Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 22:11
Perpignan / L Aliot nouveau maire: le nommé centre d'art Walter Benjamin ! par Nicolas Caudeville et Jordi Vidal

Les batailles perdues se résument en deux mots : trop tard.

Douglas MacArthur

L'élection du RN sans étiquette Louis Aliot à la mairie de Perpignan
dimanche dernier génère encore des répliques : dès avant, dès le
début, et peut être même jusqu'à la fin, on lui a supposé, on lui
suppose, on lui supposera des intentions maléfiques (jamais
dédiabolisé) pour tout et spécifiquement pour la culture. Peu de gens
se sont manifestés lorsque le maire républicain Jean-Marc Pujol a fait
fermer l'école des beaux-arts qui avait prés de 100 ans
http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/perpignan-si-le-fn-voulait-fermer-l-ecole-des-beaux-arts-vous-auriez-hurle-par-nicolas-caudeville.html.
Silencieux encore lorsque le même Jean-Marc Pujol fit fermer le centre
d'art Walter Benjamin créé par Jordi Vidal alors directeur de la
culture de la ville de Perpignan (centre inaugurée le 12 octobre 2013
voir vidéo plus bas). Et Aliot maire veut rouvrir l'école des beaux
arts et le centre Walter Benjamin. De beaux esprits vivant loin dans
les Albéres à 2 pas du chemin où Walter est mort, se sont émus qu'un
maire issu de Satan, puisse rouvrir ce lieu dont il semble que ces
personnes soient les ayants droit du philosophe avec exclusive, et
qu'ils s'arrogent le droit de distribuer dignités et les indignités
quant au droit de passage sur les chemins de Walter Benjamin. Le tout
s'est coagulé dans une pétition reprise par Médiapart, et à laquelle
se sont ajoutées des indignations d'intellectuels parisiens
https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/030720/si-l-ennemi-triomphe-meme-les-morts-ne-seront-pas-en-surete

«Si l’ennemi triomphe, même les morts ne seront pas en sûreté…»
Rien que ça, parce que Louis Aliot Satan l'habite!
Avant de s'emballer sur la légitimité ou pas de ré-ouvrir le centre
d'art (parce que :"« Il est urgent d’arracher le nom de Walter
Benjamin – pour le mettre en sûreté – des mains de l’extrême droite et
de tous ceux qui réécrivent l’histoire »), il faut revenir aux
origines du centre et à la pensée stratégique de son créateur qui a
prévalu pour son érection...un texte

 
 

 

de la survie des beaux-arts au centre d’art contemporain Walter benjamin

Par Jordi vidal

Il m’a toujours semblé, pour répondre à une offensive ennemie, que la meilleure des stratégies ne découlait pas seulement de l’analyse des positions, des forces en présence et de l’action prévisible qui en découlait, mais dépendait, aussi, d’une prise en compte d’éléments extérieurs, même si ces éléments pouvaient sembler irrationnels et sans lien direct avec les conditions réelles du conflit. C’est en ne réduisant pas l’offensive aux seules conditions qui nous sont imposées (ou que nous nous imposons sans en avoir conscience), que nous pouvons, sinon l’éviter, du moins la contourner. Dans tout conflit, il faut refuser que la riposte soit circonscrite aux positions respectives des adversaires ; s’imposer de telles limites équivaut à se placer soi-même en situation d’échec. La riposte doit contenir une proposition, une zone de repli, une feinte, un leurre, un contournement qui échappe aux conditions initiales du conflit.  

Perpignan 2010 à 2014

En 2010, l’école d’art de Perpignan, la heart survivait avec son second cycle : une vingtaine d’étudiants sur deux ans ; s’en tenir à ce constat pour déterminer les conditions de l’affrontement futur, c’était légitimer une décision déjà prise par la Ville et la drac (Direction Régionale des Affaires culturelles: la fermeture de l’école. Il s’agissait bien moins de réfuter une telle l’hypothèse, que de l’ignorer. Comment aurions-nous pu nous soumettre à une telle décision, puisque pour nous, selon notre conception tactique, elle n’avait même pas été envisagée ? Notre riposte devait donc être dirigée vers l’extérieur et non vers l’intérieur : le théâtre des opérations devait quitter Perpignan, du moins pour un temps. Il me fallait impérativement obtenir le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication à Paris ; Ministère que je n’ai jamais confondu avec la drac. Un effet pervers de la décentralisation a été de « délocaliser » en strates régionales innombrables les attributs du pouvoir parisien, et bien plus les incompétences que les moyens financiers. Si certains conseillers de la drac Languedoc-Roussillon sont remarquables — je songe ici à Florence Caudrelier et Jean-Pierre Bezombes — rien ne nous dit qu’il en sera de même de leurs successeurs, ni même qu’ils auront des successeurs. À la culture comme ailleurs, il n’existe plus de continuité du service public. Lorsque l’ancien conseiller aux arts plastiques (en charge des écoles d’art), Jean-Christophe Royoux, a quitté le Languedoc-Roussillon pour la région Centre, si Catherine Dumon lui a succédé après avoir été sous ses ordres, est-ce sa faute à elle ? N’est-ce pas plutôt celle d’un système ? Le relevé de sa subordination à la seule sphère d’influence montpelliéraine reflète, celui bien plus tragique, de son Ministère de tutelle aux seules normes du Marché.

Pour impliquer plus directement le Ministère au sein de la heart, pour qu’il ne puisse rien ignorer des conditions qui nous sont faites, je décide de répondre à son appel à candidatures pour des projets de recherche. Celui que je rédige met en perspective le cern de Genève (boson de Higgs), Gabriele Veneziano (théorie des cordes), l’artiste contemporain Gianni Motti, les philosophes Walter Benjamin et Søren Kierkegaard, la critique de l’expertise et la pataphysique. (1) Pour l’année 2011, sur les cinquante huit écoles supérieures d’art françaises, quatre projets sont retenus, dont le mien que la heart va pouvoir développer sur trois ans.

–––––––––––––––––––––––––

(1) Mon projet s’intitule : « étant donnés... le temps, l’histoire et la mémoire, la physique des particules, les flux informatifs, les images dialectiques... » Il porte comme sous-titre : « Mise en place d’un dispositif expérimental basé sur le hors-champ (relevant du style documentaire), l’aléatoire (relevant de l’imaginaire poétique), l’expérimentation (relevant de l’art), la mise en perspective critique et théorique (relevant d’une approche transversale de la recherche, au sens très précis de la bibliothèque de Aby Warburg) ».  Titre et sous titre sont complétés par cette énumération : « Soit l’écrivain Thomas Pynchon qui se cache, comme le boson de Higgs. Soit le physicien Ettore Majorana qui a disparu, comme le peuvent certaines particules dans la théorie des cordes. Soit le retour attendu du docteur Faustroll. »

Fin octobre 2013, je rédige et adresse au Ministère mon rapport final. Il est intitulé : « Campagne de 2011 à 2013 (de la heart à la Direction de la Culture de Perpignan) ». On peut y lire : Le compte rendu final sur un projet de recherche peut prendre des formes diverses : lénifiantes, attendues ou surprenantes. Il arrive, le plus souvent, que la conclusion soit dans la simple continuité de l’énoncé du projet ; il arrive quelquefois que des résultats singuliers et imprévus soient atteints ; il arrive, bien plus rarement, qu’un projet de recherche change radicalement les conditions de vie de ses participants et en vienne à modifier les conditions existantes dans lesquelles s’est développé ce projet. On peut dire du projet de recherche Étant donnés… qu’il a changé la heart et qu’il commence à modifier la ville même de Perpignan.

