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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 00:55

 

 

Du nord au sud du littoral catalan, les cinémas Clap ciné de Leucate/Barcarès, Canet-en-Roussillon et le réseau Cinémaginaire implanté notamment sur Saint Cyprien, Argelès-sur-mer , Cerbère ont décidé de développer un partenariat de programmation, d'animations, de communication mais aussi une politique réciproque de tarif réduit pour leurs abonnés respectifs dès la réouverture prochaine des cinémas (selon toute vraisemblance début juillet)

 

Ainsi, nous allons mettre en place :

- des films en commun,

- la venue de réalisateurs et d'acteurs qui seront en « mini tournée » durant 48h dans les salles du littoral,

- sur nos sites internets et sur nos réseaux sociaux une information régulière de ce que propose chaque cinéma du littoral catalan,

- chaque abonné des cinémas Clap ciné se verra offrir en permanence un tarif réduit dans les salles du littoral du réseau Cinémaginaire sur présentation de sa carte d'abonnement

- chaque abonné du réseau Cinémaginaire se verra offrir en permanence un tarif réduit dans les salles des cinémas Clap ciné sur présentation de sa carte d'abonnement

 

Notre priorité reste la relance de nos salles et ce plaisir de retrouver les spectateurs pour partager à nouveau tous ensemble des moments inoubliables d'émotion, de passion mais aussi de réflexion autour d'un film !

 

Toutefois, au regard de la situation sanitaire incertaine et pour répondre aux demandes de nombreux spectateurs, les cinémas Clap ciné et le réseau Cinémaginaire ont décidé de travailler à la mise en place courant juin- début juillet d'un drive in ciné dans les communes où elles sont historiquement installés. Ainsi, nous proposerons en complément de la programmation de nos salles des films en sortie nationale, des soirées cultes et des reprises dans les drive in ciné d'ores et déjà prévus à :

 

  • Argelès-sur-mer ( secteur nord, parking de la Marenda )

  • Saint-Cyprien plage ( secteur des Capellans )

  • Canet-en-Roussillon ( parking du Clap ciné )

  • Leucate-Barcarès ( parking face au cinéma )

 

 

Nos petits cinémas de proximité ont toujours été très proches. Nous sommes mutuellement attachés à une programmation de qualité et aux échanges avec les spectateurs. Tout cela avec des prix abordables pour que le 7ème Art reste un loisir accessible à tous...

La crise sanitaire et économique que nous traversons a montré une nouvelle fois nos points communs et notre solidarité réciproque.

C'est dans cet esprit que nous décidons aujourd'hui de multiplier les partenariats pour que :

 

Vive un Cinéma populaire de qualité sur le littoral catalan !

 

 

Bernard Arnauld, président de Cinémaginaire contact → 0648006263 http://www.cinemaginaire.org/

Frédéric Perrot et Jérôme Quaretti, co-gérants des Clap ciné → 0677916110

https://canet.clapcine.fr/

Retour vers le futur: Les cinémas du littoral catalan vous préparent  un été la tête dans les é-toiles
Retour vers le futur: Les cinémas du littoral catalan vous préparent  un été la tête dans les é-toiles
 

Photos drive in ciné Leucate: un cliché devant , un autre derrière ( ou vice versa !!! )
Précision nécessaire : au loin, ce n’est pas un mirador mais une tyrolienne . Justement, le grand écran de 15m de large et de 10m de haut sera juste devant la tyrolienne .
150 voitures / 300 personnes environ.
Tout le reste tu le piques dans l’article de l’Indep que je t’ai envoyé .
Précision : on va travailler avec l’institut Jean Vigo !

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2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 15:09

"Le chat de Schrödinger est une expérience de pensée imaginée en 1935 par le physicien Erwin Schrödinger afin de mettre en évidence des lacunes supposées de l'interprétation de Copenhague de la physique quantique, et particulièrement mettre en évidence le problème de la mesure. Un chat est enfermé dans une boîte avec un flacon de gaz mortel et une source radioactive. Si un compteur Geiger détecte un certain seuil de radiations, le flacon est brisé et le chat meurt. Selon l'interprétation de Copenhague, le chat est à la fois vivant et mort. Pourtant, si nous ouvrons la boîte, nous pourrons observer que le chat est soit mort, soit vivant."

