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L'archipel Contre-Attaque

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 16:40

L’ODYSSEE DE GREGORY HERPEhttp://www.collectionsdesaintcyprien.com/spip.php?article254

Du 18 mars-31mai 2017
Une Odyssée … 
Une rencontre avec un photographe dont la vie m’a semblée m’être contée comme une Odyssée intérieure, emplie d’humanité.
Grégory HERPE, pose son regard avec intelligence, compréhension et sensibilité sur notre monde par l’intermédiaire de l’écriture photographique où il étudie les institutions sociales, les moeurs, les croyances à chacune de ses pérégrinations dont il revient riche d’une archéologie imaginaire inscrite dans la réalité. 
La photogaphie contemporaine répond à un désir de rendre compte du monde réél à travers une perception personnelle et unique, Grégory HERPE en offre une réponse par la magnificence de ses paysages, de ses personnages et de l’importance du choix de ses sujets. 
Le prisme de son regard rend hommage à la tradition picturale par l’ordonnnance de la composition, la subjectivité de l’expression interprétant le visible et conférant ainsi à l’image une esthétique singulière. 
Sa photographie reflète une aventure individuelle, un récit épique transcrit par une écriture de lumière dont la narration poétique a su saisir « L’intuition de l’instant »1.

Balade à l'intérieur de l'expo avec Gregory qui nous parle de l'expo 

Catalogne/ Monde:L’ODYSSEE DE GREGORY HERPE s'expose à St Cyprien! interview par Nicolas Caudeville
Catalogne/ Monde:L’ODYSSEE DE GREGORY HERPE s'expose à St Cyprien! interview par Nicolas Caudeville
Catalogne/ Monde:L’ODYSSEE DE GREGORY HERPE s'expose à St Cyprien! interview par Nicolas Caudeville
Catalogne/ Monde:L’ODYSSEE DE GREGORY HERPE s'expose à St Cyprien! interview par Nicolas Caudeville
Catalogne/ Monde:L’ODYSSEE DE GREGORY HERPE s'expose à St Cyprien! interview par Nicolas Caudeville
Catalogne/ Monde:L’ODYSSEE DE GREGORY HERPE s'expose à St Cyprien! interview par Nicolas Caudeville
Catalogne/ Monde:L’ODYSSEE DE GREGORY HERPE s'expose à St Cyprien! interview par Nicolas Caudeville

Voir aussi:

 

L'hommage à la Catalogne du photographe Grégory Herpe! interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/12/l-hommage-a-la-catalogne-du-photographe-gregory-herpe-interview-par-nicolas-caudeville.html

 

Photographie: Grégory Herpe expose, de la maison rouge à Perpignan, jusqu'à Moscou, en passant par Gênes! interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/06/photographie-gregory-herpe-expose-de-la-maison-rouge-a-perpignan-jusqu-a-moscou-en-passant-par-genes-interview-par-nicolas-caudevill

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 21:11

"Depuis les années 1980, les enquêtes épidémiologiques ont évoqué l’implication des pesticides dans plusieurs pathologies chez des personnes exposées professionnellement à ces substances, en particulier des pathologies cancéreuses, des maladies neurologiques et des troubles de la reproduction. Ces enquêtes ont également attiré l’attention sur les effets éventuels d’une exposition même à faible intensité lors de périodes sensibles du développement (in utero et pendant l’enfance)." suite http://www.inserm.fr/espace-journalistes/pesticides-effets-sur-la-sante-une-expertise-collective-de-l-inserm

Ainsi donc, des meurtriers sont en suspend dans l'air , dans l'eau et dans les aliments que nous consommons nous tuant par un peu tous les jours pour le plus grand profit de multinationales de la chimie!http://www.ineris.fr/centredoc/drc-15-152407-12400a-rex-vf2-1465459131.pdf

 Mais il y a des alternatives! Il s'agit que nous citoyens, sachions imposer nos choix, à commencer par notre quotidien