À partir d’une situation de repli et d’une école d’art que la plupart des observateurs considéraient déjà comme « un cadavre » (conséquence d’une logique économique dont nous pouvons tous mesurer les effets dévastateurs), nous sommes parvenus à sauver une nouvelle fois l’école et à mener une contre-offensive qui commence à modifier le rapport de l’art et de la culture à Perpignan.

« Nous n’avions en notre faveur aucun avantage stratégique, sinon un nouvel état d’esprit qui s’est développé par la suite de manière tactique. En bref, nous n’avions plus rien à perdre et nous n’avions plus peur. Carl Von Clausewitz note : « Si nous allons plus loin dans ce que la guerre exige de ceux qui s’y consacrent, nous rencontrons, dominante, la puissance intellectuelle. La guerre est le domaine de l’incertitude. Les trois quarts des éléments sur lesquels se fonde l’action flottent dans le brouillard d’une incertitude plus ou moins épaisse. C’est donc dans ce domaine plus qu’en tout autre qu’une intelligence fine et pénétrante est requise, pour discerner la vérité à la seule mesure de son jugement. »

Il s’agissait donc, de manière collective et volontariste, de faire un pari positif sur l’avenir, au moment même où tous les instruments de communication nous certifiaient que demain serait pire qu’aujourd’hui. Pour moi, si un autre monde est possible, c’est en s’opposant à deux types d’idéologies : celle qui ne pense qu’au seul profit issu de la spéculation financière, et celle des idéologues de la décroissance qui valide la victoire de l’hypercapitalisme en organisant le renoncement à toute richesse, serait-elle une richesse non-marchande. Il m’a toujours semblé que la production de biens, de services, d’habitats devait s’accompagner d’un supplément d’art et d’une nouvelle formulation de la dépense somptuaire : un au-delà du seul profit au nom d’une création artistique appliquée à tous les domaines de la vie quotidienne, aujourd’hui colonisée par les marchandises et les dispositifs médiatiques et politiques de déréalisation.

Avec Étant donnés… nous avions fait le pari de l’incertitude, de l’entropie, de la physique quantique, de la pataphysique et de la critique acerbe de l’expertise. Nous entendions redéfinir les termes de la recherche appliqués aux écoles d’art, dans ce qui rattache celles-ci à l’enseignement supérieur. Ceci explique en partie le croisement improbable, mais riche de sens, de Gianni Motti et de la théorie des cordes ; de Thomas Pynchon et Walter Benjamin ; de Ettore Majorana et Aby Warburg.

Quand le projet de recherche fut rédigé, l’école de Perpignan était menacée une nouvelle fois. Il nous fallait donc réagir très vite. Nous l’avons fait en organisant notre contre-attaque sur deux fronts. D’abord, en rédigeant avec l’Université de Perpignan, en la personne de Francesca Caruana, un projet de Master conjoint qui devait répondre aux singuliers critères de l’aeres ; ensuite, en envoyant au Ministère de la Culture et de la Communication le projet de recherche Étant donnés… qui, de manière très contradictoire et dialectique, était pensé comme une critique de la doxa de l’aeres ; tout en conservant une vraie cohérence, une rigueur et un système référentiel, il répondait bien moins aux directives de l’Université issue des accords de Bologne, qu’aux attentes et aux aspirations de l’enseignement artistique expérimental dans les écoles supérieures d’art.

Avec notre vingtaine d’étudiants, selon l’expression consacrée, la messe semblait dite. Nous avons reçu, à l’inverse de tous les mauvais pronostics, une notation A par l’aeres : nous sommes parvenus à convaincre les experts de l’agence, que le rond que nous leur montrions était bien le carré qu’ils attendaient et croyaient voir. (1)

Le premier résultat de la validation par l’aeres — sur laquelle nous avons massivement communiqué — a été de négocier auprès de la municipalité le retour d’une première année. Nous l’avons obtenu. Placer son pied pour empêcher la porte de se refermer est un exercice dont il convient de savoir mesurer la portée… Par la suite, pour obtenir l’accord du Maire sur le retour d’une seconde année, nous nous sommes engagés à sortir l’école de ses murs et à développer sur toute la Ville des actions artistiques et culturelles à « forte résonance médiatique » (2)

–––––––––––––––––––––––––

(1) Malheureusement, parce que la puissance bureaucratique se renouvelle sans cesse quelles que soient les circonstances, le cneser (Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche) refusera la mise en œuvre de notre master conjoint, au motif qu’un master universitaire n’est pas comparable à un diplôme au grade de master. Cette argutie juridique spécieuse et corporatiste nous empêchera de mettre en pratique cette validation : ce ne serait plus le cas aujourd’hui. Comme quoi, là comme ailleurs, dans nos sociétés frileuses et sans imagination, c’est avoir tort que d’avoir raison trop tôt. Yourcenar

(2) Nous avons organisé une série d’expositions de grande ampleur : À la recherche de l’Anti-Motti (sur deux cent cinquante mètres carrés au sein du Musée des Beaux-Arts Hyacinthe Rigaud), Principes d’incertitude (sur mille cinq cents mètres carrés au Couvent des Minimes), Un monde invérifiable (sur mille cinq cents mètres carrés, toujours au Couvent des Minimes), Entropia1 métamorphose(s) (sur deux mille trois cents mètres carrés entre le Couvent des Minimes et le nouveau Centre d’art contemporain Walter Benjamin). Nous prévoyons début 2014 une exposition Walter Benjamin : l’Ange de l’histoire qui se déroulera au Centre d’art contemporain Walter Benjamin.

Il était convenu qu’à Perpignan l’art contemporain n’aurait jamais de public. Nous avons contredit cette contre-vérité. Nos vernissages ont atteint les mille visiteurs et toujours dépassé les cinq cents. Ce qui ne s’était jamais vu à Perpignan en dehors du festival de photojournalisme Visa pour l’image.

