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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
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  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 15:57
JE N’ÉCRIS PAS « GOUACHES » par l'écrivain Henri Lhéritier

Lorsque j’entamai l’écriture de cette histoire je ne connaissais rien du passé d’Armand Bonnefoy, héros de « Gouaches ». J’ignorais par exemple sa profession, je le bombardai alors fonctionnaire des Finances. Un de plus !
Armand était de taille moyenne, plutôt svelte, le cheveu noir, une mèche lugubre tombant sur le front, genre Maurice Barrès, (pourquoi Barrès ? J’étais en tain de lire « La Colline inspirée », c’était peut-être pour ça), il représentait un compromis entre un vautour sur une croix de cimetière et un de ces ascétiques coureurs de rue que l’on croise le matin, bandeau sur les cheveux, suant et soufflant tandis que nous, dans le brouhaha de la vie, les nouvelles du monde et les senteurs de café, on va se jeter le premier blanc sec au bar le plus proche, un de ces types qui te fiche mauvaise conscience et a l’air de te donner des leçons, parce qu’il est censé se préoccuper de son corps, je me respecte moi, monsieur, te dit-il dans la béance de son short, le ruissellement de ses aisselles et la puanteur de ses godasses de sport, alors que tu t’en contrefous. Résultat, un jour il se fera écraser par un autobus tandis que toi, tu te poiles au jour le jour.
Comment tenir la distance avec un tel personnage. Aujourd’hui les lecteurs raffolent de héros ayant du vague à l’âme, chômeurs névrosés ou intellectuels frelatés prédisant la fin de la civilisation ou l’avènement du veau en sauce, et voilà que je sors un Maurice Barrès contemporain, et j’entends déjà se réjouir ceux qui aiment l’Alsace et la Lorraine.
Le père d’Armand Bonnefoy était archiviste sous Couve de Murville et sa mère lingère. Bonnefoy père avait trompé la République toute sa vie en fabriquant des cocottes en papier au bureau et son épouse en tripotant des filles pas très fraîches dans les quartiers louches de la capitale. Madame Bonnefoy mère était morte sous le pont Mirabeau, où coule aussi la Seine, accident, suicide ? on ne sait pas, le fleuve l’emporta en même temps que nos amours, on la retrouva quelques temps plus tard à Rouen, effilochée, le ventre plein de poissons, sous le consulat de Raffarin et une péniche. Se saignant aux quatre veines, elle avait eu le temps de donner à son fils une éducation religieuse, ce qui explique les retenues de celui-ci, sa couleur verdâtre à la Greco, le missel qui dépassait de sa poche et ses opinions politiques caricaturales.
Bon, j’en ai déjà assez, un roman c’est trop long et cela n’amuse que l’auteur.
Je n’écrirai pas « Gouaches »

Le tout meilleur d'Henri Lhéritier :

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

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Published by L'archipel contre-attaque ! - dans Henri Lhéritier chroniques ARTICLES
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