Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  •  L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 19:53
On vous l'avait bien dit, et même écrit ! Il l'avait déjà planifié depuis plus de deux ans. L'homme qui s'était accroché à son fauteuil de maire avec les dents jusqu'à s'en faire saigner les gencives, laisse planer le doute sur sa démission. Attention, démission du poste de maire de Perpignan, pas celui de la présidence de l'agglomération: pas folle la guêpe !
Maintenant qu'il a « lavé son honneur » dans les urnes (on peut tout faire avec des urnes, et contrairement aux baillonnettes, même s'assoir dessus...), pense que s'occuper de la gestion au quotidien ce n'est pas pour lui. Lui, il veut comme dans la chanson « aller plus haut ». C'est pourquoi il se propose d'optimiser «l'outil» agglomération.
Avec son nouveau siège au cœur de la nouvelle gare, centre d'affaire du centre du monde, son étoile de la mort à lui, il projettera ses nouvelles frontières, urbanismus ubber alles !
Pour la mairie de Perpignan, comme le disait le général de Gaulle: « L'intendance suivra ! »
Mais, qui est au fait cette fameuse intendance ? Non point les sept sages qui gérèrent le temps d'une invalidation par le conseil d'état, une élection à forte odeur de chaussette. Plutôt le triumvirat composé de Jean-Marc Pujol, Pierre Parrat, et Danielle Pagés (les 3P) «supers adjoints» qui, cette été, ont géré la ville, alors que le premier magistrat de la ville profitait des embruns sur son voilier quelque part en mer Méditerranée.
Au cour d'un conseil municipal dont on nous dit qu'il est calé pour le mois de novembre, il fera valider ses désidératas par sa majorité (et même certains de sa minorité), laissant la mairie à son premier adjoint Jean-Marc Pujol, gardant pour lui le morceau du boucher.
Aux dernières élections, les électeurs, du moins ceux qui se sont déplacés (53% d'abstention), ont élus à 53% Jean-Paul Alduy, pas pour se faire refiler le médicament générique ensuite. La tromperie sur la marchandise reste du moins légale puisque c'est un scrutin de liste. Mais moralement (oui, je sais brandir la morale, comme brandir la justice a comme un goût de suranné en ces temps « post-moderne »), celui qui avait « Perpignan au cœur » nous fait le coup du pace-maker, de la transplantation cardiaque. Comme un enfant après le matin de noël, après avoir fait une scène pour avoir ses cadeaux. Il fait la moue puis les délaisse. Pour un peu, il revendrait sa mairie sur E-Bay !
Jean-Marc Pujol maire, l'homme du mur des disparus, que dire de lui, si ce n'est qu'il est plus à droite que habile...
Jean-Paul Alduy nous l'avait bien dit une fois réélu ; s'inscrivant dans la figure de Burt Lancaster, le Guépard de Visconti, reprenant mal la phrase de Lampéduza :
« Il fallait que tout change pour que rien ne bouge ! »
     




Repost 0
Published by L'archipel contre-attaque ! - dans ARTICLES
commenter cet article
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 23:18
Perpignan s/Roussillon, 17 juillet 2024