La 12 semaine pour les alternatives aux pesticides commence dans notre département, demander le progragmme http://www.cap66.net/ ici et là http://www.semaine-sans-pesticides.fr/ en attendant une mise bouche avec l'interview des représentants du collectif Gérard Llorca et Laurence Saulnier

 

Gérard Llorca et Laurence Saulnier était en direct de la terrasse des épicuriens pour nous faire la bande annonce de la 12éme semaine pour les alternatives aux pesticides. www.cap66.net dans tout le département des PO . Présentation du film "Zéro phyto 100% bio" le premier films des villes sans pesticides et cantines bio en présence réalisateur . Conférence pesticide et santé par François veillerette . Et une projection débat sur la terrifiante disparition des abeilles (comme les disait Albert Einstein "«Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ».) des échanges de graines à Paulilles...

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 16:16

Dans l'excellent bar à vins et plus que tapas

Rue du Marché aux Bestiaux, 66000, Perpignan, France

04-11-68-39-47

, venez découvrir les dessins de Caroline Joyeux 

Perpignan: expo Caroline Joyeux au Tinc sed! interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: expo Caroline Joyeux au Tinc sed! interview par Nicolas Caudeville
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 15:42

Après "De la campagne sauvage ou de la politique spaghetti" (voir la vidéo en dessous) Notre 5ème rencontre aura pour thème « mon livre de campagne ». 
Il s’agira pour toute personne qui le souhaite de venir présenter en 3 à 5 min un livre qui juge particulièrement pertinent autour de la campagne présidentielle. 
L’ouvrage n’est pas forcément dédié à la campagne (par exemple on peut prendre un roman, une pièce de théâtre, un livre historique…). Ce peut être en lien avec les thèmes que vous proposez (mais nous pourrons également les aborder lors d’une autre rencontre). 
N'hésitez pas à vous manifester pour participer.

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 14:50


Voilà juste un an, aujourd’hui, qu’Henri Lhéritier est mort. Peut-être serait-il temps de penser à honorer sa mémoire dans sa cité qu'il a aimée, et qui l'a toujours accompagné dans chacun de ses livres !
Rivesaltes, à travers le nom de ses rues, a rendu hommage à tellement de personnalités qui ignoraient jusqu’à son nom, qu’elle serait peut-être bien inspirée de pérenniser la mémoire de celui qui a tant écrit sur elle, comme sur l'art de la vigne et du vin dont il fut un ardent promoteur. -Toutes les bonnes plaques sont prises me répondra-t-on, et c’est vrai que je vois mal Henri, même sur sa bicyclette, aller avoisiner la rue des jonquilles, pétunias ou autres insignifiantes florettes dans quelque lotissement lointain du cœur de ville. Alors, pourquoi ne pas faire appel à la concitoyenneté de celui qui est plutôt sur-doté en la matière, je veux dire Joffre ! Il a déjà son musée, sa rue, ses allées, sa boucherie-charcuterie, oui, oui, sa plaque ecclésiale, et son collège… Vous croyez qu’il refuserait de laisser un de ses prestigieux emplacements pour assurer la reconnaissance publique à un compatriote qui l’a si amplement méritée, même si celui-ci n’a jamais combattu, mais avec quel élan, que le vertige de la page blanche. ? Certes, c'est vrai, Henri n’était pas particulièrement groupie de notre vieux maréchal de France, c’était même tout le contraire, mais avouez, et c’est là ma préférence, qu’après le lycée agricole Claude Simon, le collège Henri Lhéritier aurait fière allure.
Bon, comme il risque de passer beaucoup d'eau sous le pont de l'Agly avant que le Département, propriétaire des lieux, n'accède à ma requête, autant nous replonger quelques temps en arrière , lors de ces petites tertulies passionnées, ironiques, et parfois acerbes, tenues cap a cap, en son aquarium de l'avenue Gambetta. Tiens, tiens, "Avenue Henri Lhéritier, anciennement Gambetta", ce ne serait pas mal non plus ! 
Après, il faudra aussi penser à Claude Delmas et Joan Morer.
Photomontage : Gilbert Desclaux. Vendanges littéraires. ..