Ainsi la ville de Perpignan, pour son deuxième après l'abandon de Romain Grau (de là, à se sentir orphelin...) et de la chlorophane Agnès Langevine: les électeurs se sont alors glissés malgré eux dans la boîte de Pandore , enfin non,  celle à qui, Schrödinger , réservait un sort funeste pour son chat. Soit, qu'à partir du moment où il est rentré dans la boîte, on puisse le considérer comme mort, même s'il est à l'instant encore en vie. Donc, on considérera qu'au sortir de l'expérience à l'instar du chat, ils sont "en même temps" mort et vivant!

Vous me direz alors (et vous aurez raison, bien que j'en crève de vous l'avouer), "ha ben, on est bien avancé, et tout cela ne nous ramènera pas Joe Dassin et encore moins Guy Bedos!

Et c'est à cet instant que frappera l’épiphanie, et qu'à un jour de la pentecôte, vous serez touché par l'esprit sain : peut importe qui sortira des urnes de Pujol où d'Aliot, la ville n'aura toujours pas les couilles sorties des ronces!   Comme on est cantonné au quantique: on reste dans l'infiniment petit!

Quelques chats de Shrödinger
Quelques chats de Shrödinger
Quelques chats de Shrödinger
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Quelques chats de Shrödinger

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 19:09
Un jour sans fin (Groundhog Day), ou Le Jour de la marmotte au Québec et au Nouveau-Brunswick, est un film américain réalisé par Harold Ramis et sorti en 1993.
Le film met en scène Phil Connors, présentateur météo sur une chaîne de télévision régionale américaine. Phil, homme prétentieux, aigri et imbu de lui-même, est obligé de se rendre en reportage le 2 février à l'occasion du Jour de la marmotte, une festivité traditionnelle célébrée en Amérique du Nord (le même jour que la Chandeleur). Mais, une fois son sujet tourné, un blizzard le force à passer la nuit sur place. Par la suite, à son corps défendant, la même journée recommence encore et encore à chaque fois que son réveil sonne : Phil semble bloqué dans le temps jusqu'à ce qu'il ait donné un sens à sa vie.
 
A Perpignan, c'est le 28 juin prochain que l'on va revivre "le jour de la marmotte" (titre original d" un jour sans fin" ) soit le 30 mars 2014 https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_municipales_de_2014_%C3%A0_Perpignan 
Mais en lieu et place de Bill Murray et Andie Mac Dowell, ce sera Jean-Marc Pujol et Louis Aliot https://www.valeursactuelles.com/politique/municipales-2014-a-perpignan-deux-pieds-noirs-pour-un-fauteuil-44323. Les autres auront été trop court ou auront abandonné.
C'est comme dans Rocky 2 ,la possibilité pour Rocky Balboa le challenger, de prendre sa revanche sur son aîné.
Mais même comme disait Héraclite , "on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve", les perpignanais risquent d'avoir un goût de "déjà vu''https://www.youtube.com/watch?v=jTTEeg0iM34
 
Et ce déjà vu n'a peut être pas un goût de "revenez-y".
 
Les acteurs ont vieilli, Louis Aliot a poli son coté "prince consort des ténèbres", il ne boit plus des coups "chez la Montalan", mais il passerait plutôt son temps entre notabilisant à "l'Auberge des 3 faisans" . Il est devenu l'ami du riche comme du pauvre, pour peu bien-sûrs qu'ils soient vertueux!
 
D'un autre bord, Jean-Marc Pujol défend son bilan à la manière d'un maréchal soviétique, comme le disait le regretté Georges Marchais pour le bilan de l'URSS "globalement positif" . Comme on dirait en russe:"Теперь свяжитесь с охраной и скажите, что все в порядке." "Maintenant dites à la sécurité que tout va bien."
 
Il y aura autant de front républicain, que de neige à Noël!
 
Alors y aura-t-il une vague qui se dressera face au "fascisme" et Jean-Marc Pujol représentera-t-il "un rempart contre la barbarie" ? 
 
Je crois que le manque de "trépidance" de la campagne n'ayant pas su donner les enjeux pour la ville(pas plus de perspectives que de prospectives) : on ne vous donnera pas les coins à enthousiasme citoyen, que ses coins à champignons!
 
