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L'archipel Contre-Attaque

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  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 20:05

 

Ce jeudi après-midi, les élus de Gauche de la région ont désigné le catalan Christian Bourquin pour la succession de George Frêche. Monsieur Bourquin avait déjà assurée l'intérim à la tête de la région en 2004 lorsque George Frêche avait eu des soucis de santé.

Comprenant 67 élus dont une majorité issue de la liste divers gauche ( George Frêche ayant été exclu, il n'avait plus ainsi que sa liste, le dossard socialiste) , les 13 de l'UMP avec à sa tête le maire de Béziers Raymond Couderc, qui n'est plus au conseil régional pour « cumul de mandat », sans oublier, les 10 du front national, avec à sa tête france Jamet.

Les droites présenteront leurs candidats le 1à novembre, mais Christian Bourquin est d'hors et déja assuré d'être élu!

A l'occasion d'une rencontre avec la Généralitat au chateau de Collioure, George Frêche l'avait prédit!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-32776228.htmlfrêche

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 16:30

Greve-nationale-pour-la-defense-des-retraites full

Comité départemental

pour la défense des retraites

LA RETRAITE A 62 ANS C’EST NON !

67 ANS C’EST ENCORE NON ! Pour le retrait du projet gouvernemental !

Pour construire ensemble d’autres alternatives !

FORUM FESTIF ET REVENDICATIF

Mercredi 27 octobre,

De 15 h 00 à 18 h 00

PERPIGNAN

Place de la Victoire (Castillet)

MUSIQUES, FORUM, FRESQUE, SKETCHS, DEBATS

Comité départemental pour la défense des retraites : Attac, Collectif Droit des Femmes 66, CNT, Coordination lycéenne, FCPE, Femmes Solidaires, FSU, Initiatives Citoyennes, JC66, LDH, MRC, Mutuelle de l’Arac, NPA, NPA jeunes, PCF, PG, POI, PRG, PS, Renaissance Communiste 66, UD-CGT, Union Syndicale Solidaires, UNEF, Union des étudiants de gauche 66, UNRPA, Les Verts/Europe Écologie.

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 16:33

Dans une édition localisée L'Express (n° 3093) vient de publier un dossier triangle-macs.jpg

signé Jacques Molénat intitulé "Perpignan, le vrai pouvoir des 

francs-maçons". Il y met en lumière l'influence grandissante de la 

maçonnerie ainsi que les dérives affairistes qui l'accompagnent. Au point 

que les "vrais francs-maçons" ont été conduits à prendre leurs distances. Un 

apport précieux pour mieux appréhender la sociologie locale sans sombrer 

dans la théorie du complot. Un phénomène finalement très banal quand on 

l'aborde à partir des trois formes du capital identifiées par Pierre 

Bourdieu : capital social, capital économique, capital culturel.

 

 

Acquérir du capital social

 

Il faut le placer au premier rang parce que c'est de toute évidence ce que 

tout nouvel entrant dans une loge maçonnique est susceptible d'acquérir à 

moindres frais avec un rendement incomparable formidablement supérieur à 

celui que peut offrir tout autre groupe social, hormis peut-être la famille. 

En effet, le capital social d'un individu se compose de toutes les 

ressources réelles ou potentielles liées à son incorporation effective à "un 

réseau durable de relations plus ou moins institutionnalisées de 

connaissances ou de reconnaissances mutuelles (connexions à certains 

individus et groupes)". De ce point de vue, indépendamment de toute 

motivation ou stratégie économique et sociale personnelles, accéder à une 

loge, de quelque obédience qu'elle soit, c'est se connecter à un ensemble 

humain déjà constitué incomparablement riche en ressources de toute nature. 

Pas étonnant alors que l'on y trouve une forte représentation de 

"l'immobilier, le barreau, le notariat, les assurances, les maisons de 

retraite, la Caisse d'Epargne et même l'Usap", toujours selon Jacques 

Molénat qui cite certains noms*. Un avantage concurrentiel déterminant au 

point que l'inflation des adhésions peut être regardée comme le signe d'une 

prise de conscience collective du monde des affaires local qu'il y avait là 

un passage obligé vers la réussite professionnelle. Une concurrence 

exacerbée en a résulté de telle sorte que les plus gros détenteurs de 

capitaux se sont mis à l'abri du menu fretin dans une loge "fermée" à Girona 

(la Toison d'Or, surnommée "la loge peseta"). Dans cette loge on 

s'occuperait plus de l'or que de la Toison selon un franc-maçon critique .

 

Le convertir en capital économique.

 

Le capital économique mesure l'ensemble des ressources économiques d'un 

individu. Il inclut ses revenus et son patrimoine. Dans le système de 

Bourdieu, le capital social peut-être converti en capital économique. Cela 

se conçoit aisément et le classique "piston" en est la forme la plus 

répandue et la plus caricaturale. Plus généralement l'accès à des réseaux 

d'influence pour la plupart des secteurs listés par le journaliste 

conditionne largement l'avenir économique des acteurs concernés. Plus on a 

de concurrents "en loge", plus il est urgent de s'y faire admettre. 