1) A PROPOS DE "LES VÊPRES SICILIENNES" de HENRI LHERITIER
3 septembre 2015, 16:55
"Où vas tu gitan ?"
De la page 1 à la page 40. 
Dés la toute première ligne , il fait fort : « Au petit matin les rails luisent et sifflent sous le vent… » Bon, on a vu pire ! Songez que ça aurait pu être :« Longtemps je me suis couché de bonne heure » et il n’aurait même pas eu le Goncourt, lui non plus. Mais si, après avoir trempé sa plume dans l'encre bleue de l'étang de Salses,il avait écrit, sans la moindre ponctuation : "Au petit matin blême et poisseux couleur de cheval café crème qui boite encore effrayé par les derniers éclatements d’obus alors que la selle lui scie les reins malgré que le cavalier soit descendu et l’eut pris par la bride juste avant que la balle ne le frappe sans même sentir vouloir ou enfin penser que les rails de la gare de Perpignan luisent et sifflent sous le vent… » Là, c’était le Nobel, assuré !
C’est vrai que cette toute première phrase, l’incipit du livre, dirait le peu regretté père Jean, déconcerte alors que, seulement quarante pages plus tard, on est déjà en passe de considérer « les vêpres siciliennes » comme son meilleur roman. 
En fait Lhéritier, il est comme ça, la provoc c’est son truc, sa sève, son millésime, et dans les seules quarante pages que je viens de lire et qui me font si pressé de les chroniquer, il n’est pas une ligne où vous ne retrouvez son petit sourire malicieux perçant sans difficulté sa barbe éternellement naissante. Je ne l’ai jamais vu rasé de près, pourtant nous nous croisons souvent dans la rue, il habite juste au bord de l’eau, sous un magnifique platane jamais élagué, lui non plus, et derrière une plaque en cuivre aussi peu imberbe que lui pour mieux en cacher son intitulé prestigieux: « Villa maréchal Joffre ». Lhéritier n’est pas au mieux avec ce dernier, alors que pour moi Joffre est presque un copain d’enfance! Mais si trois millions de morts nous séparent, pfff, une broutille par les temps qui courent, il nous arrive, avec Henri, pas Joffre bien sûr, de partager des soirées de recueillement patrimonial intense au cœur de notre vieille église. On appelle ça "La nuit des églises", elle a lieu en juillet, et chaque année, Henri la préside. 
Donc si Lhéritier ne rêve jamais de Joffre, il partage en revanche beaucoup avec les Noïs, (Gitans en catalan roussillonnais), notamment le TGV Perpignan-Gare de Lyon, qui, sur les rails qui luisent et sifflent, l’emportent ce jour-là et avec S., à Paris. Plus vrais que nature, les gitans de Lhéritier qu’il peint libres et généreux comme ils savent l’être lorsqu’ils vont dans le monde avec ou sans guitare. Mais s’ils sont à la fois les contrôleurs, passagers et chefs de gares, bref le fil conducteur de ce début de voyage, la plume de Lhéritier, elle, est déjà très largement amorcée par les 4 000 volts qui descendent de ses caténaires à lui. Et je ne vous parle pas de son arrivée en la capitale, où il ouvre en grand ses valises à peine débarqué : « Nos vins rouges ? De pulpeuses actrices italiennes, celles que je voyais sur les affiches des cinémas de ma jeunesse, abondants et cambrés, eux aussi remplissent leurs formes, en tournant dans mon verre, ils dévoilent un bout de leur jupon, dans ce mouvement où les tétons frémissent, leur nez vivace exhale des parfums de femme et fait naître des rêves sensuels d’adolescent. » C’est ce constant aller-retour entre Paris et Rivesaltes qui portera, on le devine déjà, la trame des 250 pages de son livre. 
Première halte sous les ors du palais du Luxembourg qui auront droit à leur part de critiques amusées, et bien senties en cette ville que l’auteur n’a pas encore qualifiée de lumière mais qui semble l’avoir éclairé en ces premières pages. Le rythme y est alerte, allegro vivace, pour ce premier mouvement, un régal. En attendant la suite avec impatience, je le laisse dans le RER bondé : « Je vérifie que les types n’en profitent pas pour serrer S. de trop près car je sais ce qu’il en est, j’ai moi-même le nez à hauteur de certains seins inconnus mais pas si mal, ma foi ! Et mon devant pénètre dans un derrière dont j’espère qu’il est féminin, rien n’est moins sûr, tant chaque mouvement dans ce presse-purée, ne serait-ce que tourner un peu la tête, est malcommode. »
A SUIVRE