Si le projet de recherche Étant donnés… était parvenu à quitter les limites de l’école pour se répandre sur la Ville et rencontrait un vrai succès public, il nous semblait que nous pouvions espérer, en retour, que la heart recouvre les cinq années de son cursus. C’est dans ce contexte de reconquête d’un territoire perdu que Maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, m’a contacté en juin 2012 pour me proposer la Direction de la Culture de la Ville. Je lui ai répondu que je souhaitais, avant de prendre ma décision, rédiger un projet personnel, et qu’il le valide. Ce projet s’organisait autour d’une mise en avant des arts plastiques et d’un redéploiement des compagnies de spectacle vivant installées tout aussi bien en ville que dans le département. Je proposais, par ailleurs, de transformer les huit cents mètres carrés du bâtiment annexe de la heart en un Centre d’art contemporain rattaché à l’école par un système de conventionnement : la municipalité avait prévu de vendre le bâtiment pour y installer des commerces. Par la suite, j’ai proposé que ce Centre d’art contemporain soit dédié à Walter Benjamin. J’expliquais dans mon projet, qu’à partir du redéploiement de l’art et de la culture dans un centre-ville totalement déshérité il était possible de développer, d’un point de vue psychogéographique, de nouvelles unités d’ambiance urbaines qui en modifieraient la sociologie. Le Maire a ratifié mon projet.

Lors d’une entrevue avec le Maire, j’ai insisté sur la nécessité de conforter l’école par le retour d’une troisième année : un premier cycle enfin complet. Le Maire a accepté ma proposition en souhaitant que l’école se limite à ce premier cycle. J’ai pensé qu’en cet instant il était inutile de poursuivre un combat pour le second cycle ; je considérais, qu’adossé à l’école d’art, le développement du Centre d’art contemporain favoriserait rapidement son retour. C’est ce qui s’est passé, encore plus vite que je ne l’imaginais, puisque moins d’un an s’est écoulé entre la décision de créer le Centre d’art contemporain Walter Benjamin et son inauguration le 12 octobre 2013 ; à cette date, la heart de Perpignan venait d’intégrer une quatrième année.

Lors d’une installation de l’école d’art au Muséum d’histoire naturelle, une vidéo montrait un étudiant jetant des bouteilles vides contre un mur où elles se fracassaient. Selon la physique quantique, rien n’empêche que l’une de ces bouteilles ne passe à travers le mur. C’est ce que nous avons fait à Perpignan. Nous sommes passés de l’autre côté.

J’espère avoir démontré par un exemple local, un peu à la manière de Paul‑Louis Courier s’adressant aux puissants depuis sa campagne, qu’il était possible d’obtenir certains résultats, en introduisant dans nos pratiques artistiques et culturelles un peu de stratégie et de culture historique.

Je conclurai ce rapport avec une nouvelle citation de Clausewitz : « C’est certainement un des principes les plus importants et les plus efficaces de la stratégie que de mettre séance tenante à profit un succès de quelque manière qu’on l’ait conquis, autant que les circonstances le permettent, car tous les efforts que l’on fait pendant que l’adversaire est dans cette crise, sont d’une efficacité bien plus grande que dans la suite. » Je pense que la définition de la recherche au sein des écoles supérieures d’art, dans ses rapports contradictoires avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, devrait s’en inspirer. 

Je me trouve dans le bureau de Michel Sitja, directeur de cabinet du Maire. Il aime jouer au chat et à la souris. En souriant, il me déclare : « Walter Benjamin, ce n’est pas bon comme nom pour un Centre d’art contemporain, ce n’est pas bon pour Perpignan. Qu’est-ce qu’il a fait, Walter Benjamin, pour Perpignan, pour le département, à part y mourir ? On aurait dû choisir quelqu’un d’autre, par exemple Pierre Restany. Quelqu’un d’ici, quelqu’un d’important dans l’histoire de l’art. » (Restany, le « théoricien » des « Nouveaux réalistes » est d’Amélie les bains, comme Sitja.) Je réponds : « Benjamin n’a rien fait de spécial pour Perpignan, au sens où tu l’entends, mais il a beaucoup fait pour l’humanité dans son ensemble, et donc aussi pour Perpignan. Nous lui devons de comprendre un peu mieux le XXe siècle. Mais c’est vrai qu’à Perpignan donner le nom de Walter Benjamin à un Centre d’art contemporain suppose de sortir la Ville de la pesanteur du localisme et de la tourner pour une fois vers l’universel. »

Jusqu’au bout la menace va peser sur la présence du nom de Walter Benjamin sur le fronton du Centre d’art. Tous les moyens sont bons pour l’empêcher : on invoque des ayants droits éventuels ; on alerte les services juridiques pour trouver la faille. Quelques heures avant le passage de la délibération au conseil municipal, je ne sais toujours pas si celle-ci ne sera pas retirée de l’ordre du jour, au dernier moment.

 

Lorsque Jean-Marc Pujol, le Maire de Perpignan m’a proposé de prendre en charge la Direction de la culture il m’a rappelé que j’étais parvenu à le convaincre, dans un climat toujours hostile à l’école d’art, du retour d’une seconde année, contre l’avis de son Directeur de cabinet Michel Sitja et d’un grand nombre d’élus. Il m’explique qu’il m’a trouvé convaincant. Il me parle de son grand-père qui se fiait à ses premières impressions pour juger un homme. Je sais qu’il prépare sa future élection. Il n’a pas été élu Maire, il a succédé à Jean-Paul Alduy qui a démissionné pour prendre la présidence de la Communauté d’agglomération.

Pujol est marqué à droite ; son image se confond avec les associations de Pieds-Noirs. Je représente pour lui la carte d’une ouverture calculée, qu’il envisage sans trop de risques. La liberté qu’il pourra m’octroyer sera compensée par un gain potentiel d’image. A ce moment, il est encore inconnu de la plupart des Perpignanais. Il développera pendant toute la campagne électorale des municipales de 2014 une stratégie de visibilité et de prise de parole systématique. Il sera le seul à parler au nom de la ville, pour que le nom de la ville se confonde avec le sien. Ce sera le début de sa conquête du pouvoir : il prendra la ville et deviendra Président de la Communauté d’agglomération. Les rapports entre Alduy et Pujol rappellent les anecdotes politiques entre certains amis de trente ans.

Après avoir fait sa proposition, Jean-Marc Pujol m’observe et attend. Il m’a parlé de son grand-père, je songe au mien : on n’échappe jamais complètement à ses racines. Il doit se douter des conditions de mon acceptation, et je suppose qu’il a prévu de les accepter. Tout tournera autour de la survie de l’École des Beaux-arts. Je souhaite que ma décision soit appuyée par un texte irréfutable. Je lui propose donc de rédiger un projet, très rapidement, et de lui soumettre. Sa réponse conditionnera la mienne. Je le rédige et lui soumet ; il valide mon projet : « Art et cultures en mouvement » ; j’accepte de prendre en charge la Direction de la culture. L’école des Beaux-arts est temporairement sauvée, je mettrai en pratique mon projet pendant les deux années que va durer mon action.