Chers tous,

Je suis enfin de retour dans mon Perpignan d’amour, mon Perpignan natal, après quinze ans d’absence.
Figurez-vous qu’ici les choses ont bien changé !
A vrai dire, le Département est méconnaissable et j’envisage sérieusement de m’y réinstaller pour y finir ma carrière, après ces années
<< d’éxil professionnel ».
Et moi qui croyais que rien ne bougerait jamais…
J’ai débarqué à l’aéroport Pyrénées-Roussillon-Méditerranée la semaine dernière pour assister, comme je vous l’avais dit, aux huitièmes Festes de Perpinya. Il y avait un monde fou ! Une semaine de folie dans tout le centre-ville avec des corridas, des bodegas et des animations pour tous, ça attire des gens… D’autant plus, que c’était l’occasion cette année de fêter le douzième titre de l’USAP. Tout ça s’est fait pendant les Festes, à Paul Goze. Vous auriez vu ça…
25000 personnes dans ce stade flambant neuf, c’était génial et émouvant. Les supporters des Dragons qui siègent maintenant à Aimé Giral et les footeux de Brutus sont venus eux aussi pour communier dans ce moment de joie (et d’ivresse !).
Vous verriez ça à l’arrivée à « La llabanère new look » !
Tu débarques dans un aéroport entièrement refait, top moderne, qui communique en sous-sol avec la gare TGV. Il y a des touristes partout ! Il faut dire qu’avec le tram-écolo, qui utilise l’ancienne voie ferrée et qui te mène directement à la gare Dali, tu peux te laisser porter jusqu’à la mer ou choisir la voie de la Cerdagne en deux coups de cuillère à pot.
En fait, ils on fait un truc terrible ! Le tram comprend trois lignes.
La première part de l’aéroport et va jusqu’à Paul Goze, à côté du Méga-Ultra-Castillet, en passant par l’ancienne gare et la place Catalogne, puis en traversant la ville directement vers le sud. A l’arrivée, tu as un immense parking où les gens ont pris l’habitude de laisser leur bagnole quand ils vont en ville (comme les rivesaltais au nord). La deuxième ligne part du Soler, passe elle aussi par l’ancienne gare et la place Catalogne et va directement à Canet. Et là, le clou du spectacle ! Une troisième ligne fait le Barcarès-Collioure en passant par Canet.
En résumé, on peut se rendre de l’aéroport à Collioure en 40 mn sans véhicule et aller de l’aéroport à Font-Romeu en moins d’une heure pareil, sans bagnole.
Il paraît que quand l’équipe municipale qui a succédé à J.P. Alduy en 2015 a parlé de tout ça, les gens, -qui l’ont pourtant élue !-,  n’y croyaient pas vraiment… Comment allaient-ils financer ces projets pharaoniques ?
Eh bien avec le « PPP » comme ils ont dit.
Un partenariat avec des investisseurs privés.
Il faut dire aussi que la perspective de 2 millions de touristes pendant l’été et près d’un million pendant la saison hivernale, ça n’a pas manqué d’attirer les hommes d’affaires.
Depuis que le département est devenu une Région autonome à statut particulier, et que le Conseil du Roussillon coordonne toutes les actions, on y voit plus clair sur le potentiel du coin paraît-il.
Ca fait quand même  600000 habitants à l’année et 2 millions de visiteurs rien que l’été…
Et quand je vous dis que tout a changé, c’est rien de le dire. Tu te ballades dans le centre-ville, c’est génial. Les gens laissent leurs bagnoles sur les parkings de périphérie pour la plupart, ça donne un air paisible et très chaleureux aux rues. En plus, comme les couleurs des devantures et des terrasses sont axées sur le sang-et-or et  le beige, tu n’as pas l’impression d’être sans cesse agressé par des pubs…
Et puis cette jeunesse, cette jeunesse… Depuis qu’ils ont rapatrié la fac en centre-ville et cédé l’ancienne pour faire le nouveau Lycée, tu vois des étudiants partout. Il paraît qu’il y en 20000 à l’année. Les cours ont lieu au Palais des Congrès, à l’ancien Palais de Justice et le gros du campus se trouve à la citadelle ! On vient de partout pour étudier ici. Rien d’étonnant.
Le tram, en haut de la rue Jean Bourrat t’emmène à la plage en 10mn ! et au ski en 1h ! Ca a permis des tas de choses. D’abord, les Erasmus viennent nombreux et l’Université d’été accueille 5000 étudiants. Surtout, le campus à la citadelle a accéléré la rénovation de Saint-Jacques. Tu y trouves désormais une vraie mixité sociale, de la musique, des échoppes, des étudiants, tu t’y croirais au sud de l’Espagne ! Surtout le soir, et toute l’année en plus !
Bon, il faut dire aussi que toutes ces activités ont un peu remonté le moral des troupes… Perpignan, ville culturelle, qui l’eut crû ?
Entre la renaissance de Saint-Jacques et le plan-Clodion qui a créé la zone franche entre la ville et l’aéroport, ils ont pu attirer des commerçants et des entreprises qui ont favorisé l’emploi. Même sur ce terrain là y’a du mieux. Et ça se voit dans l’atmosphère générale… Il paraît là aussi que le programme de bus électriques pour désenclaver les quartiers a eu un succès phénoménal…
En bref, il ne manque plus qu’à finir le deuxième hôpital, à côté de P. Goze, et tout ira pour le mieux… en tout cas c’est ce que disent les gens ici.
Certains se font même du souci car la campagne de pub à la télé attire de plus en plus de monde. Il va peut-être saturer avant d’être inauguré…
Ca ne fait rien… il saute aux Yeux que notre ville d’amour, notre ville de toujours a fait son retour dans la modernité et qu’elle rivalise, sinon de taille, du moins de performance et d’ingéniosité avec les Toulouse, Montpellier et autres Barcelone. C’est évident aujourd’hui. Elle a su se trouver sa place. Le Conseil du Roussillon, c’est vrai, donne le ton. La catalane est avant tout roussillonnaise, ne dépendant d’aucune autre et fière de son particularisme… je ne blague pas, ça m’a foutu la larme à l’œil. Il ne me tarde pas de repartir comme ce fut le cas par le passé. Il y a un avenir ici dorénavant.