2) A PROPOS DE "Les Vêpres Siciliennes", Henri Lhéritier, 
5 septembre 2015, 10:59
"Du Luxembourg à Koenigsmark"
De la page 40 à la page 80
Nous avons laissé Henri foncer en RER vers Nanterre - plus tout à fait « l’embourbée », comme la chantait Reggiani - où un prestigieux amphi littéraire l’attend, avec Pierre Benoit ! Diderot, on connaissait la passion fantasmée de Lhéritier envers l’encyclopédique maîtresse Sophie Vollard, mais Pierre Benoit, voyons, Pierre Benoit ! J’avais lu Köenigsmark à onze ans, je me souviens très bien, dans les hauts murs du préventorium de Port la nouvelle où il n’y avait que la lecture ou les caboteurs qui montaient et descendaient le canal pour nous faire rêver. Notre monitrice, mademoiselle Yvonne, avait de gros seins et un amant, matelot sur un pétrolier qui faisait la liaison avec Martigues. Elle ne vivait, en fidèle femme de marin, que dans l’attente de son retour, en principe une bonne fois par semaine... Jeune femme dynamique qui savait joindre l’utile à l’agréable en nous faisait partager ses espérances, ses humeurs, ses préoccupations plus terre à terre et ses amours.... Par exemple, construire et entretenir à chacune de nos sorties littorales, une baraque de roseaux et de tamarins, qui le jour, nous servait de repaire de pirates et la nuit, pour elle et lui, de nid d’amour. Autre fonction qui incombait à celui de ses gamins dont elle avait eu à se féliciter de la conduite, et cela m’arriva souvent ; se poster au dernier étage du prévent, face à la mer, et guetter à l’aide d’une vieille binoculaire l’arrivée du pétrolier tant aimé. Que de fois ais-je descendu quatre à quatre les escaliers du dortoir pour annoncer triomphalement « C’est le Faraman qui arrive, c’est le Faraman ! » C’est en ces circonstances que j’appris que Enzo, était un prénom italien avant de devenir celui de centaines de fils de pauvres, qu’Axelle était un prénom de filles nobles et que Pierre Benoit pouvait générer, chez un enfant de onze ans, autant de rêves d’évasion qu’un pétrolier italien.
Celle-là, je la fais parce qu’elle manque au répertoire de Lhéritier dans son fulgurant et fulminant panégyrique sur le père Benoit.
En effet, ce sont quarante pages d’anthologie que ce chapitre mettant en scène dans un amphi de l’Université de Nanterre, l’auteur, tenant conférence sur Pierre Benoit au milieu des meilleurs spécialistes littéraires de l'écrivain ! Foin des tenants et aboutissants de l’histoire, vraie, il faut déguster en bloc ce passage car c’est du Lhéritier à l’état pur, direct surgi de son tabernacle d’où il expose, après maintes génuflexions, tout le sacrément bon de sa plume. 
Mais ne vous y trompez-pas, même si le don qu'il reçut vient du toucher plein de grâce de son front par la main du bon Dieu, Lhéritier n’en chante pas éternellement la gloire. Notre homme a su pêcher, dans tous les sens du terme, et libère son âme de pourfendeur et de contestataire tous azimuts, pas toujours très catholique. Pas de cadeau pour le saint Benoit de la littérature ! Hardi, la révolution lhéritienne gronde depuis la tribune, face à au auditoire médusé et aux victimes innocentes, Matzneff par exemple qui passait par là et qu'en snipper au grand coeur, il achévera au couteau, pour lui éviter trop de souffrances..
Foin de cris de guerres, toutefois, entre Montjoie Saint Denis et No pasaran, Lhéritier a depuis longtemps fait son choix, ce n’est pas l'épée du chevalier, mais le Chato républicain de la guerre d'Espagne ! Il avait dit sa difficulté chronique à parler devant autrui. Oui, oui, chattemite… Quelques lignes plus loin, il se révèle : « L’écriture me libère, elle fait de moi un type dangereux, un condottiere fondateur d’empire, elle me rend sans-gêne et vindicatif, je blesse, je trahis, je viole, j’assassine, je découpe, j’ensevelis. Ma bouche ne sert plus qu’à cracher, mordre, boire des tonneaux de vin et vider des outres de sang… » Mais ne croyez pas que l’hystérie s’est emparée de notre tribun , oh que non, toute son intervention sera formidablement argumentée, documentée, même si les feuillets volent juste avant l'estocade finale "Vous voyez bien que je l’aime.(Benoit) Je peux me moquer de lui et l’admirer en même temps". Ne serait-ce pas une définition de l’amitié ? Et quel meilleur ami que la littérature !
Du grand art ! 
A SUIVRE.