Lors de la discussion, je remarque l’intérêt que Pujol porte, tout comme moi, à la stratégie militaire. Nous en sommes surpris, l’un et l’autre. Je voyais en lui, au mieux un avocat fiscaliste, au pire un comptable, mais certainement pas quelqu’un qui s’intéresserait à l’histoire du côté de la pensée stratégique. Il me voyait dans la posture du libertaire hostile par principe à toute forme de référence militaire. Nous citons quelques auteurs communs ; Clausewitz et Thucydide sont convoqués, puis la discussion s’achève sur les campagnes de MacArthur. A cette première rencontre, il m’apparaît évident que le personnage est plus complexe et opaque qu’il ne semble. La suite de sa campagne justifiera ce sentiment. Il organisera sa liste, certains noms surprendront puis inquiéteront ; d’autres, séduits par de vaines promesses devront vite déchanter et se contenter des restes. Enfin élu, Pujol confirmera tout aussi bien la nouvelle génération des prétendants que ses ambitions jusqu’ici freinées. Le temps de dissimuler est passé. Son choix pour la culture ne me convient plus, et n’étant pas quelqu’un qui reste pour la place, je démissionne le 17 juillet 2014.

 

Partager cet article

Repost0
26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 14:58

« Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? J’en suis fort aise :
Eh bien ! dansez maintenant. »

(Jean de La Fontaine, Livre 1, fable I) La cigale et la fourmi

"Si nous sommes affamés, épuisés,
Si nous sommes écorchés jusqu’au sang,
Pressés comme la grappe pour donner notre vin,
Irai-je jusqu’à dire que c’est de ta faute, non,
Mais tu y es pour beaucoup, mon frère."

Nâzım Hikmet – La plus étrange des créatures (Dünyanın En Tuhaf Mahluku, 1947)

Au prétexte de la possible élection de Louis Aliot comme maire RN sans étiquette de la ville de Perpignan, la gauche spéculative s'émeut . Comme dans la franc-maçonnerie, aux origines, il y avait des maçons opératifs (des travailleurs, comme des tailleurs de pierre) puis sont apparus aux prétextes de cercles de réflexions, des maçons dit "spéculatifs" (des travailleurs , comme des tailleurs de bavette, mais qui n'auraient pas fait profession de boucher #pasenviedesangsurlesmains) . Pour la gauche, il y eu le temps des porteurs de salopettes aux mains maculées , puis sont venus les verbeux aux idées généreuses pour peu que cela ne leur coûtent rien . Ce sont ceux-là qui à deux heures moins quart d'un hypothétique malheur commencent à s'agiter à coup de pétition, de manifestations de prés de 100 personnes(aux  Thermopyles, ils étaient 300 et c'étaient des spartiates! #Léonidascenestpasquunchocolatbelge) .et autre appel de 60 Pékins que personne ne connait!

Lorsque la misère saccageait les pauvres de la ville: où étiez vous? Vous ne parliez pas alors de barricades. Pour défendre le train de fret Perpignan / Rungis ou l'école des beaux arts, l'addition de vos voix aurait forger votre légitimité... Et je ne parle même pas, de tous ces artistes pas foutus de défendre leur propre cause et légitimité dans les vitrines culturelles et médiatiques de la cité...Cette impudence provient du fait que vous confondiez "conscience politique" et "conscience émotive" . De la gauche, vous n'avez plus que le signifié et plus le signifiant, les rituelles et plus la profondeur de leurs symboles . Vous êtes des croyants de la politique, dont vous ne récitez plus que des prières sans foi. Vous voulez juste montrer que vous êtes du coté des vertueux et que par vos incantations, vous savez construire de sombres prisons au vice!

Alors par pitié, veuillez fermer vos gueules, et sachez vous inspirer de ces quelques vers

"Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;"
 
Ainsi s'il vous reste quelques sincérités, vous pourrez vous remettre au travail et créer les conditions d'une modification du réel!
Perpignan /2iéme tour des municpales: carnaval et derniers atermoiements de la gauche de confort! par Nicolas Caudeville
Perpignan /2iéme tour des municpales: carnaval et derniers atermoiements de la gauche de confort! par Nicolas Caudeville

Partager cet article

Repost0
25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 16:16
Le commité de de vigilance antifasciste nous envoie ceci , nous avons jugé bon de le retranscrire
 
CVA66.pngcomitevigilanceantifasciste66@protonmail.com est le compte d'envoi du Comité de vigilance antifasciste des Pyrénées-Orientales. Contact permanent du CVA66 :  comitevigilanceantifasciste@riseup.net
 

Antifascistes, communistes, fichés S, peine de mort, guerre d'Algérie... un candidat Républicain
dans le texte

"Ceux qui ont la responsabilité de la mort de Rémi Fraisse sont ceux qui ont agressé, masqués et casqués !, les forces de l’ordre, et non pas un prétendu Etat fasciste. Ne l’oublions pas, les techniques fascistes à leur début, c’était justement de s’attaquer à l’ordre républicain et de créer des groupes d’assaut contre des gouvernements élus. (28 Octobre 2014)


"Le 19 mars 1962, est un cessez le feu qui a fait plus de victimes civiles et militaires après, qu’avant (...)Moi, maire de Perpignan, je ne participerai jamais à cette commémoration du 19 mars que l’histoire retiendra sans doute comme un jour d’indignité nationale pas plus que je n‘accepterai de dénommer de ce nom une voie de notre ville. (...) je fais mettre en berne le drapeau national sur le fronton de l’hôtel de ville de Perpignan." (18 Mars 2015)

"Oui, il faut faire évoluer les conditions de la légitime défense des policiers. C’est le contexte qui l’exige "(12 Novembre 2015)

"Le problème de la déchéance de la nationalité ne se poserait pas si les auteurs d’attentats terroristes
étaient condamnés à mort. Il s’agit donc bien du type même de faux débat médiatique." (6 Janvier 2016)