Bien à vous tous.
Repost 0
Published by L'archipel contre-attaque ! - dans ARTICLES
commenter cet article
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 00:05
Brillant journaliste politique à " L'Indépendant " et auteur de polars, Guillaume Clavaud nous fait sa rentrée politique : Une pointe d'énervement et un peu de désillusion...
Le départ de Daniel Mach peut être ?

Repost 0
Published by L'archipel contre-attaque ! - dans INTERVIEWS
commenter cet article
17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 06:28
Par Nicolas Caudeville, le mercredi 16 septembre 2009.
Mercredi 16 septembre à la veille du conseil municipal, les verts, Katia Mingo en tête et Agnès Langevine font leur rentrée, cartable, crayons et cahier en papier recyclés.



Ils nous donnent leur résolution et nous offrent un scoop pour la rentrée :
George frêche et Christian Bourquin ne sont pas de gauche !
Repost 0
Published by L'archipel contre-attaque ! - dans INTERVIEWS
commenter cet article
17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 06:24

Repost 0
Published by L'archipel contre-attaque ! - dans INTERVIEWS
commenter cet article
17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 04:56
Par Nicolas Caudeville, le mercredi 16 septembre 2009.
Rédacteur en chef de France Bleu depuis 6 ans, il va bientôt nous laisser pour des cieux plus biterrois.



Il pose son regard affuté sur la politique locale, les difficultés de la profession de journaliste et le drame de Mambo le chien incendié :
Ha les salauds... ils ont brûlé Mambo !
Repost 0
Published by L'archipel contre-attaque ! - dans INTERVIEWS
commenter cet article
25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 00:47
Repost 0
Published by L'archipel contre-attaque ! - dans VIDEOS
commenter cet article
11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 18:27
Par Nicolas Caudeville, le 10 août 2009.

Lettre aux artistes dans le besoin qui attendent les subventions, comme les hébreux la manne dans le désert.

Comme le disait un dirigeant de la firme Coca-Cola :
« La répétition vient à bout de tout. Une goutte d'eau finira toujours par traverser un rocher. Si vous frappez juste et sans discontinuer, le clou s'enfoncera dans la tête ! ».

