain au départ inconstructible?  De plus,comme si cela ne suffisait pas; on ajoute des zones commerciales aux quatre points cardinaux ,dans un Département largement pourvu en grandes surfaces et largement en tête pour le nombre de RMIstes et de chômeurs.
 On parle maintenant autour du mas Rouma ( terrain agricole, à cheval sur Perpignan et Saleilles ) d'une nouvelle Zone immobilière et commerciale,avec en plus la construction d'un nouveau Grand stade.Ce nouveau stade , séparerait l'ancien et le nouveau Maire qui jugerait qu'Aimé Giral aménagé suffirait largement aux besoins de l'USAP.Mais contrairement à la fable de l'aveugle et le paralytique; les objectifs des deux hommes ne sont plus complémentaires: Jean Paul veut être élu sénateur en Septembre, car il a un jeune enfant et une jeune épouse a entretenir;tandis que Jean Marc pense à l'élection municipale de 2014 et aimerait voler de ses propres ailes.
  En conclusion, il est évident que désormais l'intérêt particulier l'emporte sur l'intérêt général. A Perpignan il n'y a plus UN ,mais DEUX pilotes aux commandes  d'un vaisseau qui tangue. En France, le Gouvernement pourra-t-il tenir le cap jusqu'en 2012?..A la tête du Département , madame Hermeline Malherbe, aura-t-elle les épaules assez larges  pour faire face aux dinosaures  socialistes écartés par Christian Bourquin.Qui plus est:Hermeline M a été choisie comme suppléante de m. Bourquin pour les Sénatoriales???..Quant  à ce dernier, Président de la Région et toujours conseiller général , nous lui souhaitons une très bonne santé pour faire face aux obstacles qui ne manqueront pas de se dresser sur son chemin.
   Difficile après ces constats de demeurer optimistes!...Et pourtant on a un besoin de sauver et de redynamiser un patrimoine historique unique en France. Gardons confiance, mais le temps presse...Le 25 Septembre 2011,les grands électeurs doivent montrer où est l'intérêt général!!!.....  
           Harry Stophane.

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 23:37

gréve4Le président du groupe Médipole, Marcel Herman

 


Si vous aviez encore des doutes, la mondialisation est arrivée prés de chez vous. Oui, vous pouvez être contre, elle, est tout contre vous. Le personnel de la clinique Médipole à Cabestany en a fait l'amère expérience.

Petit prologue avant entrée en matière. A force de réformes de l'hôpital, à qui en guise de réflexion sur une politique de santé publique, on a appliqué force saignées, en finissant d'arrasser la bête. Et de ce point de vue,l'application des 35h  dans ce secteur a même servi de variable d'ajustement pour réduire le personnel. On nous a en même temps dégainé la petite musique du « les cliniques privées soignent mieux et moins chers : et vous savez comment les comptes de la sécu sont plombés ! » Évidemment, vendu comme ça, il semblerait qu'il faille être « réaliste », « pragmatique » et qu'il serait enfin temps que « les français arrêtent de vivre au-dessus de leurs moyens ». A ceci prêt, que la clinique ne fait pas de recherche, ne fait pas école de médecine, ni d'infirmières (même si on y pratique le stage, main d'œuvre pas chère ! ) et qu'elle ne prend pas en charge les pathologies lourdes qui coûtent, elles aussi, chères. Bref, elles ne s'occupent que de ce qui peut lui rapporter.

Dites vous bien une chose, si la santé ne rapportait pas, le secteur privé s'en moquerait comme d'une guigne. Seulement, ça ne rapporte pas que des nèfles, il y a même un gros gâteau à se partager entre amis.

Ceci nous ramène au groupe Médipole de Marcel Herman. Car il faut bien parler de groupe. Une clinique par-ci, une clinique par là, comme on glane, l'air de ne pas y toucher, le père Marcel s'est approprié, les unes après les autres, en les rachetant, la plupart des cliniques privées du département et au-delà. Voyez plutôt : Médipole, bien sur, son premier jouet, puis ST Pierre, la clinique notre Dame d'Espérance, la clinique du Vallespir de Céret,celle de ST Michel à Prades, quelques unes dans l'Aude -dont une à Narbonne dont nous reparlerons- ainsi et pour finir deux cliniques dans le Gard. Pour pouvoir jouer au petit jeu du rachat,oncle Herman a besoin de capital frais et rapidement mobilisable, donc il a des actionnaires. Or ces actionnaires ne sont pas des « bonnes sœurs de charités» :pour eux, comme le disait le bon Bertold Brecht « Seule la mort est pour rien, tout le reste se paie ! ». Le retour sur investissement se doit d'être juteux, et ce n'est pas le pourcentage de votre livret A qui les fera bander !Alors, par des jeux de comptabilités, on fait en sorte que ce qui rentre arrive chez eux,et pour ce qui coûte, on expliquera au petit personnel (pas les médecins, on ne maltraite pas les contremaîtres, ce sont eux qui garde le troupeau...) qu’il va falloir faire des sacrifices!