"Mme Taubira a démissionné... enfin (...) Spécialiste des postures politiciennes, icône d’une pseudo gauche aveuglée par le politiquement correct, Mme Taubira aura marqué sa carrière politique en faisant éliminer le candidat socialiste, Lionel Jospin, dès le 1er tour de l’élection présidentielle de 2002, et en
refusant de porter une modification de la Constitution de nature à résister à l’Islamo-fascisme." (27 Janvier 2016)
"Après avoir dénoncé la violence des casseurs qui se sont attaqués à coups de barre de fer aux représentants des forces de l’ordre et qui ont incendié leur véhicule, nous devons subir des contraintes et des violences d’une organisation syndicale qui ne respecte en aucun cas la Démocratie et le Parlement. Si le droit de grève et de manifester est un droit imprescriptible, et que je n’ai jamais eu un mot pour contester ce droit, j’observe que dans tous les pays communistes dont la CGT s’inspire ce droit n’existe pas.(6 Mai 2016)
"Le saccage, hier, de l’hôpital Necker, spécialisé dans les soins aux enfants malades, est caractéristique d’une dérive fascisante de groupes se prétendant intellectuellement hors de cette mouvance. Or, qu’est-ce que le fascisme sinon la contestation et l’atteinte violente aux lois de la République ? Ces dérives peuvent provoquer dans notre pays une spirale de violence dont nul ne sait comment elle se terminera.
Le Gouvernement légitime et le Président de la République ne peuvent plus impunément laisser se développer ces violences car ils ont la responsabilité de la sécurité des biens et des personnes." (15
Juin 2016 )
"Vendredi dernier, des tags à caractère raciste ont été découverts sur le mur d’enceinte de la Grande Mosquée de Perpignan. (...) Les auteurs de tels actes doivent être déboussolés et perdus dans leur tête pour agir de la sorte. Ils sont plus à plaindre qu’à blâmer, même si bien évidemment ils doivent être poursuivis et condamnés." (12 Décembre 2016)
[N.B. : ce que Pujol désigne comme "tags à caractère raciste", était une svastika l'inscription "le arabe dehor", étalés sur l'un des murs extérieurs de la mosquée, dans le droit fil d'une série de bomnbages visant gendarmeries, permanences du PS, et donc mosquées (celle d'Elne ayant connu en outre un départ d'incendie). Quelques semaines plus tard, une demi-douzaine de militants locaux du PNF étaient placés en garde à vue. Pas de poursuites retenues... mais la série s'arrêta aussitôt.]
(à propos de l'élection de Trump) "Ils oublient, ces commentateurs, que Mme Le Pen – et cela se passe en France, chez nous – a eu des millions de voix, aux dernières élections régionales, sans pour autant pouvoir diriger une seule Région ! Ils oublient que le FN est majoritaire dans beaucoup de département... J’ai même lu sous la plume de quelques « experts patentés », concernant la victoire de
Trump, que ce vote sentait le souffre, « Que ça sentait mauvais »... Les mêmes experts qui, pendant des décennies, se sont tus contre les dictatures sud-américaines et/ ou communistes (18 Novembre 2016)
"A chaque rendez-vous électoral, la gauche nous a habitué à agiter le diable FN pour mieux nous faire
peur. C’est la même chanson, le même inépuisable (mais attention pas inusable) refrain." (14 Avril 2017)

"Récemment ont comparu devant la justice des militants baptisés « antifascistes » par les media, pour avoir brûlé une voiture de police en mai 2016, à Paris, lors des manifestations contre la loi El Khomri.
Les images de cette scène spectaculaire, d’une violence inouïe, ont fait le tour du monde. Quelques jours avant le procès, et au terme d’une enquête remarquablement menée et pourtant accusatrice, on nous apprend que la tentative d’assassinat à l’encontre des prévenus n’est plus retenue par la justice...(..) face aux « antifas » qui se révèlent être eux les fascistes affichés par leur mode d’opération dans les rues lors des manifestations, face à des « mélenchonades » ambigües, nébuleuses, la République doit se lever et savoir dire : stop ! Je rappellerai que les fascistes sont ceux qui agressent les gens,physiquement ou verbalement, qui attaquent les policiers..." (27 Septembre 2017)
"Ce communiqué a le mérite de nous rappeler que l’idéologie des élus communistes demeure fervente
même si elle n’est plus partagée. Je ne sais pas si les « dogmes libéraux ont fait du mal aux populations ». En revanche, tout le monde a pu constater que les dogmes communistes ont ruiné tous les pays qui les ont appliqués et provoqué la mort de 150 millions d’innocents." (24 Avril 2018)
[N.B. L'argument des millions de morts du communisme international est coutumier chez Pujol pour disqualifier ses contradicteurs, communistes ou pas, d'ailleurs. En juin 2017, il déclarait ainsi, quant aux opposants à un hommage à l'OAS : « Je préfèrerais qu’ils proposent l’érection d’une stèle à la mémoire des 150 millions de victimes du communisme ! Ils mènent un combat d’arrière garde, ils manifestent contre quatre personnes fusillées, ça leur permet d’oublier les victimes du communisme ». L'estimation des victimes des régimes"communistes" par les historiens sérieux est très éloignée de ces 150 millions répétés, et même le préfacier du Livre Noir, contesté par plusieurs de ses co-auteurs, évoque "près de 100 millions". Par contre, c'est ce chiffre de 150 millions qui est utilisé dans les milieux nationalistesultras, mais aussi, par un certain le Pen : https://www.liberation.fr/societe/1997/10/24/le-pen-recidive-il-denonce-le-judeo-centrisme_217590

"Ainsi, concernant cette tribu des « black blocs », des casseurs tout simplement, on a pu entendre Jean-Luc Mélenchon dénoncer, je le cite, « sans doute des éléments venus de l’extrême droite ». Alors que les « black blocs » revendiquaient tous en direct, sous les caméras, une action révolutionnaire derrière des slogans attribués à Che Guevara et se revendiquant « antifa », « libertaires », « anarchistes »,« zadistes » et je ne sais quoi encore. Le Che serait-il devenu soudainement le porte-parole des extrémistes de droite ? " (2 Mai 2018)

"Oui, il y a urgence à refonder notre code pénal vis-à-vis de ces « fous en liberté » , oui il y a urgence depasser de la parole aux actes. Il ne suffit pas de dire « il y a maintenant en France 13 000 fichés S » : il faut savoir ce qu’on en fait, prendre le problème à bras le corps. On ne peut plus s’abriter derrière de simples statistiques sans, en face, chercher et trouver des solutions pour éviter que ces individus
commettent le pire." (12 Décembre 2018)

Source : Blog officiel de Jean-Marc Pujol http://www.jeanmarcpujol.fr/

"

 
Voir aussi en la 8.08 minute et 9.16 de la première interview de J M Pujol

Le seul moment où le maire dépasse le "politiquement correct"

, c'est lorsque confirmant qu'il est à l'origine de l’érection de la stèle du cimetière nord hommage aux mort de l'OAS (pas ceux qu'ils ont provoqué) à la demandent d'associations algérianistes, celui-ci confirme au prétexte que tout le monde a le besoin d'honorer ses morts. Quand je le relance sur le fait que ce ne soit pas un simple hommage à l'OAS mais au commando Delta https://fr.wikipedia.org/wiki/Commando_Deltaet particulièrement la représentation de Degueldre à son exécution https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Degueldre et que le dit "commando Delta" avait outre commis des attentats sanglants en "Algérie française" , il avait aussi poser des bombes en France métropolitaine notamment dans un cinéma à Paris où une enfant y perdra la vue. La réponse du maire est qu'à l'époque tout le monde faisait des attentats!