3) A PROPOS DE LES VÊPRES SICILIENNES de Henri Lhéritier 
10 septembre 2015, 21:33
"Sous le pont Jean Jacquet coule la Seine"
Si Bertrand Delanoé a trouvé la plage sous les pavés des bords de Seine, c’est a un quai de l’Agly couvert de bouquinistes que rêve Lhéritier revenu à ses flâneries parisiennes… Il a lâché les basques de Maztneff et Benoit, fraîchement étrillés comme bons chevaux de labours, pour tâter du bon bec qui comme chacun sait, ou admet, (sauf lui), n’est que de Paris. Car malgré son vibrant éloge de la tête de veau montparnassienne, il continue, durant ses pérégrinations parisiennes, ses incessants come-back vers ses terres originelles.
Impossible de décrocher, ne serait-ce que de quelques pages de ce périmètre limité par ses Corbières au Nord, sa méditerranée à l’Est, ses Albères au Sud et ses Pyrénées à l'ouest. Pour lui, l'aventure, c'est s’immerger partout dans le monde, et parfois, dans le beau monde, mais sans quitter son « saronet » de terre natale qu’il porte en permanence en bandoulière autour de son cœur.
Les Parisiens, bien sûr, y voient là plutôt un cilice, dont ils se gaussent, tant il est vrai que vivre, écrire et éditer en Roussillon vous range illico, sur l’étagère du bas, celle des écrivains régionalistes. Pouah, s’indignerait Busnell l’anglophile intégral, le porte épée en chef de la littérature amerloque, l’apologiste du libéralisme éditorial dont chaque émission est un onze septembre pour la littérature française alors qu’il prétend l’honorer en sacralisant ses propres horizons limités à la ligne bleue des sunligts
Tout écrivain est né quelque part n’en déplaise à Brassens, qui d’ailleurs, in fine, demandera à être enterré sur la plage de Sète. Claude Simon, après tant et tant de périples initiatiques, de kilomètres parcourus sans une virgule, mourra bien écrasé par un tramway, comme Gaudi, non ? Je rêve ? Et Brasillach, zut, qu’ai-je dit ? Robert, donc, pour ceux qui ne le conchient pas, saviez-vous que les douze balles qui le tuèrent, ensevelissant sa catalanité localement honnie, avaient pourtant été fondues dans des moules en fer du Canigou ? Bon, je l’avoue, j’ai un penchant, mais très coupable je vous rassure, pour ce triste sire . Est-ce mal de croire que ce n’est pas aux profondeurs de son être qu’il va chercher son fascisme pourtant hurlé à pleine gorge dans « je suis partout » ? Est-ce idiot de penser que sa vérité profonde est plutôt à chercher dans ses romans qui sont pour la plupart l’antinomie de ses écoeurants écrits militants? Etrange garçon qui n’a cessé toute sa vie d’exalter la virilité sous sa forme la plus criminelle, alors qu’en fait, il ne faisait que courir après la sienne. Lui, qui n’a cessé de taire, de rentrer, de cacher ce qui était alors impensable et que l’on proclame et revendique aujourd’hui. Lui, qui ne se laissera qu’une seule fois aller à écrire l’amour physique entre un homme et une femme. Une très chaude nuit à Tolède, dans « Comme le temps passe » qui est pourtant parmi les plus fortes et les plus belles pages d’amour de la littérature française. 