Ce qui fut le cas pour les dernières négociations annuelles obligatoires. Les revendications du personnel de Médipole n’étaient pas excessives: augmentation de 3% du salaire, augmentation de la prime de 50 euros pour les dimanches et jours fériés etc...Il faut rappeler  que c’est grâce à ce même personnel que la clinique a obtenu la certification de la Haute autorité sanitaire, sans laquelle rien ne serait possible. Alors, ils auraient pu espérer en retour une reconnaissance financière...Bien, pire, on leur retranche la prime de participation de 2/3. ʏˈa de quoi vous péter une grève! C’est dˈailleurs, ce quˈelles ( le personnel est essentiellement féminin) ont fait . Le combat de la chèvre de monsieur Seguin contre les loups de l’actionnariat dura neuf jours,à coup de 6 heures, 9 heures de négociations quotidiennes, au bout desquelles, un Marcel Herman impavide, déclarait que le groupe Médipole ne pouvait pas se le permettre compte tenu de ses derniers investissements pour son développement. Ce n’est pas ce qu’avait dit l’expert comptable mandé par le comité d’entreprise: «La demande de revalorisation pouvait être réalisée; il y a de la marge.»

Alors, qu’est-ce qui a bloqué la demande? Les actionnaires, qui d’autres? D’autant plus que depuis le mois de mars, un fonds d’investissement britannique, «Bridgepoint» était rentré à hauteur de 50% dans le capital du groupe. Trois ans plus tôt, Marcel Herman rachetant la clinique ST Pierre et anticipant l’accusation «de monopole», déclarait dans le journal L’indépendant: «Vous auriez préféré que ce soit un fond d’investissement privé qui la rachète!» Alors, le personnel pouvait bien manifester à Perpignan, depuis le parc des expos jusqu’à la préfecture, face à des politiques élus qui faisaient des déclarations qui les engageaient si peu! Les fourmis se prenant pour des cigales faisaient un délicieux spectacle pour Marcel Herman. Il n’y aurait qu’à attendre, en laissant ça et là distiller la déception et la désillusion. Pour enfin dire: «Et bien, danser maintenant !» 30 euros , au bas mot, voilà ce qu’elles ont obtenu, brut et étalé dans le temps...Leurs collègues de Narbonne, eux, il n’y a pas si longtemps, obtinrent tout ce qu’ils avaient demandé. Mais, ils avaient tenu 21 jours et ils étaient soutenus par les médecins et les chirurgiens. Quant aux autres cliniques, pourquoi ne sont-elles pas rentrée en grève? Elles ont eu reçu le même traitement salarial?! Il se raconte que Notre Dame d’ Espérance qui avait été racheté déficitaire, venait à peine de faire rentrer ses comptes dans le vert, et qu’à ST Pierre, deux syndicats sur trois ne voulaient pas la grève...

Ne nous trompons pas, cette histoire n’est pas anodine. Elle est au contraire exemplaire. Subtil mélange entre arabica et robusta qui font les bons cafés. De l’ultra-local à l’universel. Cette double détente pèse sur l’argent public que l’on donne au monde privé. De l’argent pour des prestations de services qui coûtent moins chers que le public puisque le personnel y est sous-payé. La phrase de Montesquieu dans l’article de l’encyclopédie,nommé «De l’esclavage des nègres» flotte toujours à la surface du capitalisme : «Le sucre serait trop cher s’il fallait payer ceux qui le cultivent !». Et, que la santé publique finisse par être gérée «comme une entreprise» par des cliniques privées et leurs actionnaires devrait soulever quelques inquiétudes auprès de la conscience des citoyens et de leurs représentants politiques. Sans quoi ces nouvelles Compagnies des Indes de la santé achèveront de coloniser nos territoires et d’en exploiter les indigènes pour leur propre compte...

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 16:23

CORRiDA: Aïe qué cultura! 

L’idée même  que l’on puisse insérer la corrida dans les pages artistiques des journaux, me fait déjà gonfler la muleta ! 

Les défenseurs des jeux du cirque sanguinolents vont m’agonir d’injures sous les talanquères de leur’ ‘’culture’’, de la trâââdition, du mystèèèère de cette mort ensoleillée et patati et patalé... Basta ! J’ai toujours préféré les artistes aux cultureux, surtout face à ceux qui disent qu’on ne choisi pas sa culture ! FAUX ! On peut choisir. Et tous les jours. Pas simple, mais possible ! Quand à savoir ce qui est culturel, j’espère en m’exprimant contre cette barbarie, ne pas être assimilé à un taliban. Ou alors, il ne me reste plus que Kho lanta pour voisiner avec les abrutis ! 

nazi corrida1940

La corrida est donc ‘’Culturelle’’. Aïe !?  Rappelons d’abord, qu’elle ne date que de la  2ième moitié du 19ième siècle et que nous devons à l’Espagne bien d’autres splendeurs, d’artistes précieux et universels. De fait on confond toujours ‘’action artistique’’ et traditions ‘’ culturels’’. La Tradition est (le plus souvent)  enfermée dans la galantine du passé. Dans l’immobilisme. Elle est donc le CONTRAIRE d’un acte artistique, même ancien. De fait El Cordobez n’est pas Albéniz, Dominguin n’est ni Vélasquez, ni Almodovar, Nimeno ne sera jamais Semprun  ou Paco de Lucia. Culture n’est pas Art ! 