Autonomie de la ville par rapport à la nouvelle capitale de région Toulouse, connectivité réel avec la Catalogne Sud, retour de l'enseignement de la médecine à l'université (double tutelle franco-catalane)  et transformation de l’hôpital en CHU, remembrement du marché place Cassanyes pour son optimisation et son utilisation comme une vitrine des productions d'ici, mis en en valeur de la vie culturel comme outil de dévelopement économique et touristique, défense du train de fret "Roussillon express" en coordination avec la région face à l'état...J'en passe et des meilleurs. La plupart des citoyens n'en ont pas grand chose à faire! Et l'ambiance Corona, n'a couvert qu'un résultat de participation qui aurait été à peine meilleur!
 
La seule obsession des candidats semblait faire des voix: ils auraient du s’inscrire à " the voice"!
 

Le second tour aura plus de temps pour déployer sa campagne mais pas de manière physique , en virtuel , déconfinement en mode Corona oblige...

Alors à moins d'un miracle  :le nouveau monde, c'est l'ancien avec des prothèses de hanche toutes neuves!

 
Perpignan:duel final et municipal Aliot / Pujol, comme un goût de ''Jour sans fin''! par Nicolas Caudeville

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 16:53

10 / Le web profond et les réseaux sociaux

Internet, aujourd’hui, c’est le web, un exceptionnel outil de recherche et de connaissance, mais dont l’accès est de moins en moins facile, car de plus en plus bridé, privatisé et contrôlé. Internet aujourd’hui, c’est le web des forums de discussion, des blogs, des réseaux sociaux, des achats en ligne, de la Bourse en direct, des avatars, des leçons de fanatisme, de l’apologie de la marchandise, de la désinformation, de la calomnie, de l’intimité bafouée, des amitiés surnuméraires, de l’apologie du complot, du sexe en sous-texte.

Et la pire des critiques qu’on puisse y formuler, c’est de déclarer que tout cela est peut-être devenu « trop commercial ». Et l’éloge commun nous certifie qu’Internet a permis à des milliards d’individus davantage d’autonomie, la promesse d’une plus grande liberté, et la liberté elle-même.

Ordinateurs, tablettes, téléphones portables, tous interconnectés et désormais plus personne pour se perdre. Voici le monde de la totale transparence, auquel il est impossible d’échapper, et où chacun se sent d’autant plus libre qu’il est librement surveillé. Et tout le monde de supplier pour avoir le droit de porter les menottes du futur.

C’est le rêve formidable de la démocratie des maîtres de la société du Chaos, une loi martiale, librement consentie et étendue au monde entier.

Nous n’avons rien entendu ni vu venir. Au-dedans comme au-dehors, ce que nous prenions sur nos écrans pour une issue donnant sur l’extérieur est un artefact qui s’interpose entre nous et le réel. Et ce que nous voyons du monde, sur ces écrans, ne réfléchit qu’une image composite du néant.

Nous vivons au sein d’une monade numérique, aux trop nombreuses issues pour en avoir une seule d’utilisable, soumis à un flux continu qui nous submerge sous les informations invérifiables, les mensonges, les links, les amis, les images et les connaissances sans liens, sans relations, sans cohérence, sans pensée ni raison ; un flux qui méprise l’inconscient et brise toute résistance psychique ; un flux qui valorise la superstition, le mensonge et la paranoïa ; un flux qui ne nous laisse aucun répit et nous emporte, sans qu’il nous soit possible de résister, ni même de débattre.

Nous ne sommes plus capables d’écouter, silencieusement, pousser l’herbe de l’histoire ; ni d’interroger le passé pour mieux imaginer le futur ; ni même de faire le silence en nous.

Dans un monde déclaré sans avenir, les informations se succèdent dans un processus d’accumulation où l’oubli des premières et des dernières, semble déjà chasser le souvenir des suivantes. Ce qui domine cette incessante quête de la nouveauté se résume finalement à une permanente reproduction du même. Les variations qualitatives et quantitatives des données informatives ne sont que des simulacres, ou, pour le dire selon le lexique d’aujourd’hui, des effets de mode.