Bon, j’ai délaissé Lhéritier pour Brasillach, voilà qui va le fâcher. Il préfère nettement Echenoz avec qui il a rendez-vous, dans une cave à vin. Evidemment Ils sont devenus amis lorsque l’auteur de « 14 » avait précédemment obtenu le grand prix des Vendanges littéraires : 300 bouteilles de Rivesaltes !
Et le Rivesaltais d’affirmer : « Seul le vin peut fournir une plus juste rétribution à la littérature, l’argent n’en est plus digne !» Si cette petite phrase ne lui vaut pas la reconnaissance éternelle et conjointe du monde des vignerons roussillonnais et de celle des lettres françaises, c’est à désespérer du traité des Pyrénées… Là est peut-être ce que certains, pas moi je suis pareil, appellent l’ambiguïté, ou les paradoxes, de ce Catalan qui d’une part, n’ose pas parler sa langue, et de l’autre affirme clairement sa catalanité. C’est que Lhéritier, n’est plus l’exception sur une terre où ils sont nombreux, très nombreux, à avoir accepté que notre grand arbre de vie à nous, Catalans du Nord des Pyrénées, nourrisse ses racines aux deux cultures, française et catalane, qui en sont désormais le terreau. Ecoutez-le parler d’Echenoz, Onfray, Bloy et autres Benoit ; sa culture est française. Mais que s’approchent les jacobins qui rêvent d’une France, une, catholique, apostolique, ou béatement républicaine (c’est hélas devenu un pléonasme) et le voilà qui sort ses griffes, pire, sa plume, pour voler au secours de notre âme en danger.
Tiens, autre passion française, Diderot, c’est vrai qu’il y a de quoi. Et voilà notre flâneur parisien parti à sa rencontre devant le 145 du boulevard Saint- Germain. Sketch, au pied de la statue : « Je suis ému par la présence de Denis, même en bronze, j’ai passé de tels moments avec ses lettres à Sophie Volland. C’est un ami, un géant et un trouble-fête dans l’agitation sensuelle du XVIII ème siècle qu’il dépouille de toute sa transcendance. Pour l’humanité il est le modèle absolu de l’écrivain, qu’on me prouve le contraire… On serait tenté d'écrire "Rideau", aussi, je ne vous raconterai pas les agapes de Lhéritier avec Echenoz, ni S., ni sa traversée de Paris entre Gabin et Bourvil, non plus sa rencontre avec Joffre sur le chemin des Delmas, Saint Claudel des pipes et des piliers, ou, enfin, le pourquoi du titre qu’il choisit pour ce roman très autobiographique : Les Vêpres siciliennes…
Pourquoi ne pas en dire plus? Parcequ'il faut le lire, ce livre, sans doute son meilleur, pour moi en tous cas. Supérieur à ses lettres à Sophie ? Oui, car sans rien enlever à ce formidable dialogue à trois avec le père de l’Encyclopédie, Lhéritier, prisonnier de ces deux personnages qu’il ne veut pas trahir, s’est collé des limites, des lignes jaunes à ne pas franchir. Avec "les Vêpres", sa liberté, je devrais dire sa libération est totale, et il n’est jamais meilleur que lorsqu’il laisse virevolter sa plume, sans la moindre entrave. Foin de chaines et de carrés blancs à ses fantasmes, , mais de nombreux maillons, de cordes à son arc, de pistons à ses trompettes, de mas à ses garrigues, de bijoux à ses Castafiores et de sentiers à sa gloire, hé, hé, pour nous livrer, une fois encore, merci Henri, ce qui se fait de bon et de mieux par ces tristes temps en notre bonne vieille terre catalane.