L'accroissement du chiffre d'affaires et des bénéfices des initiés 

perceptible à l'extérieur suscite continûment des "vocations". Dans un 

territoire pauvre en ressources l'espace économique est assez rapidement 

saturé et l'avantage économique se réduit. Le taux de conversion du capital 

social est à la baisse, en raison inverse du flux des entrées. En revanche 

ne pas en être devient de plus en plus un handicap insurmontable. On 

comprend alors la démarche des "vrais maçons" qui créent des loges et ou des 

obédiences séparées. L'un d'eux a même créé un blog*** décrit comme " 

Rassemblement de Frères qui ont quitté la GLNF" et une "Tribune pour 

défendre et rétablir les vraies valeurs de la Franc-Maçonnerie."

 

L'habiller de capital culturel

 

Ce sont des francs-maçons eux-mêmes, et non des moindres- qui prônent un 

retour aux sources en mettant l'accent sur la primauté de l'aspect culturel 

au sens le plus large de la démarche maçonnique. Les "vraies valeurs" qu'ils 

défendent se situent de toute évidence dans le capital culturel et doivent 

transcender les autres formes de capital a priori subalternes. Les "tenues" 

dans les "d'ateliers" -une métaphore significative- sont dédiés à la 

réflexion. On peut conjecturer que la médiocrité globale constante des flux 

de nouveaux entrants et leur peu d'empressement à progresser dans des 

domaines loin de leurs véritables préoccupations sont à l'origine de la 

réaction "puriste". Car l'appartenance à une loge présuppose me semble-t-il 

de posséder un capital culturel minimal pour contribuer même de façon minime 

à l'élaboration d'une pensée collective. Apparemment la côte d'alerte a été 

atteinte et les sortants ont signifié leur refus de cautionner par leur 

présence un habillage culturel pour passe-droits et affairisme 

institutionnalisés dans leurs temples.

 

Gérer son capital symbolique, une gageure ?

 

Par capital symbolique on peut entendre pour chaque individu un composé des 

trois formes de capitaux; Les enseignants, les intellectuels, par exemple, 

sont a priori largement pourvus en capital culturel et pauvres en capital 

économique et leur carrière est une lente conversion du premier dans le 

second, leur capital social jouant à la marge (ce qui n'est pas le cas des 

journalistes). Le "self made man" en revanche en est en général dépourvu 

mais son capital économique est très valorisé dans les sociétés 

néolibérales. Un franc-maçon venu dans une loge à des fins alimentaires 

s'ingéniera donc à parfaire ses accès aux meilleurs réseaux tout en 

accroissant son importance économique. Mais cette synergie risque de mettre 

en lumière, à travers ses faiblesses sur le plan culturel et son peu 

d'empressement à y remédier, les fondements même de sa présence en ces 

lieux. Car la bonne gestion de son capital économique se fait avec des 

outils auxquels seul le capital culturel permet d'accéder .

 

Comme le dit la chanson "la culture c'est comme le riz ; d'abord c'est dur, 

ensuite c'est cuit !"

 

*avec l'accord des personnes citées

 

**par exemple la loge "Phénix" fondée par une figure historique de la 

maçonnerie locale.

 

*** http://www.lemyosotislibre.fr/

 

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-interview-de-herve-vigier-par-nicolas-caudeville-52971442.html

Robert Marty

Blog "Signes du temps, enquêtes sur le sens commun" : 

http://robertmarty.unblog.fr/

Tous sites personnels :http://perso.numericable.fr/robert.marty/index.htm 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 13:12

frêcheCe jour là George annonçait que le futur président de Languedoc Roussillon soit catalan

Celui qui avait installé, entre autres, la statue de Lénine sur une place MontpellieR eine, lui le Roi des Cons de la" Septimanie";   Royaume virtuel mort -né,grâce à la Résistance Catalane ( premier signe d'une prise de conscience collective ,d'une identité naissante au Nord des Pyrénées). Depuis 1977,année où il avait été élu à la Mairie de Montpellier, il avait mis en place une maieutique Fréchienne, avec une dialectique éristique ,souvent surréaliste et "merdique" que l'on pourrait baptiser: La Merde Fréche. Heureusement (pour moi)... il est parti aprés avoir traité  les Harkis de " sous hommes" ,ses électeurs de "cons",Mitterrand de petit homme(il avait pourtant  été comme lui socialo colonialiste) il a dit aussi que Martine Aubry était l'élue des fraudes , que Laurent Fabius avait une tête pas très catholique, qu'il y avait trop de" blacks " en équipe de France de football............. La liste des "bonnes" phrases de Fréche est interminable! Pourtant pendant 33 ans il a occupé le devant de la scène politique régionale. Il part en rigolant de la bonne farce qu'il vient de faire à ses "amis" socialistes. Il part la veille de l'anniversaire de la Révolution d'octobre . Nul doute qu'il trouvera un "CON" pour couler son Bronze place de la Comédie. Salut "l'artiste", tu auras été un amusant bonimenteur de la Comédie politique, tu étais le borgne au milieu des aveugles (Chut, ne pas lire à haute voix,c'est de l'humour Fréchien) Nous ne verserons pas une larme pour ton départ  parce que nous savons que la Guerre de succession va avoir lieu et que tu ris déjà a chaudes larmes.....