La surabondance de données informatives interchangeables et insignifiantes. Plus les post-citoyens sont soumis au flux de ces données, et plus la simple vérification de chacune d’entre elles leur devient inaccessible. Leur quantité seule les rend invérifiables et s’accompagne en retour d’une paupérisation informative croissante.

Au final, le développement exponentiel de ce flux n’est ni d’informer, ni de désinformer, ni même de distraire. Il s’agit seulement d’occuper un espace médiatique sous forme de discours, d’images, de sons, de 0 et de 1 ; de faciliter l’accès à une donnée informative invérifiable de plus.

Pour y parvenir, le monde de la « transparence achevée », le monde de la « fraternité numérique » n’utilise que deux valeurs : vrai et faux, oui et non, 0 et 1, like et no like. Après la ruine de leurs vies et de leurs désirs, même les rêves des post-citoyens ressortent du système binaire.

Face aux impostures d’une liberté light, comment les post-citoyens pourraient-ils échapper à leurs amis numérisés, à tous ces amis qui ne leur veulent que du bien. Pendant qu’ils pétitionnent (likes), qu’ils se mobilisent (likes), comment pourraient-ils comprendre, une bonne fois pour toutes, qu’il serait temps d’abandonner la proie et l’ombre ! Peuvent-ils imaginer qu’ils participent d’un inconscient collectif, d’une conscience collective, d’une noosphère, ou, plus poétiquement que le hasard objectif pourrait exister pour eux aussi ?

Pourtant, ce sont des femmes et des hommes, au service de quelques intérêts « bien compris », qui génèrent et consomment l’ensemble exponentiel de ces données informatives. Rien n’est destiné aux êtres humains qui ne soit l’œuvre des êtres humains eux-mêmes : en matière médiatique, comme ailleurs, les post-citoyens ne consomment que ce qu’ils ont produit consciemment ou laisser produire sans résistance.

Ils ont oublié que des femmes et des hommes ont vécu en des temps qui n’étaient pas réductibles aux seuls algorithmes boursiers ou aux divinations journalistiques, politiques, économiques, religieuses, voire même scientifiques : des temps étrangers aux « humanités numériques ». S’ils accueillent si facilement la réalité d’Internet, c’est peut-être parce qu’ils soupçonnent que rien n’est réel dans leurs propres vies.

La trace de ce qui a été perdu dans le souvenir, la trace de ce qu’il n’est plus possible de transmettre, se retrouve, comme inversé, comme la négation de tous nos souvenirs perdus, dans les processus contemporains de contrôle et de destruction de la mémoire.

Il s’agit là d’armes de guerre qui peuvent prendre deux formes disjointes, mais solidaires : celle du fanatisme islamique et celle de Google.

Le fanatisme islamique s’attaque à la mémoire humaine, aux traces historiques et archéologique qui contredisent le mensonge qu’il veut imposer.

Google attaque la Grande mémoire au nom d’un artefact de mémoire, au nom de la seule mémoire numérique. Cette mémoire, dont elle a le contrôle et l’usage, entend effacer au nom de l’obsolescence, jusqu’au souvenir de toutes les formes anciennes de transmission.

La mémoire numérique n’est pas destinée à l’histoire ; ce qu’elle autorise à survivre ne l’est que provisoirement, comme un condamné à mort qui attend quotidiennement l’exécution de la sentence.

Google et le fanatisme islamique veulent en finir avec l’histoire : ils ne comptent pas laisser d’archives. Leur domination du présent qu’ils rêvent éternel, est la seule histoire possible, celle qui précisément en est dépossédée. C’est toujours, actualisé par une commune barbarie, le même vieux fantasme dérisoire, sanglant et criminel de la fin de l’histoire.

Voir aussi,les autres épisodes ici:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 01:01

Tout ça pour ça! Cela aurait pourtant eu de la gueule, une liste Langevine, Ripoull, Forgues: 3 drôles de dames sans Charlie. Mais voilà, à 18 heure la nouvelle à été annoncée. Le prétexte comme d'habitude pour ne pas "laisser un boulevard au FN" , comme en 2014 . On a vu le résultat, la seule opposition était Louis Aliot et son équipe.

Mais peut-être que la décision n'est même pas la sienne.