Le tout meilleur d'Henri Lhéritier :

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

Perpignan/vidéo:Le défilé du Condottiere , hommage à l'écrivain Henri Lhéritier!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2016/05/perpignan-video-le-defile-du-condottiere-hommage-a-l-ecrivain-henri-lheritier.html

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 01:35

 

Timéa représentante des "portes voix" impliqués dans " le secours populaire " aveugle et pourtant bien voyante sur l'état de la société, soutient "lès assises de la pauvreté " à Perpignan. Un témoignage et une réflexion sur la vie et la ville

Perpignan: Timéa, pauvre, mal-voyante porte-voix des oubliés de la présidentielle! #assisesdelapauvreté interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: Timéa, pauvre, mal-voyante porte-voix des oubliés de la présidentielle! #assisesdelapauvreté interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: Timéa, pauvre, mal-voyante porte-voix des oubliés de la présidentielle! #assisesdelapauvreté interview par Nicolas Caudeville
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 15:37

L'école des beaux arts de Perpignan a fermé au mois de juin dernier. L'artiste et provocateur belge Jan Bucquoy interrogé aujourd'hui, jour qui aurait été le jour anniversaire des 200 ans de l'école d'art , nous  a répondu qu'il soutenait la décision du maire Jean-Marc Pujol! "Parce que les artistes ne doivent pas sortir de l'académie, mais de la rue. Que la société à plus besoin de plombier!"

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 15:01

C'était le 17 juin 1817 à 18 h que s'inaugura l'école des beaux arts de Perpignan. Mais sous les coups de boutoirs de Jean-Paul Alduy d'abord en 2006, puis de manière définitive par Jean-Marc Pujol en juin dernier. Par ailleurs l'université de Perpignan n'a pas ouvert son masters  faute de combattants. Il reste encore toute la bibliothèque des beaux arts à intégrer dans le fond de la médiathèque municipale. Ceux là même qu'aurait du récupérer l'université si le master art avait ouvert. 

Monsieur Pujol  et son équipe sont aussi alaise avec la culture qu'une poule avec un couteau!

Par que quand on leur parle de culture, ils ne sortent pas leur révolver, mais bel et bien leur bétonnière! 

Parce que l'expression dit, "quand le bâtiment va, tout va". C'est tout ce qu'il ont retenu de l'esprit maçon!

 

Perpignan: Aujourd'hui à 18h l'école des beaux arts aurait eu 200 ans si Jean Marc Pujol ne l'avait pas fermée en juin! par Nicolas Caudeville
Perpignan: Aujourd'hui à 18h l'école des beaux arts aurait eu 200 ans si Jean Marc Pujol ne l'avait pas fermée en juin! par Nicolas Caudeville
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d'autres articles sur les beaux arts de Perpignan:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/beaux-arts/