                               Harry Stophane

 

freche-2.jpg

voeux de l'agglo

Des vidéos de George Frêche par Joan Lopez

http://www.youtube.com/watch?v=_XxM1Ocdxrs&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=lLhDZxox3oY&feature=related

Inauguration fin des travaux du Lycée Jean-Lurçat de Perpi
http://www.youtube.com/watch?v=JUpsFrvjuk4&feature=related

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 20:15

 

IMAG0599-copie-1Georges Frêche, né le 9 juillet 1938 à Puylaurens (Tarn) et décédé le 24 octobre 2010à Montpellier (Hérault) était un homme politique français.

Ancien député-maire de Montpellier, connu pour ses prises de parole controversées, il préside la communauté d'agglomération de Montpellier depuis 1977 et le conseil régional de Languedoc-Roussillon depuis 2004.

Il était professeur honoraire d'histoire de droit romain à l'université Montpellier 1, après des enseignements de l'histoire du droit, du droit romain et des idées politiques à l'UFR Droit et à l'UFR Sciences économiques.

Carrière politique [modifier]

Débuts [modifier]

C'est à son arrivée à Montpellier pour enseigner à la Faculté de droit que Georges Frêche adhère à la SFIO, composé à Montpellier d'une unique section et de quelques adhérents.

En mars 1973, Georges Frêche est candidat PS pour la première fois aux élections législatives à Montpellier. Héritier d'une gauche colonialiste, il tente à cette époque de se rapprocher des milieux de l'ancienne Algérie française et rencontre à l'issue du premier tour le candidat battu du Front national, ancien membre de l'OASAndré Troise, qui, sans appeler officiellement à voter pour le socialiste, soutiendra officieusement le candidat, victorieux au second tour3.

Selon Jacques Molénat4, cette attitude de Frêche avec les nostalgiques de l'Algérie française s'inscrit dans une politique globale envers les rapatriés dans une ville où la communauté Pieds-Noirs est l'une des plus importantes de France (25000 personnes en 1977 dans la ville), notamment depuis la construction ex nihilo du quartier de La Paillade, initialement destiné à accueillir le flux des nouveaux arrivants par son prédécesseur à la mairie de Montpellier, François Delmas. La prise en compte de ce vote pied-noir serait l'un des éléments de ses victoires successives depuis 1973 et s'explique par un soutien aux associations liées aux pieds-noirs, la construction d'une Maison des rapatriés, le recrutement dans des emplois municipaux, un accès facilité aux logements, la création d'un musée de la France en Algérie, etc.

Ainsi, il prend sur sa liste aux municipales de 1977, Guy Montero, ancien officier de la Légion étrangère condamné pour appartenance à l'OAS, après lui avoir confié son service d'ordre pour ces élections. En 1982, il met en berne tous les drapeaux de la ville quand Claude Cheysson, ministre des Relations extérieures (affaires étrangères) de François Mitterrand, vient s'incliner à Alger devant la tombe des « combattants du FLN »3.

Maire de Montpellier [modifier]

Avec pour objectif un développement de la ville de Montpellier, il engage celle-ci dans une série de grands travaux. Georges Frêche se targue souvent d'avoir fait exploser la population de la ville, citant par exemple un passage du 25e au 8e rang national5 au cours de son mandat. Mais, en réalité, la plus forte croissance a lieu dans les années 1960, bien avant son premier mandat, suite à l'arrivée des Pieds-Noirs et d'IBM: ainsi en 1975, soit 2 ans avant son premier mandat, Montpellier était déjà la 13e ville de France avec 191 000 habitants[réf. nécessaire].


Conseil régional du Languedoc-Roussillon [modifier]

Au niveau régional, sa carrière politique est marquée par une opposition conflictuelle avec Jacques Blanc (UDF, puis UMP), président du conseil régional du Languedoc-Roussillon. Frêche échoue à devenir président de Région en 1998 après l'alliance entre les conseillers régionaux de droite et ceux du Front national lors de l'élection du président du conseil régional, Jacques Blanc. Cependant, en mars 2004, sa liste d'union de la gauche arrive première au second tour de l'élection régionale en Languedoc-Roussillon. Pour éviter le cumul des mandats, il laisse la mairie de Montpellier à une de ses proches, Hélène Mandroux.