En service commandé au service secret de sa majesté, la socialiste et néanmoins présidente de l'Occitanie, elle ne pouvait pas gagner et même tenter, pour ne pas laisser la place à une autre gauche qui se serait enhardie par sa légitimité aux prochaines élections départementales et régionales. La seule question, c'est à quel moment Carole Delga a glisser la phrase de Marsselus à Butch Collidge dans Pulp fiction:

 
"Le soir du combat tu sentiras comme une piqûre d'insecte. C'est l'amour propre qui te turlupinera. L'amour propre tu l'emmerdes. L'amour propre fait mal. Il ne sert jamais à rien. Il te faut t'en débarrasser."
 
Et voilà qu'il ne nous reste plus en face de "barbarie Nazie" que OAS 117 ! Il y a des électeurs de gauche qui se sentiront trahis et garderont un "chien de leur chienne " pour la suite!
Agnés Langevine rend encore plus raisonnante la phrase de Cioran: "Ne nous suicidons pas tout de suite, il reste encore quelqu'un à décevoir!"

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 15:56

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé . Et oui, il nous a quitté Guy Bedos. Guy Bedos, c'était des sketchs comme "la drague" , des films comme "un éléphant ça trompe énormément" , "le pistonné " ou encore "la revue de presse"...Il restera dans nos cœur et dans nos mémoire! 

Alors que Romain Grau, dont nous allons faire la revue de presque , c'était un énarque, un type de gauche (modérons nous: socialiste) , puis un type de centre droit avec Alduy, un premier adjoint de droite avec Pujol,puis un candidat au législative en même temps toujours sous Pujol et puis un député et un candidat "en marche" face à Pujol, sans oublier un gestionnaire approximatif d'entreprise comme EAS http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2019/01/romain-grau-est-eas-117-la-cour-des-comptes-ne-repond-plus-des-siens.html

.Avec un peu plus de 14% au premier tour, il aurait pu se maintenir ou fusionner, mais il jette l'éponge . Il lui aura fallu du temps pour comprendre, que les gens avaient compris qu'il avait autant d'avenir qu'un cancéreux multi-métastasé . Mais son "no futur" , il l'a construit lui-même pas à pas . Je ne parle pas de ses revirements successifs que j'ai cité en introduction, mais ses communications et ses manœuvres, qu'il avait cru brillantes pour les premières et discrètes pour les secondes. Malheureusement pour lui, c'était plutôt l'inverse . Le coup "des attentats" des "gilets jaunes" contre sa permanence (oui, comme le disait Castaner, le ministre venu constater en bloquant tout le centre ville, "un attentat, c'est qu'on attente", je vous parle même pas des arrêts de bus: qu'est ce qu'on attente!) http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2019/07/perpignan-le-depute-lrem-romain-grau-voit-des-gilets-jaunes-partout-un-probleme-de-persistance-retinienne-par-nicolas-caudeville.htmou son étrange relation avec les gitans, que ce soit pour les envoyer à 200 sur la préfecture ou leur expliquer dans des restaurants chinois, comment bien voter pour luihttp://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2020/02/perpignan-romain-grau-le-corona-virus-explique-aux-gitans-dans-un-resto-chinois.html. Bien-surs, il y avait aussi Romain Grau l'écolo,qui savait recycler aussi bien, les socialistes comme Jacques Cresta, les époux de présidente de conseil départemental Vincent Malherbe, des anciens du FN comme Clotilde Font http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2019/11/perpignan-2020-de-la-tracabilite-des-candidats-le-cas-clotilde-font-du-soutien-ps-jacques-cresta-au-lrem-romain-grau-en-passant-par?fbclid=IwAR20mk6WXiop1HJX2vc18QoJjlD3psdjMBXWCioXT0L7K8ZA4L28NmgVDBg et plus si affinités...Je sais aussi, que les traiteurs en difficultés post Covid 19, vont regretter son départ https://www.lindependant.fr/2020/01/31/municipales-2020-a-perpignan-1-700-fans-acclament-le-show-de-romain-grau,8701145.php : dans ce cas il était le digne successeur de Coluche!

Bref, durant ses municipales, Il a loupé ses électeurs mais nous, il ne va pas nous manquer!

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 14:31

 

A défaut d’avoir pu faire un duplex, à cause de la fragilité de la connexion numérique de la rate des champs que me voilà devenue, voici mon témoignage sur ce retour au collège, post confinement
 
En amont : le dilemme.
 