Ce qui n'était hier qu'une chose insignifiante, devient l'évidente réalité d'aujourd'hui. Ce qui permet de vous vendre un œuf au prix du bœuf, ce qui n'en demeure pas moins du vol (au dessous d'un nid de cocus).
Commencer par le volet de la marchandise pour parler de culture?
Mais, c'est que dans ce monde « du tout vaut tout » , c'est devenu la persistance rétinienne à la mode.
Cela est valable au plan national comme au plan local :
Des gens s'auto-instituent « experts », parlent avec des tons ronflants et entendus, minant leurs phrases de chausses-trappes dialectiques où ils vous poussent pour mieux vous y voir tomber.
Des phrases du genre :
« Vous n'êtes pas sans ignorer que... » et « Vous êtes d'accord avec moi sur le fait que... », qui demandent votre assentiment dès le départ, comme un blanc sein pour mieux vous faire gober des idées aux hormones ensuite.
Ces personnes, par cet hypnotisme dialectique obtiennent même des postes à responsabilité où ils exercent avec délectation leur nuisance déconstructive. Parce que, aux décideurs qu'ils ont convaincu, ils offrent pour miroir leurs yeux dans le reflet desquels ils sont magnifiques.
Voilà toute la différence entre l'orfèvre qui vous vend de l'or 24 carats et le faiseur qui fourgue son paté doré à l'or dur.
Ainsi toute une politique culturelle de la ville peut être bouleversé par le choix de son directeur .
En théorie, l'élu décide et le directeur du service exécute, puisqu'il a la fonction de ministre (on l'oublie souvent, les ministres les premiers, ministre signifie : serviteur).
Mais il est des domestiques qui pensent qu'ils ont plus de distinction que leur maître. Alors le masque de Janus bien fixé, ils endorment le maître par des sourires d'un coté et mènent leurs guerres privées de l'autre.
Le directeur du service culturel est alors le prince dans le réel.
Il s'entoure aussi d'une cour et distribue alors les prébendes à ses affidés. Affidés qui, bien sûr n'ont que le talent (car c'en est un) de savoir tendre le miroir sous le bon angle : celui qui reflète le bon profil.
Mais une fois les courtisans payés que restent-ils pour les artistes, ceux qui sont la colonne vertébrale de la politique culturelle de la ville ?
Rien ou peu !
Pour ceux qui ne sont à la recherche que du statut social d'artiste, ce n'est pas très grave, puisque on a qu'à acheter leur dignité.
Et celle-ci vaut si peu.
Mais pour les autres ? Car il faut bien vivre. Et la république française interdit de vendre son sang et ses organes.

Problème supplémentaire, ceux qui détiennent la bourse détiennent aussi les lieux pour se produire et montrer son art.
C'est une tarte à la crème que de dire que l'oignon fait la force. Et à en éplucher la question, on finit toujours par pleurer.
Que la difficulté de s'unir passe par le fait que la mesure du poids de mes intérêts personnels est trop lourde face à la légèreté de l'intérêt général.

Mais un peu vaut mieux que rien tu l'auras !
Donc, rencontrez-vous. Menez des projets en commun. Non dans un esprit de concurrence mais de complémentarité, de transversalité.
Ainsi face aux usurpateurs du culturel, vous pourrez répondre à la question de Staline: « Les artistes combien de divisions ? »
Les décideurs en la matière ne vous paressent grands que parce que vous êtes à genoux.
Alors, pour que votre environnement change, faites l'insurrection culturelle !
Repost 0
Published by L'archipel contre-attaque ! - dans ARTICLES
commenter cet article
28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 21:41
Repost 0
Published by L'archipel contre-attaque ! - dans VIDEOS
commenter cet article
24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 07:41
Par Eric Cerdan, le 24 juillet

Vendredi à 2 heures du mat', je décide d'aller me dégourdir les jambes et prendre l'air.
Donc je vais faire un tour et je passe sur le quai Vauban.
Un groupe de jeunes buvant de la bière se trouve là, devant le petit Moka, à côté de la scène des jeudis de Perpinéant.
Je m'arrête un instant devant l'affiche d'une soirée (du Rachdingue, pour être précis) et j'entends des remarques homophobes et des insultes proférées à mon égard.
Je continue mon chemin, bien que cela m'ai énervé et en pensant à ces abrutis en état d'ébriété.
Je rentre chez moi, j'appelle la police en leur expliquant que j'en ai marre de ces incivilités et en leur demandant d'envoyer quelqu'un ne serait-ce que pour la tranquilité du voisinage.
Ils me disent que toutes les patrouilles sont occupées, comme par hasard.
En y repensant, je me dis que je ne vais pas rester comme ça sans rien faire.
En fait, j'aurait dû rester chez moi !
Donc je me change, je prends des ciseaux (on ne sait jamais, au cas où on me chercherait la merde) et je retourne sur les lieux pour repasser devant ces cons et les fixer du regard...
Mais de loin je me rends compte qu'ils sont en train de mettre le feu à une poubelle et qu'ils ont bloqué le quai avec les barrières censées entourer la scène du concert.
Alors qu'ils s'en vont, après leur forfait, je leur dit : "Ah, vous êtes fiers de vous hein ?!".
Je regarde la poubelle d'où la fumée sort et je décide d'essayer d'étouffer le feu en fermant celle-ci. Donc je me prends la fumée en pleine gueule bien sûr, je précise pour la suite de l'histoire...
Je coure sur la place arago, je remplis deux bouteilles d'eau trouvées près d'une poubelle, grâce au robinet au sol se trouvant à proximité.
Une fois celles-ci remplies, je vois que les pompiers arrivent sur les lieux.
Je me dit : "c'est bon, ils ont plus d'eau que moi, mais je vais quand même passer devant pour rentrer chez moi".