Des conflits avec l'opposition régionale de droite éclatent rapidement, à propos d'annulations de subventions et de la volonté de M. Frêche d'ajouter le nom de la région historique Septimanie au nom de la région. Le 14 avril 2005, suite au rejet populaire du terme Septimanie pour rebaptiser la région, il transforme le projet en marque commerciale « Septimanie, la griffe du soleil », et lance une grande campagne publicitaire pour promouvoir ce nom et les produits de la région. Le 23 septembre 2005, il annonce renoncer définitivement à rebaptiser la région car « 95 % des gens sont pris d'un fol amour pour le (nom) Languedoc-Roussillon »8. Il lance alors une marque ombrelle « Sud de France » pour promouvoir les produits agroalimentaires, les fruits et légumes et les vins du Languedoc-Roussillon au niveau national et à l'international, qui rencontre le succès, mais le poids de cette « surcommunication », grévant en 2009 10% du budget régional selon l'opposition, est contesté9.

Pour cette nouvelle politique régionale, Georges Frêche a décidé d'augmenter de 80% le taux de la taxe sur le foncier bâti et de la taxe professionnelle la première année9, pour pouvoir lever un budget de 765 millions d'euros (contre 554 millions en 2004) destiné à financer une rénovation des trains régionaux, entretenir ou construire des lycées, consolider les digues du Rhône qui ont montré leurs faiblesses pendant l'hiver 2003, aider au financement des logements sociaux et étudiants, et aider les personnes âgées et handicapées. Au sujet de l'augmentation de la fiscalité locale, il répond : « … n’est-ce pas le B-A-BA de la politique ? Deux ans d’impopularité, deux ans de calme, deux ans favorables avec des fleurs et des petits oiseaux, et vous êtes réélu : tout cela est d’une facilité déconcertante. »10. Le taux d'évolution moyen des impôts régionaux en Languedoc-Roussillon affiche la plus forte hausse au niveau national : une hausse de 90 % entre l'accession au pouvoir de Frêche et 200911.

Les premières décisions votées par le conseil régional sont :

  • La gratuité des livres et des équipements pour tous les lycéens et les apprentis
  • La revalorisation des indemnités des stagiaires
  • Le lancement d'une politique à destination de la jeunesse : forums Septimania 15-25 ans dans les grandes villes de la région, portail internet, Conseil régional de la Jeunesse. 12

Durant son premier mandat, le conseil régional construit 5 lycées et en lance 3 autres, modernise le réseau des TER, inscrit l'université de Montpellier dans le plan Campus des pôles d'excellence internationale, et cofinance le contournement de Nîmes et de Montpellier par la LGV Méditerranée9.

En 2007, avec la présidence de la Communauté de travail des Pyrénées (CTP), il participe à de nombreux sommets européens, notamment àSaragosse où il s'affiche comme un porte-parole du Sud de la France.

En 2008, la Région Languedoc-Roussillon soutient la réussite du projet national campus pour les universités de Montpellier, la création d'Aqua Domitia, réseau hydraulique régional, le financement de la ligne à grande vitesse Perpignan-Nîmes.

En 2010, il est réélu à l'issue du deuxième tour des élections régionales avec 54,19% des voix, soit 44 sièges sur les 67 (13 allant à l'UMP et 10 au FN). Il meurt la même année, le 24 octobre.

Il décède le 24 octobre 2010 dans le sud de la France.

Synthèse des mandats et fonctions [modifier]

Controverses [modifier]

Georges Frêche laisse rarement indifférent, entre ses réalisations concrètes, sa façon de prendre des décisions et ses propos tantôt outranciers, tantôt jaurèsiens. Parfois surnommé le « Le Pen de gauche »14, il a, selon Jacques Molénat4, « l'art d'embrasser au gré des publics tout le kaléidoscope idéologique de l'Hexagone. Il est capable de tenir ici un discours révolutionnaire, là gaulliste, ailleurs libéral,jaurèsien et même lepéniste, dans le sillage, pour cette dernière variante, de son adhésion profonde à la cause pied-noir. »

Georges Frêche a une habitude de la recherche du bon mot cynique en public. Il commente la vie politique régionale et nationale sur le même ton lors des réunions des conseils élus. Ces séances sont plus souvent animées de polémiques avec l'opposition, qui vote généralement toutes les affaires des différentes conseils, que de débats sur les questions délibérées.

Le 11 février 2006, à l'occasion d'un dépôt de gerbe devant la stèle de Jacques Roseau, porte-parole d'un mouvement pied-noir assassiné en1993, il est pris à partie par un groupe de harkis récemment passé à l'UMP et répond à ce groupe :

« Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l'armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez15! »

Dans un document largement diffusé par les médias, on l'entend traiter des harkis sympathisants UMP de sous-hommes. Selon lui, ceux-ci se seraient rendus à une cérémonie organisée par le maire UMP de Palavas. Le discours était enregistré par un journaliste de L'Hérault du Jour 16, aux côtés de Jack Lang qui affirme n'avoir « pas entendu » ces propos. Cette polémique intervient dans un double contexte de débat au niveau national sur la loi française du 23 février 2005 (dont Georges Frêche a pris la défense) et au niveau local l'élection cantonale partielle du sixième canton dans lequel l'électorat « rapatrié » et, à moindre titre harki, est déterminante.