Perpignanaise, j’enseigne depuis quinze ans dans un collège rural isolé de Provence, et y participe à des luttes sociales et écologiques, notamment pour un service public de qualité sur l’ensemble du territoire. Alors qu’avec d’autres enseignant.es et des gilets jaunes nous organisions la lutte contre la réforme des retraites sur le territoire de la sous préfecture la plus proche, la pandémie nous a d’abord sidéré.es. Puis confiné.es. Notre colère sociale bouillait toujours, sans trouver un moyen efficace de s’exprimer (dans cette société post moderne, les élans du cœur sont souvent récupérés, et les applaudissements de 20h sont devenus sponsorisés à la télé). Comme beaucoup, mon angoisse et ma rage était cristallisées par le rythme des annonces contradictoires, comme si j’étais hypnotisée par un balancement de pendule. Dix huit annonces contredites de notre ministre/communicant, selon Libération i .Puis, une date. Un compte à rebours. Une réouverture, à finalement préparer, contre l’avis du conseil scientifique, mais avec l’aval des pédiatres. Et ces questions: devons-nous mettre en œuvre la « garderie du MEDEF »,pour permettre aux parents de reprendre le travail , avec une école « sur la base du volontariat » des familles ? Ne rendrions nous pas plus service aux travailleur.ses en leur permettant de faire valoir la garde de leurs enfants pour rester à l’abri du virus, si les établissements restaient fermés ? N’est-ce pas finir de saboter notre école, que d’entériner son caractère facultatif, son hybridation via le numérique (et les suppressions de postes qu’elle permettrait), de faire passer la pédagogie et les contenus au second plan ? Ces préoccupations sont légitimes, compte tenu du profil du ministre (haut fonctionnaire clef sous Sarkozy, directeur de l’ESSEC) et de son directeur de cabinet, membre d’un lobby ultra libéral) ii .
Et pourtant, j’ai décidé de préparer cette réouverture. Pour la préparer au mieux, en tant qu’élue du personnel,en anticipant, avec mes collègues, les difficultés, et décliner le mieux possible ce protocole sanitaire aussi effrayant que loin de la réalité du travail avec des adolescent.es. Et pouvoir alerter en cas de problème, en étant sur le terrain. Et permettre à ces jeunes, qui n’en pouvaient plus de ne plus voir leurs pairs, qui étouffaient dans leur famille (merci à ma fille d’avoir aidé à ma prise de décision, par son mal être visible en fin de confinement) de se retrouver.
 
Le jour J. Bienvenue en dystopie.
 
Enfiler un masque, puis une visière, et suivre les flèches jusqu’à la salle de cours où m’attendent les élèves, longer des sens interdits, sentir à travers le masque, l’odeur du virucide. Des surveillant.es, masqué.es, le long du couloir, des poignées d’élèves qui attendent dans une salle, masqué.es. J’ai eu beau m’y préparer, psychologiquement, j’ai à nouveau l’impression d’être une servante écarlate baillonnée, comme quand je faisais les courses au supermarché du village, avec mon autorisation exceptionnelle de sortie. Et je me sens suffoquer.
 
Les retrouvailles.
 
Je me reprends, et retrouve quelques uns de mes élèves. Sept, sur une classe de vingt-cinq . Dans l’autre, un seul était inscrit, il n’est pas venu. Pas de décrocheur.se présent.e, sauf une, qui assumera très vite être revenue pour chercher ses affaires dans son casier. Là, entre de nouveaux gestes professionnels sanitaires à intégrer et de nouvelles contraintes à surmonter, je tente de donner du sens à cette reprise. Sans échange de papiers, sans passage au tableau (pas de contact objets pour les élèves). Ma matière, le français, me permet sans doute de m’adapter plus facilement à la situation, et de travailler sur l’expression, écrite et orale, de cette drôle d’expérience. Et d’élargir la communication à des gestes, pour exprimer son ressenti. Pour que les gestes ne soient pas des barrières, pour recréer un lien social, avec celles et ceux qui sont là, qui doivent sortir de leur zone de confort pour échanger avec d’autres que leurs copains ou copines habituels.
De nouveaux rituels apparaissent, et la parole circule, plus libre. La réflexion, aussi. Et le plaisir d’apprendre est là.
i