Je repasse sur le quai Vauban, devant une voiture stationnée derrière le camion des pompiers.
Deux agents de la Brigade Anti-Criminalité en sortent et viennent à ma rencontre...
Je leur dis : "bonsoir, j'ai vu la scène, ce sont des jeunes qui ont mis le feu à la poubelle. Je les ai croisé quand ils sont partis".
Ils me demandent plus de précisions et je leur raconte l'intégralité du premier paragraphe ci-dessus.
Ils ne me croient pas et pensent que c'est moi qui ai mis le feu à la poubelle parce que j'étais énervé après ces jeunes cons.
Il me prient de monter dans leur voiture et font marche arrière pour s'arrêter au bout du quai.
Ils me demandent de vider mes poches où ils trouvent mes ciseaux et mes deux briquets (qui ne marchent qu'à moitié d'ailleurs) et mon tabac. Je n'avais pas pris mes papiers. Puis ils me fouillent au corps.
Ils me disent que je sens la fumée, évidemment vu que j'ai essayé d'étouffer le départ de feu !
Ils appellent alors le service des caméras de vidéo-surveillance et il se trouve que j'ai été filmé en train d'essayer d'étouffer le début d'incendie...
Manque de bol car cela renforce leur conviction que je suis coupable pour eux de l'avoir allumé.
Je leur répète ce que j'ai vu mais rien à  faire, ils pensent que c'est moi qui ai fait ça et j'ai beau m'en défendre mais ils en sont persuadés.
Je leur dis que je connais leur méthode et qu'il leur faut un coupable.
Ils me disent que je vais être conduit en garde à vue si je n'avoue pas.
Je clame mon innocence et je leur dit que je ne veux pas "trinquer" pour des abrutis de pyromanes, ce dont ils me qualifient désormais.
Devant mon état d'énervement et croyant que j'allais être conduit au poste, il me demandent si je me drogue. Je leur réponds que non bien sûr et que je suis sous tranxène, en sevrage d'alcool, dont je ne bois plus une goutte.
Ce qu'il ne fallait pas que je dise vu qu'ils étaient persuadés que j'étais coupable.
Il me disent qu'ils vont faire une main courante et que ça sera mis sur mon casier judiciaire (qui est vierge au passage) et qu'ils vont m'emmener au poste.
Finalement, au bout d'un quart d'heure de prise de tête et suite à un appel sur leur talkie-walkie me disculpant, ils m'ordonnent en me parlant comme à une merde de rentrer chez moi...
De retour chez moi j'appelle de nouveau la police pour avoir une explication et pour faire valoir mes droits. Au bout du fil je me fais envoyer balader et on me conseille de me soigner, ce que je fais très assidument d'ailleurs.

... Suite ...


Finalement ce matin je suis allé expliquer mon cas à la l'hotel de police, à la préfecture et à la mairie.
Il n'y a que l'officier de police judiciaire qui peut autoriser quelqu'un à voir des images des caméras de vidéo-surveillance.
Donc j'ai lâché l'affaire...
Mais je ne sais toujours pas si je suis blanchi dans l'histoire...
Je vais les appeler comme ça je saurais...
Hé ouais, les cowboys de la BAC prennent la relève !
J'ai pas dormi de la nuit en y pensant, ni la journée tellement j'étais plongé dans mes compos... et j'ai pas sommeil !
Mais si je croise ce vieux con de la BAC, je le fusille du regard genre Clint Eastwood...

... Suite et fin, enfin !

Ce soir, je suis retourné à l'hôtel de police pour savoir où l'affaire en était et surtout si j'étais blanchi au niveau de la justice...
Je suis innocenté... Enfin !!!

La morale de cette histoire : Si vous voyez un début d'incendie la nuit, appelez les pompiers et passez votre chemin ou vous risquez de passer la nuit en garde à vue...

BAC : Bon A Coffrer...

THIS IS THE HAINE

Repost 0
Published by L'archipel contre-attaque ! - dans ARTICLES
commenter cet article