Georges Frêche a par la suite présenté ses excuses17 tandis que ces propos sont condamnés dans sa propre majorité (avec laquelle il entretient depuis longtemps une relation tendue), par Maryse Arditi (les Verts) et Jean-Claude Gayssot (PCF), qui démissionne de la vice-présidence du conseil régional. Jean-Claude Gayssot retire ensuite sa démission suite aux explications fournies par Georges Frêche18.

Le 28 février 2006François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste le suspend des instances nationales du parti en attendant son passage devant la commission nationale des conflits19.

Mis en examen en mars 2006 pour injures à caractère racial, il est relaxé le 13 septembre 2007 en appel ; la Cour d'appel estimant que « les propos ne s'adressaient d'aucune manière à la communauté harkie mais à deux individus ».20

En juillet 2007, l'Agrif porte plainte contre Georges Frêche21 pour « provocation antisémite et anti-libanaise », prononcée le 24 juin 2007 : il avait notamment déclaré avoir fait de Montpellier « une zone libérée d’Eretz-Israël »22. Cependant, il faisait également part dans ce discours de son amitié pour l'État d'Israël, et se réjouissait que « la France ait élue au suffrage universel direct [...] un Juif président de la République ».

En novembre 2005, lors de l'inauguration d'une médiathèque de Montpellier, il se demande si ce n'était pas « les flics qui, comme en mai 1968, mettent le feu aux bagnoles ». Le ministre de l'Intérieur d'alors, Nicolas Sarkozy, le poursuit pour avoir émis cette supposition, et saisit le ministre de la Justice afin qu'il engage les poursuites. Georges Frêche est relaxé en première instance par le tribunal correctionnel deMontpellier. Mais le parquet ayant fait appel, et requis en première instance une amende de 5 000 euros, il est finalement condamné le11 septembre 2007 par la Cour d'appel de Montpellier à une amende de 1 500 euros pour diffamation à l'encontre de la police. Son avocat, Me Gauer, a laissé entendre que son client allait se pourvoir en cassation et même pourrait aller jusque devant la Cour européenne des droits de l'homme23. L'arrêt de la cour d'appel a été cassé sans renvoi le 17 juin 2008, la cour ayant à tort condamné Georges Frêche, pour diffamation envers une administration publique, sur la base de propos autres que ceux figurant dans le réquisitoire introductif2425.

Georges Frêche est invité dans l'émission de Laurent RuquierOn n'est pas couché du 17 novembre 200726 afin de promouvoir son nouveau livre, Il faut saborder le PS. Les images concernant les harkis sont rediffusées, et les deux chroniqueurs de Ruquier, Éric Naulleau et Éric Zemmour, n'hésitent pas à parler de manipulation médiatique, les images montrant clairement que Frêche s'adressait, avec virulence, à deux hommes en particulier, et non à une communauté. Devant la ministre Rama Yade, Frêche s'explique sur la question des noirs en équipe de France, assurant qu'il voulait « attirer l'attention sur le fait qu'il y a d'autres moyens de s'en sortir », et insistant sur les formations que proposent ce qu'il appelle les lycées de la seconde chance. Selon lui, il a été victime d'un lynchage médiatique « des médias de gauche » qui ont isolé une phrase dans son discours, idée reprise par Zemmour, journaliste au Figaro. Il dit à ce propos : « Je suis un vieux modèle de l'époque de Mitterrand. Il me faut plusieurs phrases pour m'exprimer, et dans la société dans laquelle on vit, il faut être synthétique, tout dire en une phrase ou deux. »

Le 16 janvier 2008, il crée à nouveau une polémique en déclarant vouloir racheter une statue de Lénine (actuellement à Seattle) et la faire ériger sur une des places de Montpellier, après les élections municipales27. Il justifie sa position par la « dépolitisation de la société » et déclare : « L'installation d'une telle statue va-t-elle interpeller la jeunesse sur l'histoire politique ? Et peut-être qu'un jour, nous aurons aussi à Montpellier une statue de Mao. Et puis celle du général de Gaulle »28. Deux ans plus tard, il inaugure les statues de Lénine, de Gaulle, ainsi que celles de Winston ChurchillFranklin Delano Roosevelt et Jean Jaurès, sur une place baptisée « place du XXe siècle », qui devait à l'origine accueillir une salle de spectacle. S'ensuivront celles de Mao ZedongGolda MeirNelson MandelaGamal Abdel Nasser etMohandas Karamchand Gandhi fin 2011-début 2012. L'opposition de droite dénonce le coût de cette opération (1 810 000 euros provenant de la communauté d'agglomération), tandis que Les Verts menacent de déboulonner les statues29.