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 17:06

 

En 2017 pendant la campagne des présidentielles nous avions présenté pour "les assises de la pauvreté" que nous organisions le documentaire de Bertrand Schmit :" un aller simple pour Perpignan!" https://www.youtube.com/watch… . Le même Bertrand Schmit que nous avons retrouvé durant la campagne municipale à Perpignan sur laquelle, il réalisait un documentaire .
Il commence sa carrière en tant que chef monteur puis premier assistant réalisateur sur des fictions pour la télévision et pour le cinéma. 10 ans après, il réalise son premier documentaire « Archaos , cirque de caractère » pour Arte, qui est sélectionné au festival Input Télévision au Canada en 1989. Il tourne ensuite plusieurs documentaires pour France télévision dont « Villa Médicis, une année particulière », « Pas de vacances pour l’orchestre » ou encore « Tankers en plein ciel ». Son film "Un aller simple pour Perpignan" n'a pas été assez vu, notamment par les perpignanais eux-mêmes et par les candidats . Désormais confinés, ils peuvent prendre le temps de le voir, puisque suite à notre demande Bertrand Schmit le laisse en libre accès sur you tube et sur l'archipel contre attaque! https://data.bnf.fr/…/…/bertrand_schmit/

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 19:56


 

9 / L'innovation contre l'invention

Non contents d’accuser la science occidentale d’avoir été dénaturée par les Lumières, les agents du postmodernisme l’accusent également d’être colonialiste, raciste et sexiste. Intrinsèquement mauvaise, elle est tenue pour responsable de l’ordre social actuel, de ses divisions comme de ses modes de domination.

Après avoir conditionné les post-citoyens à considérer la culture comme un luxe inutile, les agents du postmodernisme veulent maintenant leur imposer de vivre dans un monde où l’expérimentation et la raison n’auront plus cours ; un monde où les conquêtes de la science seront ravalées au rang du récit et du mythe.

Voici une position qui doit réjouir les détenteurs du pouvoir : pouvoir dont ils pourront se réserver l’usage, la maîtrise et le monopole. Ils peuvent être reconnaissants à leurs agents très spéciaux lorsque ceux-ci proclament que « la science est un système qui, en lui-même, légitime l’autorité des chefs, et que tout défi à cette autorité doit se comprendre comme un défi à la rationalité ».

Ainsi est retournée la position critique qui autrefois associait l’éducation et l’émancipation. Un tel renversement n’est pas sans rappeler le penchant commun de toutes les religions à prêcher l’ignorance comme unique « salvation » des populations indisciplinées : l’encadrement psychique des contre-révolutions… Avec de tels axiomes, si subtilement formatés, le postmodernisme pourra parfaitement faire entrer Dieu dans l’ordre du connaissable.

Au terme d’une telle campagne, la société du chaos se précise chaque jour davantage : c’est un monde où l’hypertechnologie peut cohabiter sans conflit durable avec l’intégrisme et l’obscurantisme.

Dans le monde sans valeurs de l’hypercapitalisme, sinon celles de la domination et de l’enrichissement personnel, la recherche n’a pas échappé aux conséquences d’une conception aussi cynique du destin de l’humanité.

Elle est dorénavant réduite à la seule innovation et s’affiche l’ennemie de tous les rêves et désirs qui mènent à l’invention.

Ce qui peut encore être découvert de manière toujours partiale et partielle sera subordonné aux seuls critères de l’innovation, tels que les ont définis les « élites de la spéculation ».

Pourquoi des spéculateurs qui peuvent s’enrichir en quelques nanosecondes sur les marchés boursiers du monde entier, s’engageraient-ils à financer une recherche et des chercheurs dont les résultats sont incertains et où le hasard a parfois le dernier mot ? Ils les préfèrent à leur service pour concevoir les algorithmes boursiers les plus innovants, et non au service d’une science utile au bien commun.

Il en va de même des experts que l’hypercapitalisme a détachés au contrôle de la recherche. Ils récuseront les déclarations de principe des chercheurs qui soutiennent que le but de la recherche est dans la recherche elle-même. Et que la découverte est souvent la conséquence inattendue d’une expérience qui semblait voué à l’échec avant qu’une bifurcation soudaine ouvre sur de nouveaux horizons.