Perpignan/ Jean-Marc Pujol: Antifascistes, communistes, fichés S, peine de mort, guerre d'Algérie... un candidat Républicain dans le texte! par comité de vigilance antifasciste des PO
Perpignan/ Jean-Marc Pujol: Antifascistes, communistes, fichés S, peine de mort, guerre d'Algérie... un candidat Républicain dans le texte! par comité de vigilance antifasciste des PO
Perpignan/ Jean-Marc Pujol: Antifascistes, communistes, fichés S, peine de mort, guerre d'Algérie... un candidat Républicain dans le texte! par comité de vigilance antifasciste des PO

Partager cet article

Repost0
21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 14:19
 
 
Crédit photo Mélina La

 

Peu importe les discours du gouvernement dont le chef de l'état est Emmanuel (comme un soleil ) Macron , les promesses seront systématiquement déçues pour ceux qui les croient:Figaro, seul, se promenant dans l’obscurité, dit du ton le plus sombre.
Ô femme ! femme ! femme ! créature faible et décevante !… nul animal créé ne peut manquer à son instinct : le tien est-il donc de tromper ?"
Yvan Duran et  Michael Meunier étaient en direct pour l'archipel contre attaque pour reparler de la situation du train de fret Perpignan Rungis en voix de disparition pour raison de destruction de certains wagons frigorifiques à Nîmes et du manque de garanties de la direction de la SNCF aux chargeurs du Marché St Charles de Perpignan. Aussi leur projet de présenter un documentaire et une exposition photos à ce sujet au parlement européen de Strasbourg avec Manuel Bompard. Pour relancer le débat sur le fret ferroviaire européen !
Perpignan / Rungis: coup de froid sur les wagons frigorifique! Quand le gouvernement fait que l'après soit comme avant! interview Yvan Duran et  Michael Meunier par Nicolas Caudeville

Partager cet article

Repost0
14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 15:50

Au profit de mon déconfinement et pour relancer l'économie de la France, je suis retourné au restaurant.

Quelle ne fut pas ma surprise en parcourant la carte de voir qu'il y était encore proposé du "Merlan Colbert" ! Je ellais le serveur (un blanc, qui se servait de son privilège pour occuper cet emploi) et lui signalais ce qui pourrait être le départ d'une polémique, voir d'un scandale. "Alors comme ça, vous affichez au menu, un plat portant le nom d'un personnage historique ayant écrit le "code noir" , vous faisant ainsi complice de la traite des noirs!" Fis-je d'un ton dont la radicalité de l'anti-racisme ne laisser paraître aucune faille. "Mais, monsieur" fit le serveur rouge de confusion "Le merlan Colbert, n'a jamais mis en esclavage personne, et n'a jamais pu écrire quelques codes que ce soit, puisque lorsqu'il n'est pas en filet, il est muni de nageoire, non dotées de pouces préhensibles" . Je ne me laissais pas démonter par l'argument anatomique sur le poisson et reprenais "Si ce n'est lui, c'est donc son frère, ou l'un des siens!" . "écoutez monsieur, si vous n'aimez le "merlan Colbert" , nous avons aussi de "la raie au beurre noir et aux câpres" concéda le loufiat . Pour moi, s'en était trop et parce que je ne mettrai jamais un genou en terre face au racisme,et au cri de "décolonisons nos assiettes!", je quitter l'établissement, plein d'une colère sombre et juste ( parce que dire une colère noire, c'est désormais faire un "black face sémantique", ce qui pourrait me donner des "nuits blanches"!) . Ainsi pour calmer mes émotions, je cherchais un restaurant Végan (le régime pas le général) où j'étais sur que quoi que ce soit n'était exploité, en tout pas de souffrance animal, car je ne sus pas que les fruits et légumes eussent une âme!

Partager cet article

Repost0
2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 15:09

"Le chat de Schrödinger est une expérience de pensée imaginée en 1935 par le physicien Erwin Schrödinger afin de mettre en évidence des lacunes supposées de l'interprétation de Copenhague de la physique quantique, et particulièrement mettre en évidence le problème de la mesure. Un chat est enfermé dans une boîte avec un flacon de gaz mortel et une source radioactive. Si un compteur Geiger détecte un certain seuil de radiations, le flacon est brisé et le chat meurt. Selon l'interprétation de Copenhague, le chat est à la fois vivant et mort. Pourtant, si nous ouvrons la boîte, nous pourrons observer que le chat est soit mort, soit vivant."

Ainsi la ville de Perpignan, pour son deuxième après l'abandon de Romain Grau (de là, à se sentir orphelin...) et de la chlorophane Agnès Langevine: les électeurs se sont alors glissés malgré eux dans la boîte de Pandore , enfin non,  celle à qui, Schrödinger , réservait un sort funeste pour son chat. Soit, qu'à partir du moment où il est rentré dans la boîte, on puisse le considérer comme mort, même s'il est à l'instant encore en vie. Donc, on considérera qu'au sortir de l'expérience à l'instar du chat, ils sont "en même temps" mort et vivant!

Vous me direz alors (et vous aurez raison, bien que j'en crève de vous l'avouer), "ha ben, on est bien avancé, et tout cela ne nous ramènera pas Joe Dassin et encore moins Guy Bedos!

Et c'est à cet instant que frappera l’épiphanie, et qu'à un jour de la pentecôte, vous serez touché par l'esprit sain : peut importe qui sortira des urnes de Pujol où d'Aliot, la ville n'aura toujours pas les couilles sorties des ronces!   Comme on est cantonné au quantique: on reste dans l'infiniment petit!

Quelques chats de Shrödinger
Quelques chats de Shrödinger
Quelques chats de Shrödinger
Quelques chats de Shrödinger
Quelques chats de Shrödinger

Quelques chats de Shrödinger

Partager cet article

Repost0
30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 19:09
Un jour sans fin (Groundhog Day), ou Le Jour de la marmotte au Québec et au Nouveau-Brunswick, est un film américain réalisé par Harold Ramis et sorti en 1993.
Le film met en scène Phil Connors, présentateur météo sur une chaîne de télévision régionale américaine. Phil, homme prétentieux, aigri et imbu de lui-même, est obligé de se rendre en reportage le 2 février à l'occasion du Jour de la marmotte, une festivité traditionnelle célébrée en Amérique du Nord (le même jour que la Chandeleur). Mais, une fois son sujet tourné, un blizzard le force à passer la nuit sur place. Par la suite, à son corps défendant, la même journée recommence encore et encore à chaque fois que son réveil sonne : Phil semble bloqué dans le temps jusqu'à ce qu'il ait donné un sens à sa vie.
 
A Perpignan, c'est le 28 juin prochain que l'on va revivre "le jour de la marmotte" (titre original d" un jour sans fin" ) soit le 30 mars 2014 https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_municipales_de_2014_%C3%A0_Perpignan 
Mais en lieu et place de Bill Murray et Andie Mac Dowell, ce sera Jean-Marc Pujol et Louis Aliot https://www.valeursactuelles.com/politique/municipales-2014-a-perpignan-deux-pieds-noirs-pour-un-fauteuil-44323. Les autres auront été trop court ou auront abandonné.
C'est comme dans Rocky 2 ,la possibilité pour Rocky Balboa le challenger, de prendre sa revanche sur son aîné.
Mais même comme disait Héraclite , "on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve", les perpignanais risquent d'avoir un goût de "déjà vu''https://www.youtube.com/watch?v=jTTEeg0iM34
 
Et ce déjà vu n'a peut être pas un goût de "revenez-y".
 