Fin janvier 2010, une nouvelle polémique surgit, suite à des propos qu'il a tenus, le 22 décembre 2009, en réponse à Laurent Fabius qui, deux jours avant dans l’émission “C Politique” sur France 5, avait déclaré qu’il ne serait pas sûr de voter Frêche s’il était languedocien. Lors, donc, du Conseil de la Communauté d’agglomération de Montpellier ce 22 décembre 2009, Frêche renvoie la politesse : « Si j’étais en Haute-Normandie, je ne sais pas si je voterais Fabius. Je m’interrogerais. Ce mec me pose problème. Il a une tronche pas catholique. Mais ça fait rien, peut-être que je voterais pour lui, mais j’y réfléchirais à deux fois. » Le 28 janvier 2010, Georges Frêche a adressé une lettre à Laurent Fabius, l'assurant que l'expression « tronche pas catholique » qu'il lui a appliquée, n'avait pas de « connotation religieuse » tout en ajoutant « Tu connais depuis longtemps mon amitié pour Israël. L'action que j'ai conduite en faveur de la communauté juive en porte le témoignage »30. La veille dans une interview il précisait que « L'expression que j'ai utilisée signifie ne pas avoir confiance en quelqu'un et cela fait vingt-cinq ans que je me méfie de Laurent Fabius »31. À la suite de ces propos soupçonnés d'antisémitisme dont se défend l'auteur,Martine Aubry demande à Hélène Mandroux, maire socialiste de Montpellier, de constituer une liste rassemblant des socialistes et des écologistes pour les élections régionales de mars 2010 dans le Languedoc-Roussillon32 ce que celle-ci accepte33. La liste de Georges Frêche est cependant largement devant la liste d'Hélène Mandroux à l'issue du premier tour des  régionales (34,2% des voix contre 7,7%).

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 11:23

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Communiqué de l'intersyndicale de l'Université de Perpignan

(syndicats de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche des Fédérations CFDT, CGT, FSU, UNSA)

 

L'Assemblée Générale réunie à l'appel de l'intersyndicale a adopté l'action de mobilisation suivante contre la « réforme » des retraites 

pour la journée du vendredi 22 octobre :

Débrayage d'une heure dans l'ensemble des catégories de personnels de l'UPVD pour un " sit in " de 11 heures à 12 heures devant l'entrée 

de l'Université sur l'avenue Paul Alduy. La communauté universitaire de l'UPVD fera connaître son opposition à la « réforme » actuelle de 

la retraite tant dans sa méthode que dans son contenu. Elle se joindra aux nombreux appels à la suspension ou au retrait de cette réforme 

afin que soient enfin ouverts des négociations.

Une conférence de presse est proposée à 11 heures 45 sur le point de rassemblement des personnels de l'Université.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 17:29

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Le site d’information Médiapart affirme jeudi 14 octobre que la réforme des retraites pourrait favoriser les intérêts du groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n’est autre que Guillaume Sarkozy, le frère du chef de l’Etat.

Selon Médiapart, la réforme "va conduire à l’asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propice à l’éclosion de ces grands fonds de pension qui n’étaient pas encore parvenus à s’acclimater en France, à quelques rares exceptions près". Parmi les opérateurs privés d’ores et déjà sur les rangs, figure le groupe Malakoff Médéric.

Des alliés puissants

"Il ne s’agit pas que d’une coïncidence. Mais bien plutôt d’une stratégie concertée en famille", écrit Médiapart, "l’un assèche les régimes par répartition tandis que l’autre pose les fondements du système par capitalisation". Le site ajoute : "Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l’occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l’Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile."

"Cette société n’aurait jamais vu le jour sans l’appui de l’Elysée", écrit Médiapart. En effet, la Caisse des dépôts et consignations est une institution publique présidée par un parlementaire. Pour sa part, la Caisse nationale de prévoyance (CNP) est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque postale et du groupe Caisses d’Epargne, lui-même présidé par François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée.

En outre, la Caisse des dépôts gère le Fonds de réserve des retraites. "Pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation?", demande Médiapart. "Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l’Etat?"

L’enjeu n’est pas mince. Le marché pourrait représenter "40 à 100 milliards d’euros" : en fonction de l’aspect final de la réforme, les Français connaîtront une baisse plus ou moins considérable du taux de remplacement, c’est-à-dire du montant de la pension rapporté au salaire, et donc se précipiteront sur les systèmes de retraite complémentaire. Médiapart publie notamment un "business plan" confidentiel, qui fixe pour objectif une part de marche de "17%" d’ici dix ans.


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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 10:24

buvard.