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 11:16


A mes amis indépendantistes qui me reprocheront d’être un catalan pour de rire et d’avoir attendu que le livre de Jaume Cabré soit traduit en français pour le lire, je répondrai que lorsque Puigdemont et Mas, seront capables de tracer un full de ruta aussi universel que son « VIatge d’hivern », je me déclarerai ipso facto et illico, foi de Bebelle, indépendantiste ! 
Et pourtant, rien de politiquement correct, de poétiquement revendicatif ou de militant, non, aucun itinéraire fléché, pas la moindre considération morale, ni même quelques gouttes de cette sève nourricière que Kavafis et Lluis Llach, semèrent magistralement dans les esprits à la mort du franquisme… Non, Cabré, simplement, s’est livré à ses lecteurs, la chemise et la corde au cou, comme les bourgeois de Calais devant les petits rois d’Angleterre que nous sommes tous. 
 Et c’est un étrange et merveilleux voyage en hiver que Cabré fait à pied dans une neige aussi inquiétante et mortifère que vivifiante ! Etonnant voyageur, dirait Michel Lebris, qui pérégrine entre laideur et beauté, bien et mal, désespoir le plus insondable et espérances discrètes, tranquilles ou anxiogènes. Et le voici en grand prêtre, Zarastro, d'un culte, ô Isis und Osiris, où le paradoxe n’est qu'apparent, en sa forme. Sur le fond, tout se tient, comme dans une vieille rengaine scoute qui liait en botte violettes et aubépines avec un brin de paille sur laquelle est couché le vieux monde cruel et énigmatique …Quatorze nouvelles, deux de plus qu’il n’y eut d’apôtres, brèves mais concises et ô combien méditées: paraboles païennes où le sacré est omniprésent comme dans un texte de Régis Debray, celui qui ne croit plus en Cuba. Quatorze paraboles donc, depuis la cruelle certitude de Treblinka, le clair-obscur de la chambre de Rembrandt, la chevauchée fantastique de Lambertus, Vienne du zentralfriedorf où sont enterrés Beethoven, Brahms et compagnie, jusqu'au ces "deux minutes" impromptues et triviales, d'un petit coup en douce d’une barcelonaise avec le réparateur de la machine à laver... Schubert ouvrant le bal avec sa monumentale sonate D 960,.le lecteur qui ne lit pas le solfège pourrait paniquer, se croire déjà immergé, irrémédiablement noyé, dans la musique ? Et bien non, celle-ci n'est là que pour inciter, comme au supermarché, à consommer au mieux, une nourriture devenue céleste par la grâce d'une écriture au fort degré d'octane, dont elle est à la fois l'essence, qui booste et le diesel, qui assure, Vais-je parler, et tant que j'y suis, conclure sur la tenue de route ? Pourquoi-pas, tant le danger est, pour un recueil de nouvelles, dans l’insuffisant gonflage des pneus ou la mauvaise répartition des charges. Cabré a trouvé l’équilibre parfait, temps forts et temps faibles, sans casser le rythme, ce qui n’est pas évident pour un auteur travaillant surtout le roman… Ah , Confiteor, Oh, Panamo ! . Il a enfin, grâce encore à la musique, points d’orgue ou demi soupirs-croche, senti le dosage subtil des effets et du suspense,sans que jamais, ou presque, le téléphone ne sonne avant que n’ait été composé le numéro. . Voilà. On l’aura compris, de la magnifique ouvrage avec l’essentiel dans sa conclusion « La vie n’est pas le chemin, pas même la destination, seulement le voyage… » L’indépendance, aussi ?

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 16:03

L'histoire se déroulera sur plusieurs mois. Elle débute ainsi :
Nicolas Caudeville écrit dans Rue 66 de mars au sujet de la population pauvre et précaire de notre ville :
« Ils semblent former une armée qui ne tardera pas à être majoritaire... dans la ville laboratoire qu'est Perpignan. À tel point que finalement, "le pauvre" est en passe de devenir la principale richesse de Perpignan... » (voir le film de Bertrand Schmit "Un aller simple pour Perpignan" qui illustre tellement une situation ultra-locale mais simultanément tellement national 
Les pauvres, individuellement valent peu. Ensemble, ils recréent une "plus-value". Aux associations de se rassembler pour les constituer en force. Force de réflexion bien-entendu. Et à un moment où la présidentielle semble incertaine, ce serait un acte « vertébrant » pour notre société locale et nationale ! »
Grégoire Géa, Fondateur de l'association Promesse des Sources vous invite, le 28 février prochain, à 18h, au 1, rue Fontaine Saint Martin, à une réunion préparatoire aux « assises de la pauvreté » qui se tiendront impérativement dans les 60 jours suivant, avant le 4 mai, date de l'élection présidentielle française...
Pour en décider et constituer une force de réflexion et de propositions, une table ronde positive sur le sujet, nous comptons sur votre participation...
Et... Ce fut le cas !

L'archipel contre attaque ouvre une nouvelle rubrique: "les assises de la pauvreté " pour mettre en relief le travail en construction et leurs protagonistes avant l'événement lui-même 

écoutez le document audio, les premiers articles et rejoignez le mouvement des pauvres en marche!

Perpignan: des assises de la pauvreté sont nécessaires en cette période d'élections présidentielles! par Nicolas Caudeville
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