Les acteurs ont vieilli, Louis Aliot a poli son coté "prince consort des ténèbres", il ne boit plus des coups "chez la Montalan", mais il passerait plutôt son temps entre notabilisant à "l'Auberge des 3 faisans" . Il est devenu l'ami du riche comme du pauvre, pour peu bien-sûrs qu'ils soient vertueux!
 
D'un autre bord, Jean-Marc Pujol défend son bilan à la manière d'un maréchal soviétique, comme le disait le regretté Georges Marchais pour le bilan de l'URSS "globalement positif" . Comme on dirait en russe:"Теперь свяжитесь с охраной и скажите, что все в порядке." "Maintenant dites à la sécurité que tout va bien."
 
Il y aura autant de front républicain, que de neige à Noël!
 
Alors y aura-t-il une vague qui se dressera face au "fascisme" et Jean-Marc Pujol représentera-t-il "un rempart contre la barbarie" ? 
 
Je crois que le manque de "trépidance" de la campagne n'ayant pas su donner les enjeux pour la ville(pas plus de perspectives que de prospectives) : on ne vous donnera pas les coins à enthousiasme citoyen, que ses coins à champignons!
 
Autonomie de la ville par rapport à la nouvelle capitale de région Toulouse, connectivité réel avec la Catalogne Sud, retour de l'enseignement de la médecine à l'université (double tutelle franco-catalane)  et transformation de l’hôpital en CHU, remembrement du marché place Cassanyes pour son optimisation et son utilisation comme une vitrine des productions d'ici, mis en en valeur de la vie culturel comme outil de dévelopement économique et touristique, défense du train de fret "Roussillon express" en coordination avec la région face à l'état...J'en passe et des meilleurs. La plupart des citoyens n'en ont pas grand chose à faire! Et l'ambiance Corona, n'a couvert qu'un résultat de participation qui aurait été à peine meilleur!
 
La seule obsession des candidats semblait faire des voix: ils auraient du s’inscrire à " the voice"!
 

Le second tour aura plus de temps pour déployer sa campagne mais pas de manière physique , en virtuel , déconfinement en mode Corona oblige...

Alors à moins d'un miracle  :le nouveau monde, c'est l'ancien avec des prothèses de hanche toutes neuves!

 
Perpignan:duel final et municipal Aliot / Pujol, comme un goût de ''Jour sans fin''! par Nicolas Caudeville

Partager cet article

Repost0
27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 14:31

 

A défaut d’avoir pu faire un duplex, à cause de la fragilité de la connexion numérique de la rate des champs que me voilà devenue, voici mon témoignage sur ce retour au collège, post confinement
 
En amont : le dilemme.
 
Perpignanaise, j’enseigne depuis quinze ans dans un collège rural isolé de Provence, et y participe à des luttes sociales et écologiques, notamment pour un service public de qualité sur l’ensemble du territoire. Alors qu’avec d’autres enseignant.es et des gilets jaunes nous organisions la lutte contre la réforme des retraites sur le territoire de la sous préfecture la plus proche, la pandémie nous a d’abord sidéré.es. Puis confiné.es. Notre colère sociale bouillait toujours, sans trouver un moyen efficace de s’exprimer (dans cette société post moderne, les élans du cœur sont souvent récupérés, et les applaudissements de 20h sont devenus sponsorisés à la télé). Comme beaucoup, mon angoisse et ma rage était cristallisées par le rythme des annonces contradictoires, comme si j’étais hypnotisée par un balancement de pendule. Dix huit annonces contredites de notre ministre/communicant, selon Libération i .Puis, une date. Un compte à rebours. Une réouverture, à finalement préparer, contre l’avis du conseil scientifique, mais avec l’aval des pédiatres. Et ces questions: devons-nous mettre en œuvre la « garderie du MEDEF »,pour permettre aux parents de reprendre le travail , avec une école « sur la base du volontariat » des familles ? Ne rendrions nous pas plus service aux travailleur.ses en leur permettant de faire valoir la garde de leurs enfants pour rester à l’abri du virus, si les établissements restaient fermés ? N’est-ce pas finir de saboter notre école, que d’entériner son caractère facultatif, son hybridation via le numérique (et les suppressions de postes qu’elle permettrait), de faire passer la pédagogie et les contenus au second plan ? Ces préoccupations sont légitimes, compte tenu du profil du ministre (haut fonctionnaire clef sous Sarkozy, directeur de l’ESSEC) et de son directeur de cabinet, membre d’un lobby ultra libéral) ii .
Et pourtant, j’ai décidé de préparer cette réouverture. Pour la préparer au mieux, en tant qu’élue du personnel,en anticipant, avec mes collègues, les difficultés, et décliner le mieux possible ce protocole sanitaire aussi effrayant que loin de la réalité du travail avec des adolescent.es. Et pouvoir alerter en cas de problème, en étant sur le terrain. Et permettre à ces jeunes, qui n’en pouvaient plus de ne plus voir leurs pairs, qui étouffaient dans leur famille (merci à ma fille d’avoir aidé à ma prise de décision, par son mal être visible en fin de confinement) de se retrouver.
 
Le jour J. Bienvenue en dystopie.
 
Enfiler un masque, puis une visière, et suivre les flèches jusqu’à la salle de cours où m’attendent les élèves, longer des sens interdits, sentir à travers le masque, l’odeur du virucide. Des surveillant.es, masqué.es, le long du couloir, des poignées d’élèves qui attendent dans une salle, masqué.es. J’ai eu beau m’y préparer, psychologiquement, j’ai à nouveau l’impression d’être une servante écarlate baillonnée, comme quand je faisais les courses au supermarché du village, avec mon autorisation exceptionnelle de sortie. Et je me sens suffoquer.
 
Les retrouvailles.
 