Les emplois-buvard*

 

Les anthropologues ont souligné à l'envi que le pourtour de la Méditerranée est marqué par une tradition clientéliste bien établie. La pratique consacrée consiste à dépasser les aléas et les vicissitudes des clivages politiques en se constituant un matelas de voix qui soit acquis en toutes circonstances électorales, un apport a priori qui assure d'obtenir à coup sûr des majorités dans toutes les situations politiques. Les célèbres emplois municipaux (plus généralement des collectivités territoriales) sont les emblèmes consacrés de cette tradition vécue par beaucoup comme une fatalité. Une tradition qui n'est pas sans conséquences … on peut le constater sous nos fenêtres…

 

 

D'abord c'est mieux que le chômage …

 

Ces emplois, quel que soit le jugement moral que l'on porte sur les conditions de leur attribution doivent être considérés en tenant compte de leurs effets pratiques c'est-à-dire comme une sorte de traitement social du chômage spécifique à la région. En répondant à une nécessité sociale habituellement couverte par les prestations sociales, ils trouvent une justification en contribuant objectivement à l'absorption de la pauvreté et au maintien de pans entiers de la société dans le secteur protégé. D'où leur qualification d'emplois-buvard. Du point de vue comptable ils génèrent un transfert de charges du contribuable national vers le contribuable local. Le pouvoir local a tout loisir d'en fixer le niveau en fonction des difficultés prévisibles des échéances électorales. Il n'est pas rare que celles-ci soient précédées de recrutements massifs. Plus le doute plane sur le maintien du pouvoir en place plus on recrute …

 

Des dynasties municipales élargies

 

La notion de dynastie prévaut souvent au niveau du pouvoir municipal. "Maire de père en fils", Perpignan connait cette chanson et la cohorte des employés municipaux qui collaborent à son maintien n'est pas étrangère à son maintien. On peut même observer une amusante résonnance entre la dynastie du sommet et le renouvellement de la cohorte des emplois municipaux au sein de certaines familles ou le fils ou la fille héritent de l'emploi du père ou de la mère avec des extensions fréquentes aux parents et alliés. Les familles nombreuses sont particulièrement recherchées car elles maximisent l'investissement. La reconnaissance du ventre se transmet de génération en génération et dans ces familles on ne fait pas de politique ou plutôt on fait exclusivement celle de l'élu en place, de quelque étiquette qu'il soit. On fait aussi sa campagne et on lui fait la claque au moment des vœux de fin d'année…

 

Pléthore et incompétence

 

Certes si on est rentré dans une collectivité territoriale avec un diplôme de beau-frère on n'est pas le plus qualifié a priori pour toutes sortes d'emplois. Heureusement il peut advenir que le contraire soit vrai et que la bonne volonté et la formation sur le tas produisent leurs effets. Cependant la qualité générale du service en pâtit et surtout on reste loin de l'optimum en traînant des pesanteurs rédhibitoires qui plombent durablement les budgets. Car pour un beau-frère incompétent recruté il faudra obligatoirement recruter une personne compétente pour faire le boulot …

 

*cette heureuse expression m'a été suggérée par Nicolas Caudeville

 

 

Robert Marty

Blog "Signes du temps, enquêtes sur le sens commun" : http://robertmarty.unblog.fr/ 

Tous sites personnels :http://perso.numericable.fr/robert.marty/index.htm

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 23:39

Les travaux de la place Cassanyes sont-ils illégaux ?

olivier amiel

Au-delà de l'inopportunité sociale et économique des travaux de la place Cassanyes (avec notamment la destruction définitive des baraques) qui méprisent un projet issu d'une concertation entre riverains, commerçants et élus... Ils pourraient être illégaux.

 En effet, par courrier en date du 7 juin, j'ai demandé au Préfet de me fournir une copie de l'Autorisation Spéciale de Travaux de l'Architecte des Bâtiments de France et du dossier correspondant. Dans un secteur sauvegardé comme le Centre historique perpignanais, le dossier doit obligatoirement être transmis pour avis.

 Ma demande étant restée lettre morte, j'ai saisi la Commission d'Accès aux Documents Administratifs (CADA) qui lors de sa séance du 23 septembre a émis un avis favorable concernant ma requête, la Préfecture étant enjointe de me transmettre le dossier, si tant est qu'il existe...

 Car, de deux choses l'une : si l'Architecte des Bâtiments de France a été saisi, mais a gardé le silence à l'expiration du délai d'un mois, les travaux sont légaux. Cependant, s'il n'a pas été saisi, les travaux sont illégaux.

 

À suivre...