Bref, je refuse l’assimilation entre l’Art et les liturgies folkloriques qui exaltent les appétits de  sang (pour le seul plaisir d’une minorité, rappelons-le également). 

D’ailleurs, ce qui bâti une tradition (voire une culture) n’est pas toujours acceptable ou à cautionner intégralement. 

Que penser des sacrifices humains(cultuels) Grecs, Aztèques ou incas ? Que penser, aujourd’hui, des excisions, infibulations, tchadorisations, lapidations ?  Que vous raconte un cheval dont la tête explose contre la cathédrale de Sienne, lors de la course du Pallo, où les animaux sont poussés dans les retranchements de la sauvagerie ? Et tuer des dauphins globicéphales à poignards nus sur les plages des  Îles Féroé, ça vous fait vibrer le palpitant ?
Voilà autant d’actes ‘’culturels’’ contemporains, parfois en pays civilisés, où l’être humain n’est jamais à l’honneur, élevé. Il n’y a dans ces relents de morts qu’un jouissance douteuse sur des victimes dont la mort est mise en scène. On décore leur douleur de musiques et de folklores ambigus, au prétexte d’un acte ancestral partagé par une foule assemblée. Foule, trompettes, cris, flammes et sang... ça ne vous rappelle rien ?  

L’effrayant avec quelques ‘traditions qui se perdent dans la nuit des temps’’, ce n’est pas le temps, mais la nuit ! 

On nous sert sans arrêt l’argument que sans la corrida, les taureaux de combat auraient disparus.  

ET ALORS ? Ils demeureraient ces créatures herbivores, somptueuses et paisibles, (sauf si un con leur tire la queue...faut pas exagérer, quand même !). 

S’ils sont élevés dans l’optique de l’arène, c’est donc qu’on a préservé l’espèce au seul profit d’un Jeu de chair déchirée et de viande éclatée. Piètre menu, que cette danse de fin d’après midi entre un poupon Barbie habillé comme un maquereau et la sombre masse de muscles, qui ne demandait qu’à brouter son champs, alors qu’on vient lui innerver le bout des cornes pour les rendre plus douloureuses au passage de la cape.  

Imposture ! Saleté qui fait spectacle mortel de la douleur !  

Le rugbyman moderne sait qu’il va morfler durant 80 minutes, et même bourré de créatine, il n’est jamais là ‘’à l’insu de son plein gré..’’. La boxe, soit disant ‘’noble art’’, (attendez, je rigole et je reviens !), oppose deux pauvres gantés, presque toujours d’origine défavorisée, qui se foutent sur la gueule (*), jusqu’à perdre les yeux, et même la vie. Et même manipulés par les magouilles d’une maffia qui les abandonnera comme des kleenex, ils ont acceptés d’être sur le ring. Tout au moins sont –ils convaincus d’être à leur vraie place. Dites, une idée, comme ça : si on laissait les 2 protagonistes SEULS dans l’arène, sans picadors ni banderilles... qui gagnerait, d’après vous, après deux ou trois heures de course ? 

Le taureau, lui, ne choisit pas l’arène ! On n’a jamais entendu l’un d’entre eux dire en conférence de presse :’’ Wouais, super, je suis au top là...je me sens bien dans mes sabots et la temporada de Séville devrait me valoir les roubignolles et la queue’’ (du matador , of course)  

Alors, hé, si la corrida est si importante que ça, pour la poignée de primitifs assoiffés de leur pinte d’hémoglobine estivale et dont l’aficion crée l’orgasme, qu’on la mette dans la rubrique ‘Masse, Broche et Tradicon’’ ou dans  ‘‘Acupuncture et Travaux d’Aiguilles’’, je m’en bats le paso-doble ! 

Dès lors, si cet équarrissage-spectacle ne voisinerait plus dans les pages artistiques avec danse, cinéma, musique, théâtre et les empêcheurs de tuer en rond, comme moi, seraient plus exaltés qu’un aficionado à l’heure de la mort. 

Et, un jour, quand les arènes seront devenues des espaces libérés de sauvagerie, (comme celles de Lutèce), les enfants joueront dans leurs cris de joie, sur le sable lavé de sang. Lequel  ne gardera même pas la mémoire des saloperies que l’homme y a fait subir et le nom des toreros aux allures de merlan. Je tiens le pari que ça arrivera !

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Published by L'archipel contre-attaque ! - dans ARTICLES
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