Je me reprends, et retrouve quelques uns de mes élèves. Sept, sur une classe de vingt-cinq . Dans l’autre, un seul était inscrit, il n’est pas venu. Pas de décrocheur.se présent.e, sauf une, qui assumera très vite être revenue pour chercher ses affaires dans son casier. Là, entre de nouveaux gestes professionnels sanitaires à intégrer et de nouvelles contraintes à surmonter, je tente de donner du sens à cette reprise. Sans échange de papiers, sans passage au tableau (pas de contact objets pour les élèves). Ma matière, le français, me permet sans doute de m’adapter plus facilement à la situation, et de travailler sur l’expression, écrite et orale, de cette drôle d’expérience. Et d’élargir la communication à des gestes, pour exprimer son ressenti. Pour que les gestes ne soient pas des barrières, pour recréer un lien social, avec celles et ceux qui sont là, qui doivent sortir de leur zone de confort pour échanger avec d’autres que leurs copains ou copines habituels.
De nouveaux rituels apparaissent, et la parole circule, plus libre. La réflexion, aussi. Et le plaisir d’apprendre est là.
i

Partager cet article

Repost0
19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 01:28

Olivier Amiel est l'ancien adjoint à la politique de la ville de Jean-Marc Pujol. Il était notamment en charge de la rénovation du quartier St Jacques. Lorsqu'il a présenté sa candidature à la mairie de Perpignan, le maire Jean-Marc Pujol, lui a enlevé ses délégations. D'un autre coté les républicains pour à la candidature à la ville , ont préféré le maire sortant, alors que celui-ci avait tenté d'avoir aussi l'étiquette gouvernemental. Au premier tour des élections municipales dernière, il ne fait que 4% des suffrages des électeurs qui se sont déplacés en période de pandémie Covid19. Le confinement qui n'a pas donner le temps à un second et désigné un nouveau maire, et offert au passage un bonus "extra-time" d'au moins 3 mois pour le maire Pujol (on suppose que le deuxième tour se jouera en juin) et aussi l’opportunité pour le candidat Jean-Marc d'utiliser la machine municipale et de la communauté urbaine pour pousser sa candidature jusqu'au second tour. L'enjeu du moment à Perpignan, c'est la sécurité sanitaire. Les collectivités territoriales voyant impéritie de l'état macronien, se sont elles aussi mis en quête de masques pour la population. L'état arraisonnait même des cargaisons commandées par des régions, en concurrence pour les habitants des territoires. Jean-Marc Pujol a d'abord invité les perpignanais "à se fabriquer des masques" https://www.francebleu.fr/infos/societe/video-coronavirus-1586960908   , puis comprenant l'aspect déplacé de sa remarque , il s'est mis à la recherche et promis que les perpignais en trouveraient dans leur boite aux lettres où s'ils croisaient des adjoints en ville les distribuant. Mais, voilà, la traçabilité et la fiabilité des masques laisser désirer. C'est la que revient Olivier Amiel, qui s'inquiète de la validité de l'appel d'offre et de la personne "controverser" qui a obtenu le marché.Nous reproduisons ici, c'est 2 tribune avec document à l'appui, la seconde puis la première.

MASQUES D’INDE : LES PREUVES QUI CONTREDISENT LE MAIRE DE PERPIGNAN

Par une décision du 23 avril le maire de Perpignan a conclu un marché sans publicité ni mise en concurrence pour acheter 50.000 masques (sans aucune précision de la norme de protection) pour un montant de 189.000 € avec un intermédiaire pas encore inscrit au registre du commerce et des sociétés (immatriculation le 28 avril au RCS).

Je me suis étonné de cette décision le 13 mai… le maire de Perpignan me répond ce 18 mai dans L'Indépendant affirmant : « il se trompe… la société a été enregistrée le 21 janvier 2019 mais depuis, il a élargi son activité nécessitant une nouvelle inscription au tribunal de commerce qu’il a faite fin avril ».

Non je ne me trompe pas… le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales publié le 5 mai vient contredire l’affirmation du maire : la précédente activité commerciale du bénéficiaire du marché sans mise en concurrence, M. Gajendrakumar Sharma, a débuté en janvier 2019 et a cessé le 3 mars 2020… Et cette activité était du commerce dans le secteur… alimentaire !

Après cette radiation, la nouvelle activité de l’intermédiaire a été immatriculée le 28 avril.

Le maire de Perpignan a donc bien conclu un marché sans publicité ni mise en concurrence pour 189.000 € avec une personne pas encore inscrite au registre du commerce.

Même si ce n’est pas illégal de commencer une partie de son activité avant l’immatriculation au registre du commerce, cela pose toujours la question de savoir comment une mairie peut sérieusement conclure un marché avec un intermédiaire sans expérience en la matière et qui n’avait pas encore créé son établissement commercial au moment de la décision…

 

Perpignan /MASQUES D’INDE : LES PREUVES QUI CONTREDISENT LE MAIRE DE PERPIGNAN par Olivier Amiel
Perpignan /MASQUES D’INDE : LES PREUVES QUI CONTREDISENT LE MAIRE DE PERPIGNAN par Olivier Amiel

L’ÉTRANGE FOURNISSEUR DE MASQUES DU MAIRE DE PERPIGNAN

Dans les récentes décisions prises par le maire de Perpignan par délégation du conseil municipal il y a celle de conclure le 23 avril « un marché sans publicité ni mise en concurrence préalables relatif à la fourniture et livraison de masques de protection lavables et réutilisables dans le cadre de la crise sanitaire née de l’épidémie de covid-19 ».

L’intention est louable mais la décision interpelle car elle est paradoxalement tardive et hâtive…


Tardive, car la décision du Maire du 23 avril sous couvert de l’urgence sanitaire permettant le recours à ce type de commandes intervient un mois après la déclaration de l’état d’urgence du 23 mars…

Hâtive surtout, car le marché décidé le 23 avril par le maire vise « Monsieur Gajendrakumar SHARMA, nom commercial société SOMRAS » qui contrairement aux apparences n’est pas une société mais une personne physique exerçant sous un nom commercial qui n’était pas encore inscrit au registre du commerce au moment de la décision ! L’immatriculation date seulement du 28 avril…

Le conseil municipal du 19 mai prochain sera donc l’occasion de demander davantage de renseignements sur un marché sans publicité ni mise en concurrence de 50.000 masques en tissu (sans indication de la conformité aux normes de protection) pour un montant tout de même de 189.000 € en faveur d’une personne physique exerçant sous un nom commercial mais pas encore inscrite au registre du commerce au moment de la décision du maire...

Partager cet article

Repost0
8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 14:00

L'alternative , c'était la liste "dream team" entre partis d'ultra goache et la société civile. La liste avait su concilier les inconciliables,avec le bon dosage arabica/robusta qui fait les bons cafés. Mais comme disait le poéte André Chénier (avec des accents de regrets) "Elle a vécu Myrto, la jeune tarrantine" https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/andr%C3%A9_ch%C3%A9nier/la_jeune_tarentine

Le couple collectif n'aura pas supporté le score du premier tour 6.5% et le confinement . Qui a tiré en premier entre l’œuf ou la poule, entre la LFI ou Caroline Forgues? Ceux qui est sûr , c'est que la saison du melon était arrivée à maturité...Et dans ces moments là, le boucher des vanités est féroce. Sauf que c'est une tempête  d'Alka-Zetzer dans un verre d'égo. Cela n'intéresse que ses protagonistes. Nous, messire , on en a gros, mais pour d'autres raisons!

Perpignan / incampagne municipale: ''l'Alternative''à gauche, c'est fini, mais c'est pas faux que , qu'est-ce qu'on s'en fout! par Nicolas Caudeville

Partager cet article

Repost0