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 14:53

Numériserperpignanvilledavenir-1.jpg

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-entretien-avec-dominique-sistach-politologue-suite-et-fin-52950281.html

Ici, ça longtemps qu'on essaie de s'y coller à "Comprendre Perpignan" plus pour Champollion de décrypter la pierre de rosette.Mais comme le disait Jean-Patrick Capdevieille: "Quan tu es dans le déser depuis trop longtemps..." On a même demandé à plein de gens, comme l'économiste Henri Solans, l'historien Nicolas Lebourg,,etc. Un de nos témoin récurant, créateur de l'université populaire de Perpignan, etc Dominique Sistach ("La postmodernité transfrontalière du commerce sexuel en Catalogne :des « clients » dans un espace sans-frontière") participe pour la troisième reprise avec les éditions du trabucaires à une entreprise de cartographie mentale de notre territoire, ce vendredi 15 octobre de 14 heure à 18h, 11 traverse de Pia 66000 Perpignan

 

ÉDITO

COMPRENDRE,

AGIR... ET RÉSISTER

Avec cette troisième édition des

rencontres « COMPRENDRE ET AGIR »

dont la formule a été initiée en octobre 2005

– quatre mois après les « événements de

Perpignan» – et a été reconduite en mai

dernier, la collaboration originale entre un

éditeur – Éd. Trabucaire – et des acteurs

soucieux de partager une réfl exion sur le

fonctionnement de la société locale prend le

rythme souhaité de rendez-vous réguliers.

Comme le rappelait le précédent édito

qui évoquait la nécessité de voir s’organiser

ici des espaces de production d’intelligence

collective : « Il importe de gagner en

lucidité, d’identifi er et de caractériser

les enjeux qui nous concernent – qu’il

s’agisse des effets de la mondialisation

qui façonne aussi ce territoire au coeur des

espaces catalans ou bien des spécifi cités

du fonctionnement interne qui bloquent

toute évolution dynamique. »

La rencontre du 28 mai 2010 a été

centrée sur la mise en évidence des

mécanismes ségrégatifs qui pèsent de

plus en plus fortement sur ce territoire et

qui y renforcent les discriminations et les

phénomènes de repli. Le constat du recul

progressif de la mixité sociale dans les

établissements scolaires perpignanais a

été, à cet égard, révélateur de l’étendue des

dégâts (voir p.9 le texte de J-Luc Panek).

La prochaine rencontre du vendredi 15

octobre, qu’annonce cette plaquette, tentera

d’élargir la focale de notre analyse en

éclairant l’inscription de notre territoirefrontière

dans les grandes mutations

économiques et sociales qui travaillent le

large pourtour méditerranéen auquel nous

appartenons.

L’ouverture de la rencontre sera

faite par David Giband qui introduira

la problématique de la frontière dont

l’importance pour notre territoire

départemental, justifi e que lui soient

consacrées deux rencontres successives,

celle du 15 octobre et la suivante en

mars 2011. La réfl exion et les échanges

s’appuieront ensuite sur les travaux

d’Alain Tarrius qui conduit actuellement

une recherche pour le Plan Urbain sur les

nouveaux cosmopolitismes migratoires.

Suivra enfi n une intervention de Dominique

Sistach sur l’aspect transfrontalier du

commerce sexuel en Catalogne. Un débat

ouvert suivra ces interventions.

Pour terminer la proposition de constitution

d’un groupe d’enquête formé de participants

volontaires sera exposée (voir encadré ciaprès).

Nous vous attendons au moins aussi

nombreux que lors des précédentes éditions

à cette rencontre du 15 octobre. Vous

trouverez ci-après les textes de présentation

des différentes interventions prévues.

Nous ne pouvons clore cet édito sans

évoquer les scandaleuses prises de position

qui ont fait la une de la presse cet été : du

discours de Grenoble prononcé par le chef

de l’État aux prises de position subalternes

qui ont suivi (et relayées jusqu’au niveau

local), nous avons assisté à une offensive

À LIRE PAR AILLEURS

– Invention sécuritaire et violence pure : appel à une éthique de la résistance

Par Pascal Maillard

Article publié le vendredi 27 août 2010

– http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/260810/invention-

securitaire-et-violence-pure-appel-un

– Ville, école intégration, actualité: http://www.cndp.fr/revueVEIactu/360/360Imp.pdf

frontale, assumée et décomplexée contre

le socle de valeurs de la République. Dans

un contexte où se développent depuis des

années, comme nous le soulignions en

mai dernier, les mécanismes ségrégatifs et

discriminatoires ainsi que les mises à l’écart

des populations des quartiers populaires, des

supposés étrangers et de toute une partie de la

jeunesse, les propos tenus au plus haut niveau

ne peuvent que venir renforcer chez nos

concitoyens ainsi visés le sentiment profond

d’une inégalité de traitement et favoriser une

profonde amertume et les phénomènes de

repli dans l’entre soi.

Des propos sur le karcher au discours de

Grenoble nous assistons à la consolidation

par touches successives d’une politique

basée sur l’insécurité et la xénophobie

d’État. Devant cette politique le devoir des

citoyens démocrates qui ne veulent pas céder

à la peur, à l’indifférence ou au fatalisme est

très clairement « d’entrer en résistance1 ».

Jean-Paul CARRERE Professionnel du

développement social

David GIBAND Géographe

Dominique SISTACH Juriste et Sociologue

Alain TARRIUS Sociologue

1 Selon la formule de Pascal Maillard Professeur

agrégé à l’Université de Strasbourg in Médiapart 27

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