L’innovation est une nouveauté à qui l’on demande de reproduire avec d’infimes variations un univers déjà connu.

Pour être rentable, l’innovation ne doit perturber ni le spéculateur, ni le consommateur ; elle doit s’inscrire dans un espace où toute incertitude a fait place au familier, au connu, à la mise à jour, à l’éternelle faculté d’obsolescence.

Toute mise à jour innovante n’existe que par son effet d’annonce. Chaque jour, l’innovation révolutionne un monde qui demeure inchangé : le flux constant de l’innovation le conserve identique à lui-même, tout en affirmant médiatiquement le contraire, tout en le dégradant.

Les post-citoyens ne sauront jamais que toute innovation n’est au final que la copie d’une copie, dont la dégradation technique et humaine contient juste ce qu’il faut de différence pour qu’il leur soit impossible de remarquer tout ce qu’ils ont perdu d’essentiel, à chaque nouvelle mise à jour.

Le monde de l’hypercapitalisme n’admet de changements que ceux qui sont utiles au maintien de son apparence et de sa domination. Il sera donc hostile à toute transformation soudaine et non-programmée qui viendrait mettre en danger les lois qui lui donnent sa légitimité, celles du Marché. Ce sont ces lois qui déterminent ce qu’il faut chercher, ce qu’il est bon d’avoir découvert, quel type d’innovation sera immédiatement rentable.

C’est ainsi que fonctionne le modèle économique de l’informatique, des médias, des médicaments et plus généralement de toute la production marchande. La réduction de l’espérance de vie de toutes les marchandises produites est la première victoire de l’hypercapitalisme. Il n’en restera pas là. Pour répondre aux exigences du Marché, à la manière d’un « cheval de Troie », l’obsolescence programmée sera appliquée aux services publics et à l’ensemble des prolétaires inemployables.

Comme la démocratie, la science expérimentale a fait son temps sur terre.

En des temps plus instruits, l’art et la recherche devaient leur survie, puis une partie de leur développement, à leur indépendance et coexistaient difficilement avec l’autorité.

Lorsqu’un dirigeant chinois s’engage à financer massivement l’intelligence artificielle, il ne se comporte pas autrement qu’un dirigeant des GAFA. Tous deux pensent que l’immortalité leur est due et, qu’à ce titre, elle justifie l’accroissement des budgets d’une recherche si innovante. Tous deux savent que le monde, qu’ils détruisent inexorablement et qu’ils ne pourront jamais sauver, n’est plus vivable. Mais ils espèrent encore pouvoir y échapper, grâce à leurs ingénieurs.

Cette misérable fiction d’une évasion possible se remarque dans le bien étrange renouveau d’une conquête spatiale devenue extérieure à toute démarche strictement scientifique : elle n’est plus pensée pour élargir l’univers connu à tous êtres humains, mais pour permettre à quelques privilégiés de s’enfuir.

« Après moi le déluge ! » La célèbre formule, qui unit le sort du dirigeant chinois à celui des GAFA, résume assez bien leur commune conception du futur. Elle témoigne surtout du vide saisissant de leur pensée, et de leur incapacité à répondre stratégiquement aux contradictions et aux défis de la nouvelle époque.

L’innovation parle la langue de l’hypercapitalisme, et l’hypercapitalisme veut contrôler le futur, pas l’inventer.

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 22:25
Hors des sentiers battus (une série de découvertes pour confinés, pour visiter avec Jean autre chose que la Sagrada Familia ou la Tour Eiffel...): après la Biblioteca Malatestiana de Cesena, le parking du bunker d'Hitler à Berlin et le lavoir d'Afurada, à Porto, voici Rome et la Domus Aurea (la maison «crazy» de Néron)...

Personne ne la reverra jamais dans le luxe inouï qui était le sien du vivant de Néron. Sa maison fut appelée Domus Aurea, car les plafonds de la grande coupole étaient incrustés d’or. Quelle outrance au cœur de Rome… ! Un immense lac, une forêt, une ferme agricole, une tour surmontée d’un restaurant giratoire hydraulique ! Des centaines de chambres (300), un raffinement incroyable et une superbe histoire à l’origine du mot « grotesque »…
Difficile à visiter, mais pas impossible !
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